L’enquête en cours

Piégée dans son couple 

 

 

L’enquête est désormais terminée, un grand merci pour vos témoignages !

Le livre sortira le 9 mars 2016, chez Les Liens qui Libèrent. L’enquête est terminée, mais si vous souhaitez réagir à ce qui est dit dans le livre, n’hésitez pas, il est toujours possible de poster un commentaire, et j’essaierai de répondre de temps en temps.

199 Témoignages

  1. Lou
    22 mai 2014 - 09:22

    On ne peut pas dire que ce soit l’enfer. Il n’y a pas de violences dans mon couple, meme pas verbalesni psychologiques, mais un vide affreux qui s’est installé peu à peu. Les enfants sont grands et nous devrions divorcer. Mais je n’ai pas le courage, il faudrrait tout caaser, tout recommencer, cela me fait peur. Et les logements sont trop chers dans un ville comme Lyon. Alors je me replie sur moi et j’attends que la vie s’écoule, mais iln’y a plus rien, ce n’est plus une vie

  2. 22 mai 2014 - 09:50

    Oui, Lou, vous mettez le doigt sur le problème, ces sortes de prisons invisibles que nous construisons nous-mêmes par la force des habitudes. Quand ce n’est plus une vie et qu’il n’y a plus que le vide, qu’est-ce qui empêche malgré tout de s’enfuir? Pourquoi avoir peur de “tout casser” puisque ce n’est plus une vie?

  3. 22 mai 2014 - 09:59

    Cette nouvelle enquête s’inscrit dans le projet “Raconter la vie” dont voici le lien :

    http://raconterlavie.fr/recits/le-meme-toit/#.U3233HmKCUl

    Parmi les textes passionnants qui commencent à être publiés sur ce site, il y a celui d’Isabelle Duvernoy, “Le même toit”, qui illustre parfaitement ce piège conjugal quand il se referme sur soi. Voici ce texte :

    A tous points de vue, je suis issue d’un milieu privilégié. J’ai vécu dans une famille chaleureuse et aimante. Faire des études supérieures était une évidence dans mon environnement, l’inverse n’étant même pas envisageable. J’ai donc fait des études de droit, j’ai trouvé un emploi dans une grosse entreprise, j’ai trouvé un mari, j’ai fait deux enfants. Mon avenir semblait tracé.
    Nous vivions dans Paris, dans un petit appartement où nous baignions les enfants dans une bassine, où nous avions arrangé de faux plafonds pour ranger les affaires d’hiver quand c’était l’été, où les chaussures moisissaient quand elles n’étaient pas portées 15 jours tellement l’appartement était humide. Nous avions fait une demande de logement social que nous réactualisions chaque année.
    Une année, à la kermesse de l’école, le maire était présent. A la question de savoir ce qui n’allait pas à l’école, le père de mes enfants répondit sans trembler : à l’école tout va bien, ce qui cloche c’est notre appartement, petit et tellement humide avec un enfant asthmatique.
    Six mois après, nous devenions locataires d’un appartement neuf, sain, grand et dans Paris. La vie a ainsi poursuivi son cours jusqu’au moment où le couple a pris des chemins différents. Soit la famille se ressoude, soit la famille se dissout.
    Je n’eus d’autre choix que de dissoudre la famille.
    Après le choc passé de la rupture annoncée, il fallut en examiner les conséquences pécuniaires. Je n’avais plus que pour lecture les seules annonces de « seloger.com » : charmant 3 pièces de 43m² : 1500 euros. Agréable 3 pièces de 41m², charme des pièces en enfilade : 1600 euros.
    Je n’avais pas mesuré cette crise du logement à Paris. Je le pressentais mais j’ai réellement pris la mesure des choses en allant aux visites. Pour le 3 pièces en enfilade, 45 personnes avec des dossiers en béton attendant à l’heure du rendez-vous.
    Je décidais alors de faire autrement. Aller dans une agence, donner mes bulletins de salaire, dire ce que je cherchais. Nous étions d’accord avec le père de mes enfants sur le principe d’une garde alternée. J’avais préparé un dossier avec tous les éléments demandés et la caution de mon père. Universitaire à la retraite il était pour moi une caution vers la liberté. C’était mal connaître la réalité du marché. C’était nier le côté comptable des agents immobiliers.
    Je franchis alors le seuil d’une agence immobilière. Je revois encore la tête de ce type avec sa chemise grise légèrement scintillante et sa gourmette au poignet.
    J’entends encore le mépris de son propos. « Mais Madame, avec votre salaire, il faut aller à une heure de Paris, vous ne trouverez rien dans Paris intra-muros ».
    J’eus seulement envie de lui dire que s’il avait un peu de lettres, il aurait compris que Paris, c’était forcément intra-muros.
    Tenace, je continuais mes visites. Avec la caution de mon père, usant même de subterfuges pour que ce soit lui qui loue l’appartement puisque sa pension de vieillesse était plus importante que mon salaire “Mis sachez Madame que l’on ne loue pas aux plus de 65 ans.” J’ai appris un nouveau vocabulaire. On me parlait de « première couronne » où je n’avais pas les moyens de me loger.
    J’ai visité environ une cinquantaine d’appartements. J’ai déposé quatre dossiers. Je n’ai été retenue pour aucun. J’épargnerai à mon mari la même recherche. Il avait un salaire inférieur au mien, c’était lui épargner ces remarques acerbes sur notre niveau de rémunération.
    La vie s’organisa à l’appartement. Il prit la salle de séjour puisque, travailleur indépendant il passait la majeure partie de son temps à son domicile. Ma chambre devint mon studio. Nos enfants conservaient leur chambre, à l’identique. Nos enfants continueraient d’aller à la même école, voir les mêmes copains, avoir leurs parents le soir au dîner.
    Il fallut partager une salle de bains. Il fallut s’organiser lorsque je voulais sortir.
    Ce n’était pas pareil que de faire appel à un baby-sitter. Il fallut organiser les repas. On ne dîne pas avec quelqu’un que l’on a quitté et que l’on ne supporte plus. Alors, je restais de plus en plus tard au travail. Des dossiers à traiter, on en a toujours.
    Il y eut le regard des autres. « La liberté a un prix » comme un leitmotiv ! Facile de conseiller à son amie de prendre un studio avec deux ados ! Les plus extrémistes me conseilleront de mettre à la rue le père des enfants. Je pris contact avec un avocat. Pas de solution.
    La crise est arrivée, le père des enfants perdit son travail. Après une activité non salariée, il avait repris un emploi salarié. Aujourd’hui, après deux ans sans emploi, il n’a plus de ressource. La situation est toujours la même. Les années passent, les enfants ont grandi, l’un est parti faire ses études ailleurs. Je paie les factures qui s’amoncellent. Je ne peux inviter personne chez moi. J’ai aimé un homme qui n’a jamais compris la situation et m’ a quittée.
    On m’accuse d’être passive. Qui prendrait la responsabilité de mettre à la rue le père de ses enfants ? On me dit « s’il avait faim, il ne vivrait pas à tes crochets ». Je lui en veux, c’est vrai. On flingue nos vies, nos enfants ne connaissent pas un foyer chaleureux. Normalement, quand on rentre du boulot, on est content de rentrer chez soi.
    J’ai un boulot à responsabilités, je gagne plus que correctement ma vie. J’ai mis ma vie entre parenthèses. Je ne peux pas nous loger, mes enfants et moi, dans Paris.
    Je n’envisageais pas ma vie ainsi.

  4. sandysanssoucis
    22 juin 2014 - 11:58

    Bonjour,
    Il se peut que je jette un froid avec mon témoignage…mais s’il peut aider!
    J’ai vécu une enfance particulière, mes parents étaient des immigrés en Suisse, ma mère tombée enceinte, m’a accouchée en Italie, notre pays…mais elle n’a pu m’emmener avec elle, et m’a donc laissée “alla nonna” (sa mère)…et cela jusqu’à mes trois ans…cette grand-mère a fait office d’une mère aimante. Puis mes parents sont venus me chercher pour m’emmener dans cette Suisse qui devint alors ma seconde patrie…mais mes rapports avec ma mère n’étaient pas au beau fixe, pour moi c’était une étrangère…ma “nonna” me manquait! Devenue adolescente, j’aurais fait n’importe quoi pour m’éloigner de cette mère possessive et qui ne me comprenait pas. J’ai donc voulu retourner en Italie…et là j’ai rencontré mon futur mari. Lui, immigré, venu de sa Tunisie, il vivait à Milan. Je me suis attachée à cette homme d’une manière vénale…il m’apportait ce que ma mère ne m’avait jamais donné: de l’amour! Nous avons traversé ensemble, 16 années de vie commune, 3 beaux garçons. 16 années tumultueuses, des hauts et des bas (beaucoup de bas)…mais comme j’étais sous son emprise, je ne voyais rien, mes amis me le disaient, mais je ne les croyais pas. L’amour rend aveugle, je confirme… Puis, la situation a dégénéré…d’une première gifle aux premiers coups…les insultes plus dures les unes des autres, les étranglements…malgré mes mains-courantes et mes plaintes, je n’arrivais pas à m’en aller…mes enfants, mes enfants valaient plus que toutes les douleurs qu’il m’infligeait.
    Puis, j’ai voulu partir…mais il a réussi à mettre mes enfants contre moi (les deux plus grands)…je ne savais plus quoi faire.
    Accepter les coups et voir grandir mes enfants ou tout perdre et partir?…J’ai préféré rester, mais ses derniers coups ont été si terribles, qu’il m’a laissé pour morte et est parti…à mon réveil à l’hôpital, j’ai pris la décision de m’en aller. Malheureusement, à ma sortie d’hôpital, mes deux enfants plus grands ne me parlaient plus…à leur tour, ils étaient sous l’emprise de leur père.
    Le jour de mes 40 ans, pour mon cadeau d’anniversaire, leur père est allé les chercher à la sortie du collège et…je ne les ai plus revu! La perte de mes enfants fut et est toujours un véritable enfer! Le petit dernier qui est avec moi en souffre aussi…Comment peut on en arriver là! Depuis ce jour fatidique, ma vie et celle de mon fils ont été vécues comme juste une survie…
    La douleur des coups a disparu, mais pas les images…la douleur des insultes s’est atténuée, mais est toujours présente…la perte de mes enfants est toujours là!
    La justice n’a pas fait correctement son travail…la justice n’est pas prête pour les cas particuliers…et la justice ne peut rien faire contre la souffrance…rien!!!
    Et je ne peux tout écrire…car ça fait mal…encore trop mal!
    Merci de m’avoir lue!
    Amicalement

  5. 29 juin 2014 - 10:28

    Merci pour ce témoignage très fort, Sandysanssoucis, j’imagine qu’il doit vous coûter beaucoup, remuer des couteaux dans des plaies encore entrouvertes. Vous expliquez très bien ce qui vous est arrivé, ce besoin d’amour très fort après cette mère moins mère que la nonna, besoin d’amour si fort qu’il crée l’attachement aveugle. Vous expliquez très bien aussi le lent crescendo des violences psychiques et physiques, qui rend la décision de partir difficile à prendre, car les changements sont très progressifs et la vie continue son cours, avec le poids de ce qui a été installé, et le désir de tout sacrifier pourvu que la relation aux enfants soit protégée.
    Puis la seconde partie (les coups très violents menant à une hospitalisation, la manipulation des enfants, la justice qui ne fait pas son travail), qui par son intensité dramatique sort un peu du contexte de cette enquête. Mes questions seraient donc plutôt sur la première partie, quand les choses ont commencé à se dégrader. Vous refusiez totalement de voir cette haine contre vous ou bien dans vos pensées il y avait malgré tout un scénario alternatif, surtout dans les pics de crise ? Au nom des enfants, vous étiez prête à vous sacrifier. Mais n’y avait-il pas aussi des raisons plus ordinaires qui vous faisaient redouter de briser ce cadre de vie qui avait été installé ? Aviez-vous les moyens d’une autonomie financière en cas de rupture ? Qu’est-ce qui a pesé le plus : la difficulté d’accepter qu’un amour se mourait ? Le sacrifice pour les enfants ? La peur de l’inconnu en cas de rupture ?

  6. Gabrielle
    8 septembre 2014 - 22:57

    J’ai connu la co-dépendance avec un conjoint alcoolique. C’est un piège dans lequel on s’enferme à deux et qui détruit le couple et la famille. Il y a le déni de celui qui boit, le harcèlement qui s’installe insidieusement sur des bases déjà instables. Énergique et joyeuse, j’ai pris très vite sur moi de palier aux dysfonctionnements de l’autre.
    Il me semble que la proposition n’est pas ici de parler de l’alcool mais de pourquoi, peu à peu, on accepte l’impossible : pour beaucoup de raisons, où se mêlent fragilité personnelle, amour et peu à peu soumission aux délires qui s’installent et deviennent la norme. Le quotidien devient plus lourd, la vie de famille pesante, on perd sa légèreté et l’on s’enfonce doucement dans les reproches et la tristesse. C’est cette progressivité qui empêche d’y voir clair, de prendre les bonnes décisions et d’affronter l’avenir. Démolie peu à peu par les sarcasmes et la douleur de voir l’autre s’abimer chaque jour davantage, on manque de ressort pour tirer les seules conclusions qui s’imposent : se mettre à l’abri, protéger ses enfants. Je généralise à dessein car, grâce au soutien d’associations, j’ai compris les mécanismes de la co-dépendance, communs à tous. La culpabilité de ne pas pouvoir aider l’autre est un ressort puissant de ce piège conjugal, de même que le manque d’estime de de soi, qui rend plus important le soin à l’autre plutôt qu’à soi-même. Par chance pour moi, face à une situation de couple de plus en plus dramatique, j’ai réussi dans un sursaut de désespoir à ordonner à mon conjoint de partir, ce qu’il a fait, tant bien que mal, me laissant abasourdie et abandonnée. Le piège a duré plusieurs années, il m’en a fallu beaucoup pour m’en remettre. Aujourd’hui, je vais bien, je suis aimée et entourée, il s’est de son coté sorti de l’alcool et semble serein. On a souvent la clé de la cage, il faut ouvrir la porte, le monde est grand au dehors…

  7. 9 septembre 2014 - 15:49

    Gabrielle, merci pour ce témoignage qui nous fait très bien comprendre, de l’intérieur. Vos mots sont très justes. Comment peuvent s’installer ces “délires qui deviennent la norme”? Aviez-vous une petite voix dans la tête qui vous disait qu’une autre vie était possible? Et pourquoi son départ vous a-t-elle laissée abasourdie? Il y avait tellement de vous dans ce couple que vous ne parveniez plus à vous reconstruire autrement?

  8. Elise
    20 septembre 2014 - 12:31

    bonjour, je viens de lire votre appel à témoin dans psychologies magazine, et zou, je viens ici poser ma colère. De suite, les témoignages précédent me calme, je ne suis donc pas seule !

    oui, j’étais en colère car le piège peut être psychologique, de l’ordre de la confiance en soi.
    Pour ma part ma mère m’a toujours dénigrée, et mes parents vivaient déjà de cette façon, en faisant chambre séparée, 50 ans de mariage sans amour ! j’ai reproduit tout simplement, et je n’ai pas la confiance suffisante en moi pour faire exploser cet unique modèle que j’ai du couple.
    Pire même : vivre une relation amoureuse épanouie serait mon rêve mais me fait terriblement peur : et si j’étais quittée par la personne que j’aime ? double abandon, de ma mère, de mon amour…
    Au moins, je sais aujourd’hui à quoi m’en tenir, quitte à en être malheureuse.
    Et les personnes, autour qui jugent, “mais vous êtes malheureux ensemble, pourquoi tu restes ?” et pourquoi lui reste aussi ? Je suis en colère contre lui alors qu’il reste pour les mêmes raisons, finalement, nous nous sommes bien trouvés !
    Du coup, j’étais en colère car cette situation est finalement de notre faute, et nous allons donner à nos enfants ( 2 au compteur, j’ai laissé tomber l’idée de faire un 3ème) le même exemple…

    Et puis, je me suis calmée en lisant en diagonale les témoignages précédents ( diagonale, car j’ai suffisamment mal, pas besoin de me charger de la souffrance des autres, le fait de ne pas me savoir seule ainsi me soulage et me fait frémir à la fois !), moi aussi je suis confrontée à ces problèmes économiques, et ça c’est pas dans la tête mais bien réel, et ce n’est pas une excuse contrairement à ce que beaucoup veulent nous faire croire !
    souvent ceux là même d’ailleurs, qui s’accrochent à leur petite vie bien rangée à l’abris de ce genre de soucis financiers !!
    Ma fille a 15 mois, et j’ai des frais de garde important avec mes deux enfants, tant qu’elle ne sera pas à l’école, ces frais seront trop importants malgré les aides ( je travaille dans un grand organisme français qui aide justement les familles avec des aides… le comble du cordonnier mal chaussé !).
    J’ai envie de partir mais il me faut choisir entre me loger ou payer de quoi garder mes enfants pour aller travailler, c’est le chat qui se mord la queue…

    je me suis donné 2 ans, jusqu’à l’entrée à l’école de ma fille pour faire changer la situation.

    depuis le début de mon histoire de couple je n’ai eu de cesse de vouloir l’arrêter, mais j’ai été trop peureuse : et si je restais seule ? que personne ne m’aimerais jamais ? que je n’avais jamais d’enfants ?
    Bref, je suis restée par dépit, et, au lieu de m’épanouir auprès de cet individu dont j’ai toujours détesté qui il était et la façon dont il me traite ( il y a eu violence, maintenant je fait un peu mieux semblant de…), j’ai appliqué inconsciemment que mon père me disait toujours : j’ai fait mes devoirs avant d’aller jouer… ce père qui est parti, de ça 4 ans maintenant, la seule personne au monde qui m’a aimée et montré cette affection dont j’ai tant besoin.
    J’ai donc fait tout pour réaliser mon rêve : faire mes études, avoir un travail dans un grand organisme ! chose faite, une mutation viens de me rapprocher de ma famille il y a 1 an, et je m’épanoui dans mon travail ! A tel point que je suis heureuse le lundi (toujours au soleil pour moi comme pour Claude François !), et triste quand vient le vendredi ( là où j’aime faire des heures sup quand tout le monde part !)
    C’est la clef qui me permettra d’avoir les reins assez solides un jour peut être !

    Le deuil de mon père, que je n’avais pas réellement fait avec la distance( car j’abitais loin de ma région au moment de son décès) est en train de se finir doucement, et j’ai réalisé d’un seul coup que ma mère très vieillissante allait nous laisser dans quelques temps… ( quelques années ? on ne sais jamais), et qu’elle nous laisserait de quoi nous mettre à l’abris mes frères et soeurs et moi ! et moi et mes enfants !

    Alors j’ai compris que ma vie allait changer, que le passé allait rester là où il est, les choses allaient changer comme si tout était écrit dans comme dans un livre… malgré moi ! et finalement que j’allais un jour ( dans 10 ans maximum) sauter le pas sans me raccrocher à des limites réelles ou imaginaires que je me suis fixée, confiance en moi ou pas confiance en moi j’aurais ce jour là l’occasion de sauter le pas, je n’aurais plus l’excuse de ces problèmes financiers, oserais-je être moi cette fois ? pour mes enfants aussi ? pour ne pas que eux aussi reproduisent cette histoire familiale ?

    alors je me suis dit : “et pourquoi attendre la mort de maman ? fixons nous comme échéance les 3 ans de ma petite, voyons si j’aurais le cran ?”.
    Petit à petit je grandis.

    et puis, il y a ce collègue qui m’a regardé différemment, rien de bien méchant, mais je me suis dis, peut être qu’un jour j’oserais être aimée et aimer et tant pis si ça fait mal, car je saurais que j’arriverais à m’en sortir dans le pire des cas !

    et puis il y a tous ces phénomènes de synchronicités qui s’enchainent, si étranges, que j’en suis arrivée à dévorer Jung ( il faut quand même le faire !), et puis il y a 20 minutes, j’ai ouvert mon magazine et j’ai lu cette page que je ne lis jamais, et il y a maintenant, où je vous écris, juste pour vous dire merci d’avoir pu m’aider à dire ce que je vivais, ce soir je dormirais encore accrochée au bord du lit, mais je sais que je ne suis plus tout à fait seule, et que ça ne sera pas pour toujours…

    et puis il y aura demain, et encore après demain … nous verrons bien !

    et puis, de toute façon, je compte lui laisser le lit, je voudrais en prendre un tout petit, car si un jour j’aime quelqu’un enfin, je voudrais dormir, tout contre lui…

  9. 22 septembre 2014 - 15:59

    Elise, votre histoire est bouleversante, et le scénario qui se précise dans vos pensées montre que vous êtes sur la bonne voie. Vous êtes en train d’écrire (en rêve et en projet pour le moment) une autre histoire de votre vie

    Je prépare un petit livre qui s’appuiera sur quelques témoignages, aussi forts que le vôtre. Accepteriez-vous de me raconter votre vie plus en détail (nous pourrions le faire au travers de ce blog, ou par e-mail, comme vous préférez) ? Merci d’avance de vôtre réponse.

  10. Elise
    22 septembre 2014 - 20:16

    bonsoir,
    merci de votre écoute.
    En fait, jeter ces mots m’ont fait un bien fou.
    J’en ai pleuré une matinée entière ( seule, heureusement !)
    Il ne me serait pas arrivé aujourd’hui une autre coïncidence troublante ( et bouleversante cette fois) j’aurais refusé votre proposition, mais je crois que je vais l’accepter, c’est un signe et tout arrive au bon moment.
    Par contre, par pudeur, et parce que c’est dur, je préférerais le faire en privé.
    Je ne sais pas où vous déposer mon adresse mail, je souhaite que mon témoignage reste aussi anonyme que possible, j’y ai déjà dévoilé beaucoup de moi.

    bonne soirée.

  11. 23 septembre 2014 - 07:25

    Elise, je comprends tout à fait bien sûr, ce ne sont pas des choses faciles à dire !!
    Pour m’envoyer un mail privé, il suffit de cliquer ci-dessous, sur “Participer à l’enquête par e-mail” ou de m’envoyer un mail à
    j-c.kaufmann@wanadoo.fr
    Vous avez beaucoup de courage et de justesse d’analyse ; votre attitude est un exemple

  12. Nouvelle vie
    25 septembre 2014 - 16:57

    Agrippés au bord du lit … ces quelques mots puis la lecture de votre article m’ont bouleversée, émue aux larmes tout d’abord puis ébranlée. En effet, la personne qui est agrippée au bord du lit ce n’est pas moi mais mon mari. Depuis très longtemps, pour ne pas dire toujours, mon mari ne me défend pas, ne gère rien à la maison et surtout depuis près de deux ans, ne me fait plus l’amour. J’ai pensé pendant de nombreuses années, à tort, que les choses allaient changer, et que nous allions réussir à trouver l’harmonie dans notre couple : mais non. J’ai remarqué que si je ne venais pas vers lui, nous ne ne faisions pas l’amour, j’ai arrêté de venir vers lui et il n’a eu aucune réaction pendant 6 semaines (et encore j’ai craqué au bout de cette période).Puis, j’ai remarqué que si je ne venais pas lui parler, on ne parlait pas, enfin j’ai noté que si je ne proposais rien nous restions à la maison sans rien faire, sans parler, sans faire l’amour, sans sortir. En fait je ne voulais pas voir que nous n’étions déjà plus en couple. Alors je lui parlais sans cesse, lui proposais des solutions qu’il acceptait, il promettait mais ne faisait rien. Vos mots : “l’indifférence”, “le couple qui se vide de sa substance”, “plus rien ne les relie”, ont résonné en moi tel un poignard. Je me suis accrochée à la situation pourtant elle était invivable. Et un jour, j’ai accepté de voir : cette indifférence, que je nomme mépris désormais, est insupportable et il faut envisager une séparation. Fin août 2014 je lui ai signifié notre rupture et j’ai fait chambre à part. Je ne vous cache pas que j’espérais encore un miracle, un sursaut, ce n’était pas tant une séparation, qu’une énième tentative pour le faire réagir. Mais rien, le néant. Pour l’instant nous sommes des ex qui continuent à vivre sous le même toit mais j’ai mis la maison en vente. Je ne veux pas que “la vie continue son cours”, je veux me libérer de cette ” prison invisible, terrifiante d’ennui et de tristesse”. Je reprends vos mots car ils expriment tellement ce que j’ai vécu mais aujourd’hui j’ai le courage de “fuir l’enfer et de rêver à une autre vie”. Je le dis haut et fort, j’ai le droit d’être aimée, d’être respectée et d’être heureuse. Merci encore pour votre article car même si la décision était prise votre article m’a fait froid dans le dos et m’a aidée à savoir que je ne souhaitais plus vivre ainsi et que je ne reviendrai pas en arrière. Merci encore.

  13. Cathy
    25 septembre 2014 - 18:35

    Bonjour, J’ai 44 ans et une fille merveilleuse de 11 ans. J’ai un boulot, pas de problème d’argent, des amis, des passions, des envies, des désirs mais je suis moi aussi une femme agrippée chaque soir au bord du lit.
    Quand j’ai rencontré mon ami (nous ne sommes pas mariés) il y a 15 ans, j’ai été conquise par la passion qu’il me témoignait. Ce fut une belle histoire pendant 4 ans jusqu’à ce que je sois enceinte de ma fille. La relation s’est petit à petit éteinte. Pourquoi ? Ma conviction est qu’une fois enceinte, il était certain que je resterai avec lui. Et petit à petit, nous sommes devenus colocataires tout en nous occupant de notre fille. Cette vie est devenue terne et sans saveur. Il y a neuf ans, j’ai trompé mon conjoint pendant une année et il l’a su. J’avais envie de partir mais nous sommes restés ensemble. Ce qui a changé depuis cet évènement, ce sont ses colères terribles pour des petits riens. Il ne m’a jamais frappée, sauf le soir où il a appris que je l’avais trompé, mais ses colères me font plus peur que des coups.
    Cette situation est devenue difficile à supporter. Il y a quatre ans, j’ai loué un appartement que je continue de payer mais où je n’habite pas. Oui, cela fait quatre ans que je n’arrive pas à partir. J’ai un peu honte d’écrire cela : telement de femmes ne peuvent pas partir pour des problèmes d’argent. Moi, je ne pars pas et je paye le loyer d’un appartement où je ne vie pas.
    Pourquoi ? Pour ne pas faire de peine à ma fille ? Surement un peu. Je deteste l’idée de faire souffrir ma fille qui va bien et qui est heureuse. Mais je sais au fond de moi que ce n’est pas la vraie raison. Parce que je l’aime ? Non, je ne l’aime pas. Il m’a trompée et me l’a dit sans que cela ne me fasse la moindre peine. Il y a six mois, il m’a demandé de quitter la maison au motif qu’il ne supportait plus de savoir que je payais le loyer d’un appartement que je n’occupais pas. “Tu jettes ton argent pas les fenêtres et dans le monde dans lequel nous vivons c’est insupportable.” Il n’en a jamais reparler et… moi non plus. Je reste dans cette ambiance tendue, inquiéte des week-ends qui approchent, rêvant à la décoration de l’appartement que je loue mais… je ne fais rien. Il n’existe pas de moments d’affection, de tendresse, d’échanges et nous n’avons plus de rapports sexuels depuis longtemps mais je reste. Partir, ce serait ouvrir une porte vers le vide. Et ce vide me fais peur. Une autre vie ? Je ne sais pas ce que je pourrait mettre dedans. Cela peut paraître parfaitement ridicule. D’autant plus, que je suis quelqu’un de très autonome et que pas grand chose ne me fait peur. Je ne suis pas timide, j’aime être avec les autres, partager, voyager, faire des travaux… Mais aller vivre seule avec ma fille (en garde partagée je suppose) me remplis de tristesse. Alors, je m’accroche au bord de mon lit en espèrant que la nuit sera calme.
    Vais-je partir un jour ? Chaque fois que je me pose cette question, viens de mon coeur une réponse différente. Les jours où la réponse est oui, j’ai du ressor et de l’énèrgie. Les jours où la réponse est non, la vie me semble plus triste. Par contre les jours où nos relations sont plus tendues et où la rupture pourrait être envisagée, la panique monte en moi. Les meilleurs moments sont ceux où j’arrive à ne pas me poser cette foutue question.
    Merci de tout coeur de m’avoir lue.

  14. 26 septembre 2014 - 09:11

    Nouvelle vie : tous mes voeux de bonheur dans votre nouvelle vie ! Pensez-vous que votre mari était en souffrance et s’enfermait dans le silence? Ou bien c’est son énergie vitale qui s’étaignait doucement, un peu comme ces personnes très âgées qui finissent même par ne plus voir la télévision qu’elles regardent?

    Cathy, cette peur du vide n’est pas du tout ridicule !! Il ne suffit pas de remplir la vie avec n’importe quoi pour que ça fasse sens. L’important est les jours où vous sentez en vous du ressor et de l’énergie, car c’est de là que peuvent émerger et s’épanouir les désirs et passions qui vous permettront de rebondir et de vous inventer autrement

  15. Nouvelle vie
    26 septembre 2014 - 11:04

    Merci de m’avoir lue et merci pour la réponse : pour ce questionnement. Je pense que la réponse est double, il est en souffrance et se réfugie dans le silence et de ce fait il perd sa sève vitale et n’a plus envie. Je suis triste pour lui, j’ai malgré tout encore des sentiments (peut être illusoire pour lui) mais moi je suis vivante et je sens cette sève en moi. J’ai 36 ans et je n’ai jamais réussi à avoir d’enfant avec lui, j’ai fait plusieurs fausses couches. J’ai donc envie de vivre, c’est paradoxale car je me sens en deuil et en même temps je n’ai jamais été aussi vivante. Merci pour vos voeux, je souhaite qu’il me porte chance ainsi qu’à toutes les personnes qui témoignent sur ce sujet et toutes les personnes en souffrance.

  16. patchinette
    27 septembre 2014 - 08:13

    Bjr,
    Lisant votre article “agrippés au bord du lit”je me suis reconnue vivant une situation similaire faites de tristesse,de rage,de déprime et dont,je n’arrive pas à voir les bénéfices positifs de cette séparation qui s’annonce difficile pour moi.
    J’ai 50ans,3 grands enfants et suis malentendante.
    Il y a 3ans environ,mon mari m’a rendu dépositaire d’un fardeau dont je n’ai su que faire,ni a qui en parlé.
    je suis devenue triste ,ma vie n’a plus été pareil,je le désirais moins,je donnais juste mon corps et je censurais mes sentiments.
    Est-ce que inconsciemment,j’ai voulu faire payer le mal qu’il m’a fait?
    Et petit à petit,nous rejoingnons le bord du lit.
    Il a désinvestit notre couple et a rencontré une personne joyeuse,légére,qui le désire lui.
    je me suis effondrée,je pensais le protéger en me taisant.
    Cela a été trés violent pour moi de l’entendre.
    Assister à la fin de mon couple en vivant une cohabitation “forcée”,ne me rend sereine quant à mes capacités à rebondir.
    Merci d’avance de me lire.
    Bonne journée.

  17. 27 septembre 2014 - 09:10

    Patchinette, il y a trois ans, le fardeau que vous a laissé votre mari, c’est sa trahison amoureuse? Ou bien la trahison amoureuse n’est venue qu’après? Comme beaucoup d’autres témoignages le montrent, le repli sur soi et la tristesse sont une réaction logique mais n’offrent pas une solution à long terme

  18. patchinette
    27 septembre 2014 - 10:48

    merci de m’avoir lu.
    C’est suite à ce fardeau que je suis devenue triste et conséquence logique,il est allé chercher ailleur cette légéreté de vie.
    je sais aussi que je lui suis indifférente,ça doit facilité la rupture,non.
    De mon coté,je suis face à un vide et je n’ai plus trop d’energie à m’en allait pour me reconstruire ,parce que j’ai peur tout simplement de sauter le pas.
    C’est l’idée de la solitude qui me fait accrocher à cette vie bancale et pas saine du tout pour moi.
    je sens aussi que c’est à moi à prendre la vie à bras le corps et à etre positve.

  19. Anonyme
    27 septembre 2014 - 15:26

    Bonjour,

    Votre démarche m’intéresse et les quelques témoignages que j’ai lus m’ont poussée à vous confier le mien même si cet épisode douloureux est derrière moi maintenant. Etre sortie de cette situation destructrice m’a permis d’être aujourd’hui plus forte et de mieux assumer mes choix.
    J’ai divorcé il y a trois ans désormais et ce fut le choix le plus difficile de ma vie tant mon ex époux était amoureux de moi et tant je l’aimais “malgré tout”.
    De l’amour passionnel, nous sommes passés aux meilleurs amis (que nous fûmes avant notre évolution amoureuse” puis aux témoins de notre amour transformé car j’aime encore profondément cette belle personne qu’il est malgré la disparition du sentiment amoureux.
    J’ai vu mon amour s’éteindre peu à peu au fur et à mesure que notre relation s’est installée, malgré nos projets et la naissance de notre fils tant désiré. Notre équilibre “trop” parfait n’a pas survécu au quotidien, au changement de regard sur l’autre et je n’ai plus vu en lui l’homme idéal même si j’avais du mal à l’admettre. C’est lui un soir dans le lit (et là je pense aussi à votre précédente enquête à laquelle j’avais participé) qui a prononcé cette phrase que je ne pourrai jamais oublier: “Est-ce que tu m’aimes encore?” Moi qui croyait cela impossible au début de notre histoire passionnée, je n’ai pas su lui répondre: lui dire non était faux car je l’aimais toujours tant nous étions complices, “siamois” comme on se le disait tellement l’on avait besoin l’un de l’autre, lui répondre oui aurait été lui mentir et je le sais trop sensible et il me savait moi trop entière pour lui laisser croire que ça pouvait revenir “comme avant”. Je ne le désirais plus, je ne l’admirais plus et je ne le comprenais pas car j’étais la même, et je l’avais tant aimé. Lui me dévorait toujours du regard, s’efforçait d’être parfait pour me plaire (encore) mais lui aussi souffrait et je le sentais tant je le connais. Le voir souffrir et sachant que c’était à cause de moi m’était insupportable. Nous avons mis du temps à réaliser que c’était trop tard, on s’est raccrochés comme on a pu à notre couple, à notre histoire, à notre enfant mais se mentir n’était pas la solution. On a décidé da “faire une pause” pour voir, on a même retiré nos alliances symboliquement. Nous ne les avons jamais remises. Ce fut violent, mais au final salvateur.
    Je souhaite de tout cœur à ceux et celles qui doutent, conscientisent trop, de trouver le courage de se séparer avant que les sentiments ne deviennent trop violents et que l’on perde la raison.
    Je suis aujourd’hui heureuse, j’ai des regrets, je m’en veux de l’avoir tant fait souffrir mais je n’ai pas de remords et surtout l’on est amis pour la vie et notre enfant est équilibré car il sait notre respect mutuel et notre “amour” au sens respect et fidélité dans une autre dimension.
    J’aime depuis celui qui est devenu mon mari, je me suis reconstruite et me sens plus forte et sereine; cette séparation m’a aidé à devenir en somme plus “adulte”, plus “forte”, et je suis plus attentive à mon couple aujourd’hui car je sais à quel point il m’est important. J’aime mon mari et je me sens vraiment femme et épanouie donc ce courage de quitter l’autre m’a sauvée.
    Mon ex époux se sent finalement plus libre et l’on peut discuter maintenant du passé avec humour et complicité; nous avons réussi en quelque sorte notre séparation.
    Voilà, la souffrance est derrière nous et l’on a réussi à sortir du “piège” dans lequel on était enfermé.
    Merci de votre lecture.

  20. blaiselelionceau
    28 septembre 2014 - 14:21

    Je viens de lire votre article sur Psychologies magazine et j’ai eu envie de déposer mon expérience ici. Je suis mariée depuis 15 ans, mère de deux enfants. Mon couple était très épanouissant jusqu’à ce que je fasse un virage professionnel à 360 degrés il y a 5 ans (passant d’employée aux Nations Unies à guérisseuse!). Mon mari ne l’a jamais accepté et déteste mon nouveau travail qui est pour moi une vraie passion. J’ai cru au début qu’il fallait que je lui laisse le temps de s’adapter, qu’il finirait par se rendre compte du bienfait de mon activité. Les cinq années sont passées et le bilan est clair: Nous nous sommes complètement perdus en route, nous n’avons plus rien à nous dire, nous nous ignorons mutuellement, le mépris guettant au coin… J’ai décidé cette semaine de partir, de prendre un grand appartement alors que je n’en ai pas vraiment les moyens aujourd’hui, et tout cela avec la conviction intime que si je respecte la vie et les élans qui sont en moi, si je me suis fidèle, la vie ne peut que me soutenir dans mes décisions courageuses. Je me suis rendue compte que si je reste avec lui, par confort financier finalement, c’est aussi parce qu’au fond de moi, j’entends une voix extérieure me dire que je ne mérite pas mieux. En prenant le risque de commencer une nouvelle partie de ma vie sans lui, je m’ouvre à la possibilité de vivre le meilleur de moi même. J’ai confiance en l’avenir malgré les peurs qui m’assaillent de temps en temps.

  21. Jéolianne
    29 septembre 2014 - 14:42

    J’ai lu votre article hier matin pendant ce temps de petit-déjeuner que j’apprécie tant car pris seule, un temps avant le bruit et la fureur de la journée. J’ai eu moi aussi les larmes aux yeux à vous lire. Et je vous ai remercié en silence des questions ouvertes à la fin de votre article. Oui pourquoi continuer? Agrippée au bord du lit ce sont des manifestations physiques que vous associez d’abord au matelas! Pourquoi ces douleurs de hanche, ces douleurs musculaires sur le côté droit uniquement? Mais parce que c’est celui sur lequel vous êtes uniquement capable de dormir.Cela fera bientôt 1 an que mon couple n’en est plus un. Plus de vie intime, plus de projets, plus de connivence amoureuse. Tout juste celle qui nous relie à nos 4 enfants existe-t-elle encore. Avec le recul je me rends compte que nous avons été un couple de parents épanouis à peine un couple d’amoureux. Pendant longtemps j’ai été heureuse surtout quand nous étions plongés dans l’éducation de nos enfants, dont un porteur de handicap. Puis il y a 11 ans j’ai eu cette petite voix qui disait “je veux divorcer” alors pour la faire taire j’ai pris des amants. Un besoin absolu d’être admirée, séduite voire aimée parfois pour me sentir femme, vivante, libre. Pendant un temps avoir cette double vie m’a permis de continuer à faire semblant (ou à faire l’autruche). Un 4ème enfant aussi n’a fait que prolonger l’illusion. Depuis 2 ans bientôt je n’y arrive plus. Un accident du travail du probablement à l’épuisement m’a permis de tout “déballer” à mon mari. J’ai entrepris des démarches auprès d’une avocate, de la banque. J’ai annoncé à ma famille que je souhaitais divorcer après plus de 23 ans de vie commune. Sauf que depuis…rien. L’impression de stagner voire même d’être freinée dans mes projets : mon mari est en congé longue maladie depuis novembre 2013, ma voiture est en panne depuis 3 mois sans que le garagiste en comprenne la cause etc…Mon mari attend assis la plupart du temps dans le canapé qui aurait lui aussi bien besoin d’être changé. J’ai renoncé à dormir dedans alors que je l’ai fait quelques semaines. Je suis partie seule quelques jours en août chez une amie. Un bonheur absolu que de me retrouver. Pourquoi je reste accrochée chaque soir à mon côté de lit alors que je ne supporte pas même son odeur? La peur sans doute même si elle est moindre qu’à une époque. La peur de le faire souffrir (alors que nous nous faisons souffrir depuis longtemps). La peur de me tromper, d’être dans l’illusion d’une vie meilleure ailleurs. La peur des problèmes financiers (qui existent pourtant déjà).La pression de ma mère et son “pourquoi tu n’essaies pas de raccommoder encore une fois?” comme elle même l’a fait avec mon père. Non je ne peux pas est la première idée qui me vient à l’esprit tel un coup de poing. Je ne peux plus faire marche arrière cependant que je n’ai pas fait le deuil de cette vie de famille épanouie que nous pouvions avoir. Alors je continue à tenir. Tenir la maison, tenir mon rôle. Peu à peu j’assiste aux réunions de famille sans lui et ça se passe plutôt bien. Il n’en reste pas moins que de vivre sous le même toit alors qu’à tous on annonce qu’on en a fini reste incompréhensible. La peur d’être heureuse différemment et de mériter ce que j’aurais acquis par ma propre force voilà peut être la plus grande de mes peurs. Je suis au bord de la cage, la porte est ouverte…je suis en train de compter avant de m’envoler.

  22. Macha
    29 septembre 2014 - 14:52

    Bonjour, c’est une amie qui m’a transmis votre article et là, la réalité la vraie vous rattrape vous met au pied du mur, mais toujours en se disant que dois-je faire, je ne veux pas le faire souffrir, alors que je sais qu’il souffre déjà par mon indifférence, ma façon d’agir, mais toujours une excuse pas de travail alors que c’est un faux problème et l’entourage, la famille que vont-ils penser dire, c’est un bon mari que lui reproches tu ? rien seulement plus d’amour, plus d’attirance, plus de partage et plus envie de rien avec lui. Alors je prend la fuite d’une certaine façon je pars quelques jours à droite, à gauche, des sorties avec des amies de façon à être le moins possible à la maison. Et le soir venu au moment de se coucher je m’endors sur le canapé pour être sur qu’il dorme avant moi et après je vais me coucher “au bord du lit”.
    Dans ma tête le cheminement de la séparation se fait tout doucement mais le vraie déclic n’est pas encore là, je me dis que se sera pour 2015 maintenant…Quand je lis les témoignages je me dis que oui j’y arriverai, parce que je ne suis pas quelqu’un qui en général attend que les choses se fassent, c’est la première fois que je met aussi longtemps à prendre une décision je commence à être consciente que c’est sans doute la peur mais de quoi…Merci pour cet article qui m’ouvre un peu plus et yeux et merci à mon Amie aussi qui me connaît bien.

  23. 29 septembre 2014 - 16:29

    Jeolianne, vous n’êtes plus piégée, vous être entre-deux, coincée entre un désir de partir, désormais bien installé, et une impossibilité à le concrétiser. Est-ce que ce n’est pas encore plus inconfortable et fatigant mentalement?

    Oui, Macha, c’est souvent une peur indistincte qui retient, une peur de l’inconnu.

  24. alouette
    30 septembre 2014 - 06:32

    Oui c est tout a fait cela le lit être le plus. Loin possible ne pas. Manger ensemble le soir chacun dans son. Espace surtout pas cote a cote enfin ne plus rien faire ensembles tout énerve et pourtant on reste quelle tristesse c’est tout ce que vous exprimer jean Claude

  25. Jéolianne
    30 septembre 2014 - 11:21

    Et bien c’est assez paradoxal…parce que oui cette impression d’être en “stand by” est fatigante et pour moi et pour l’entourage (les enfants surtout)et en même temps j’y trouve une forme de confort. Je sais que je suis prête à partir et d’avoir eu la force de l’exprimer a été pour moi libérateur. Là où est l’ornière c’est que de savoir que je peux le faire, le dire me satisfait déjà. J’attends un déclic pour me faire passer à l’étape de la mise en oeuvre de ce désir. Déclic qui j’en ai parfaitement conscience à présent ne peut dépendre d’une intervention extérieure (tant espérée néanmoins) mais bien que de moi-même.

  26. Taika
    1 octobre 2014 - 07:14

    Je peux me sentir piégée et c’est un sentiment très violent d’impuissance quand je sens que mon couple se fragilise à cause de conflits liées à la recomposition de notre famille.
    Il n’est jamais simple de reconstruire quand chacun a un passé affectif incarné dans des enfants: ces enfants aux quels on s’attache mais qui nous renvoient constamment à l’amour passé de notre conjoint. Il est le fruit d’un amour et on ne peut que l’admettre et l’accepter pour avancer ensemble.
    Sauf que le piège peut tout doucement apparaître quand les “choses” s’installent car chacun doit trouver sa place. La place de cœur dans le couple n’est plus à prouver car la vie commune a été choisie et bien réfléchie surtout suite à une rupture difficile; en revanche pour les enfants on apprend à les connaître, on apprend à vivre avec et parfois cela peut être très difficile.
    Je ne suis pas dans une situation “standard” de recomposition dans la mesure où mon mari (nous avons, malgré la menace du piège déjà ressentie plusieurs fois, décidé de nous marier)n’a pas divorcé mais est veuf: il est bien difficile ,même si globalement “tout va bien” comme on l’entend souvent, de trouver sa place déjà après un divorce mais prendre la place de l’absent est une expérience très déstabilisante dans laquelle on peut se sentir maintes fois piégés.
    J’aime mon mari, nous avons même eu un enfant depuis qui vit avec nos enfants respectifs d’union passée mais si j’assume et si j’ai choisi de divorcer ce n’est pas le cas de mon mari qui s’est “séparé” involontairement de sa femme: la mort lui a enlevée. Oui il m’aime, oui il a fait son deuil mais le piège dans lequel je me retrouve parfois est lié aux circonstances particulières de notre couple: sans sa disparition notre couple n’existerait pas. Un long travail psychologique a été entamé pour ma part tant ce que je ressens est parfois violent: la fille de mon époux ressemble à sa mère (que je n’ai jamais connue) et est modelée par sa grand mère maternelle dans un inconscient morbide: on a beaucoup travaillé pour arriver à transformer sa chambre qui s’apparentait davantage à un mausolée en mémoire à sa mère disparue: pour faire simple mon mari ne veut pas couper sa fille de ses grands parents mais ceux ci pendant des années depuis la disparition de leur fille n’ont pas fait leur deuil et utilisent cette enfant (adolescente aujourd’hui donc très fragile) comme un “objet transactionnel” : verdict de la psychologue. Il fait sans cesse composer pour ne pas renier la mémoire de sa mère disparue et me placer dans une construction présente pour l’aider, pour notre couple, nos enfants et le piège se referme quand fatalement les disputes arrivent avec mon mari à cause de l’attitude de cette enfant qui est tiraillée entre nous et la famille de sa mère.
    Mon mari veut protéger sa fille et se sent obligé d’être dans la compréhension car il se sent responsable et veut à tout prix protéger son enfant qu’il sait fragilisée par ce manque mais cela inconsciemment me renvoie à la présence de cette femme à travers sa fille que j’élève et c’est pour moi tellement violent que j’en perds mon sang froid et nos disputes sont très violentes. Une femme morte, une vivante, une fille qu’il a eue avec sa femme morte et la notre, les grands parents qui ne supportent pas notre mise en couple et qui agissent contre nous par l’intermédiaire de sa fille. Cette enfant n’est pas méchante mais elle est en souffrance et tout ceci rejaillit sur notre couple.
    Je ne sais pas si j’ai bien expliqué mon piège mais il n’est pas lié qu’à mon couple; il est du au précédent avec lequel mon mari n’a jamais vraiment rompu vu les circonstances; aujourd’hui je porte le nom d’une morte, je vis dans sa maison ,j ‘élève sa fille j’ai eu une fille avec son mari et je l’aime et malgré toute cette violence en moi parfois je reste. J’ai déjà songé à partir, mais le piège est là: on a construit ensemble une famille et je ne veux pas la voir éclater par choix à cause de quelqu’un qui n’est plus et qui serait trop présent; c’est pourtant la réalité.
    Merci d’avoir pris le temps de me lire

  27. Pamina
    2 octobre 2014 - 07:13

    Qu’il est intéressant ce lit qui semble cristalliser cette relation qui s’étiole peu à peu…. Au début, c’était un lit de 140 un peu usé, dans lequel nous “tombions” tous deux dans le creux du milieu. Nous nous endormions collés l’un à l’autre, en “petites cuillers”, son bras droit par dessus ma taille, sa main sur mes seins.
    J’ai su, sans en tenir compte, que la relation se dégradait, lorsqu’il n’est plus venu à moi pour s’endormir ainsi, lorsqu’il s’est mis à tant fumer et manger que ses ronflements, audibles même dans les chambres à l’opposé de la maison, me sont devenus insupportables ! Les bouchons auriculaires atténuaient à peine le bruit, je ressentais toujours les vibrations et me réveillais très souvent la nuit.
    Alors j’ai décidé d’acheter un lit de 160 avec sommiers et matelas à mémoire de forme séparés, à commande électrique et tout le toutim, bref, la Rolls du lit. J’avais le sentiment d’être mieux installée, mais ses ronflements étaient toujours insupportables et, pire, pour m’éloigner un peu plus, il s’est mis à se négliger physiquement !
    Quelques mois après, je suis partie avec mon lit !
    Triste histoire d’un ex-couple très amoureux au départ et dont les chemins sont finalement restés parallèles. Lui divorcé avec deux filles, incapable de comprendre qu’aimer ses enfants c’est aussi poser des limites pour les aider à grandir, moi sans enfant, nous deux un échec de grossesse et un échec à l’adoption. Tous les ingrédients pour un lit qui non seulement est resté stérile mais à été le reflet de ces quelques années de pseudo-partage.

    Petite anecdote : dans ma campagne natale, lorsqu’un les époux se boudent au lit, on dit qu’ils “dorment à l’hôtel du cul tourné” !!!! Très imagé non ?

  28. Partirailleurs
    3 octobre 2014 - 06:23

    Bonjour, je suis un homme et je viens de lire votre rubrique nommée “au bord du lit” dans psycho. J’ai passé 13 ans au bord du lit. Mes 13 ans de mariage. La totalité. Pourquoi ? Pour ne pas être séparé d’un enfant puis de deux, pour avoir raison, pour attendre la faille de l’autre qui permet de “remporter son divorce juridiquement”. La faute à qui ? A mon propre personnage lâche par peurs accumulées. Au système juridique qui vous broie quand vous êtes sous contrat de mariage et soumis à l’appréciation d’un jugement que l’on craint lapidaire. Toujours la peur. Et cette lecture ce matin de votre belle question me fait dire que huit ans depuis mon divorce, chaque fois que je partage un lit avec une femme ; je rejoins la marge du lit avec un pied qui cherche à le quitter. Je vois bien mon corps qui fuit. Mais surtout ma tête désespérée qui a peur, qui ne sait pas comprendre et gérer une proximité physique autrement que dans le sexe. Je crois que celui ou celle qui a vécu la violence d’un enferment sur lui (elle) même au sein d’un couple : n’échappe pas a son extrémité de matelas ! Il ne connait plus que cela et je me vois encore mordre le drap, tourné vers l’extérieur, sans courage ni réelle envie de fuir . Vous êtes là , traumatisé par votre faiblesse et vous attendez que le temps ait raison de vous. Merci de votre pertinente observation sur cette violence silencieuse dans la nuit qui en dit plus que ce qu’exprime sa vie le jour levé.

  29. jean-claude Kaufmann
    3 octobre 2014 - 08:15

    Taika, même si le choc est douloureux pour la fille de votre mari, à l’adolescence elle a surtout besoin de construire son autonomie, de se construire elle-même, sans être étouffée par son lourd passé. Essayer de sauver votre couple et vous-même ne va pas contre sa fille, au contraire ! Il faudrait que votre mari le comprenne (ainsi que la psychologue qui, me semble-t-il, ne vous donne pas de très bons conseils).

  30. coquelicot
    4 octobre 2014 - 10:34

    Mieux vaut vivre seul que mal accompagné ! C’est tellement évident, mais pas si vrai que ça dans la réalité.C’est évident pour ces couples bien rangés toujours prêts à débiter de bonnes paroles, mais combien ont une arrière boutique qui ressemble à la vitre qu’ils exposent ? Sûrement pas autant que l’on croit, mais ces “faux couples parfaits” faussent la réalité des autres qui se croient seuls à vivre une désolation en arrière boutique, ça les rend encore plus malheureux de se croire seuls. Votre article et ces témoignages ouvrent les yeux sur cette réalité et même si peu de couples auront le courage ou la possibilité de réagir, ça leur fera du bien quand même de se sentir moins seuls. Je me sens moins seule aussi. J’ai 55 ans, mariée depuis 26 ans à un homme de 80 ans, j’ai 4 filles majeures qui ne vivent plus avec nous, qui ne comprennent pas que je reste encore avec ce vieux mari que je ne supporte plus, vieux père qu’elles ont aussi du mal à supporter. 25 ans d’écart quand on est jeune ça passe bien, mais aujourd’hui j’ai l’âge qu’avait mon mari quand on s’est rencontrés, et je ne supporte pas de le voir prendre de plus en plus de manies de petit vieux. Il arrive quelque chose qui devait arriver, nous avons toujours 20 ans d’écart mais le fossé a doublé au fil du temps. Je me force rarement à faire une sortie avec lui pour lui faire plaisir, mais contre nature, en public il me fait souvent honte. Quand je songe à le quitter, il le sent et devient doux et collant comme un petit toutou, c’est pathétique, insupportable, mais je ne peux le faire souffrir. Il n’est pas méchant, je n’oublie pas qu’un jour il a quitté sa vie familiale antérieure pour vivre avec moi. Alors je reste. Je me projette parfois dans une vie de célibataire, je ressens l’euphorie du plaisir de sortir et dépenser sans rendre de compte et rentrer à la maison sans subir de reproches, mais rentrer dans un appartement vide. Je ne me sens pas l’envie ni le courage de recommencer avec un autre. Et je tomberais assurément dans un autre esclavage, celui de mes filles qui me voudraient toute à elles, ne comprenant pas que je ne sois pas à disposition permanente pour elles si je vis seule. Je les aime mais je ne veux pas non plus devenir leur esclave. Et là mon mari me sert bien de bouclier. Alors je reste dans cette petite vie, sans passion, sans violence non plus, vide mais tellement tranquille, même agrippée au matelas c’est toujours mieux que perdue seule au milieu du lit.

  31. marie
    4 octobre 2014 - 10:37

    17 ans de vie commune et 13 ans de mariage. Mon mari avait déjà en enfant d’un “premier lit” comme on dit.Les relations avec son fils était très compliquées pour moi, j’avais beaucoup de mal à trouver ma place quand père et fils se retrouvaient. Probablement cet enfant me rappelait trop cet amour passé. Après 4 ans de vie de couple uni, en symbiose et remplie d’amour, nous avons notre premier enfant en commun. Tout se passe très bien, jusqu’à ce qu’un désir de grossesse extrêmement fort me submerge. Mon mari, quant à lui est figé sur un refus total et absolu d’un 3ème enfant (pour lui). Cela dure 5 ans. Après avoir consulté plusieurs psy, beaucoup pleuré, la communication et tout le reste s’éteint jour après jour,jusqu’au jour où je lui propose une thérapie de couple ou une séparation. Ma douleur étant trop insupportable tel était le choix. Suite à cette thérapie qui nous a appris beaucoup de choses sur nous-même et sur l’autre, notre couple, il “lâche” et cette grossesse inespérée arrive pour mon plus grand bonheur. Mais la situation ne s’est guère arrangé bine au contraire!! Une grande colère règne entre nous, de nombreux reproches, déceptions, mots très violents, humiliants, déceptions…jusqu’à une indifférence dans l’intimité. Il n’y a plus de tendresse, pas le moindre contact, un non-contact dans notre lit, nous ne sommes plus que des parents souvent en désaccord pour TOUT et RIEN. Les conflits sont quotidiens. Nous avons eu cet été une discussion permettant de faire un bilan réaliste sur notre couple, sans aucune illusion. La plupart du temps je n’ai qu’une envie “PARTIR” mais en même temps je reste attachée à lui, à l’image de la famille idéale, la peur de faire souffrir mes enfants, la part des difficultés financières, trouver une maison dans mon village que je ne veux pas quitter, la peur de me tromper mais en même temps un fort désir de vivre seule avec mes enfants sans homme. On s’est dit probablement dans un an : une séparation mais va-t-on y arriver. J’ai hâte mais j’ai peur.Merci et bon courage à tous

  32. Domitille
    4 octobre 2014 - 22:52

    Bonsoir,
    vous avez décrit ma vie dans votre article “agrippés au bord du lit”.
    Coïncidence troublante,j’ai fait la démarche de me séparer de mon conjoint et lui ai annoncé le 30 août 2014 (20 ans de vie commune, j’ai 40 ans.Mon esprit et mon corps étaient arrivés à saturation et tout s’est passé naturellement. Suite à une dispute injuste où il me reprochait quelque chose d’insignifiant, mon esprit a su que c’était le bon moment pour arrêter ce mensonge.Je n’aurais pas pu préméditer ce qui est arrivé. Maintenant, les dés sont jetés,nos parents respectifs sont au courant ainsi que les plus proches amis.
    Le plus difficile actuellement est de gérer son refus car il s’obstine à vouloir continuer et il essaie de me faire changer d’avis : harcèlement, menaces de mort, intimidation par l’argent, victimisation des enfants.
    Il y a 5 ans, j’avais voulu partir, nous avions un seul enfant,pas de bien immobilier mais j’ai cédé car ma vie était devenue un enfer : il me réveillait la nuit, m’implorait à genoux, m’appelait au travail, il ne mangeait plus, ne dormait plus.Seul son père était au courant. Celui-ci a donné une grosse somme d’argent pour que l’on fasse construire en pensant sauver le couple
    5 ans après,on a un bien immobilier( financièrement plus compliqué)et on a eu un autre enfant âgé de 4 ans.
    Conclusion : je ne l’aimais déjà plus et rien n’a changé, l’aspect matériel n’a pas amélioré mon regard ni mes sentiments vis à vis de lui.Il était conscient de mon indifférence pour lui car je le rejetais physiquement, étais exaspérée dès qu’il ouvrait la bouche.Notre entourage s’était aperçu de cette fausse relation.
    Aujourd’hui, mon conjoint ne voit pas où est le problème, il prétend m’aimer alors que cela fait des années qu’on se tacle mutuellement, on ne partage rien ,on n’a plus de contact physique.Il fait le choix du confort et de la lâcheté plutôt que d’être seul (il n’a connu que moi et souffre d’un manque de confiance en lui, il a été traumatisé par le divorce de ses parents, c’est quelqu’un d’immature).
    En ce qui me concerne, j’avais mis de côté ce problème majeur de ma vie trop longtemps car j’appréhendais la réaction de mon conjoint,la souffrance des enfants, l’aspect financier (prêt pour la maison)et les réactions des parents et beaux-parents. Bref, j’étais prise au piège.
    C’est ma psy clinicienne qui a appuyé là où ça fait mal en m’aidant à régler des problèmes relationnels avec ma mère.
    La vie va être difficile pour moi car j’ai un salaire moyen et je vais devoir partir de 0 mais ça vaut la peine de faire ces sacrifices pour pouvoir goûter à la liberté et peut-être un jour rencontrer un homme qui me correspondra réellement.
    Le chemin est semé d’embûches mais pas insurmontable.J’ai l’appui de mes parents et c’est très important pour moi.
    J’espère que mon témoignage pourra éclairer des esprits égarés.

  33. Maude
    5 octobre 2014 - 07:17

    Bonjour,
    Je me suis complètement reconnue dans votre chronique.
    36 ans de vie commune, 4 enfants…
    Une envie de mener à bien une vie de couple et une famille en harmonie !
    J’ai donné beaucoup de moi ! Jusqu’en avril 2013, date à laquelle, enfin, j’ai décidé de me séparer.
    Mon mari donnait tout à l’extérieur : engagé dans le milieu associatif jusqu’à passer toutes ses soirées dehors, voire parfois des nuits… le reste, la famille donc passait après…
    Jusqu’en novembre 2000, où il fit une tentative de suicide, puis une dépression grave. Il était alors question de divorcer, et, en dépit des difficultés, j’ai pensé que je devais rester à ses côtés : je ne voulais pas quitter un homme “par terre”.
    Le reste… au niveau de la famille, il a renoué avec ses enfants, ceux-ci grandissants, il a sans doute eu peur qu’ils ne veuillent plus les voir.
    La suite, ça a été sa décision de ne plus partir en vacances avec moi (“ça ne pouvait que mal se passer !”) de ne plus partager des moments d’intimité (restaurants…), et alors, a commencé “le désamour”. Fidèle malgré tout, j’ai tout essayé pour le reconquérir… en vain. Il me disait régulièrement de phrases perfides pour me déstabiliser, appuyait là où ça fait mal. Dans le lit, il s’accrochait au bord, refusant tout contact. Dans la journée, il refusait jusqu’au petit bisou du matin, prétextant que ça ne servait à rien… et le reste suivait.
    Fidèle jusque là, je partais dès que j’en avais l’occasion en vacances seule, jusqu’à ce que, chez des amis, j’ai rencontré quelqu’un. Jusque là, j’avais évincé les hommes qui m’approchaient. Mais là… j’ai lâché prise. Et je suis tombée amoureuse d’un homme qui habite à plus de 1000 kms de chez moi.
    C’est là que j’ai pris ma décision.
    ça s’est très mal passé : mon mari a fait une grève de la faim, a perdu 20 kgs en 2 mois, j’ai cédé au chantage… suis retournée 2 mois avec lui, puis l’ai lâché pour de bon, consciente que la vie de couple n’était plus possible. J’étais mal !
    Puis, il y a eu 2 tentatives de suicide de son côté, mais jusqu’à ce jour, mais je n’ai plus lâché…
    J’ai vu dans un premier temps un psychiatre, puis un psychologue et j’ai réalisé que j’avais une dépendance affective qui était le fruit de la “maltraitance” vécue dans mon enfance.
    J’ai encore beaucoup de souffrance et il me faudra longtemps pour m’en sortir. Mais j’ai fait le pas. Je sais maintenant que je peux aimer et être aimée comme une femme, sans dépendance… Et c’est ce que je suis maintenant en train d’apprendre : je me retrouve, et je prends enfin soin de moi.
    Voilà mon témoignage en toute simplicité, s’il peut aider d’autres, je m’en réjouis.

  34. jean-claude Kaufmann
    5 octobre 2014 - 08:36

    Merci à tous pour ces témoignages très riches, remplis parfois de souffrance, mais avec l’énergie débordante de trouver une solution, et qui sait le bonheur. Des histoires très différentes, et qui pourtant parfois disent des choses qui révèlent une expérience commune.

    Partirailleurs, merci tout particulièrement pour ce témoignage masculin. Mon enquête prend le parti des femmes, qui sont plus souvent victimes de cet enfermement conjugal. Mais les hommes bien sûr peuvent vivre exactement la même chose, et vous l’exprimez avec des phrases superbes, comme cette « violence silencieuse dans la nuit ».

    Coquelicot, vous avez raison : ces témoignages ont un effet libérateur car nous souffrons tous des images de bonheur absolu que les couples se croient obligés d’afficher en vitrine alors que dans les arrière-boutiques c’est beaucoup plus compliqué !

    Domitille et Maude, vos témoignages montrent très bien qu’arriver enfin à prendre la décision ne suffit pas. Il peut y avoir en effet de terribles combats d’arrière garde du conjoint, utilisant sa souffrance comme une arme sournoise. Pas simple en effet !

  35. claudia
    5 octobre 2014 - 12:13

    monsieur bonjour,
    j’ai lu très attentivement votre article en page 78 du No344 d’octobre et vous demandez d’apporter un temoignage “agrippés au bord du lit”.J’ai eu envie de répondre à votre sujet car je viens de rompre avec une situation d’enfermement qui correspond tout-à-fait à ce que vous décrivez.Permettez-moi de la raconter.
    j’ai divorcé à l’age de 45 ans après 25 ans de mariage,une histoire qui s’achevait et que nous avons géré de façon “cordiale” mon mari et moi.Nos deux enfants étaient majeurs.Jai fait des rencontres,jamais abouties,vécu seule,mal vécu la solitude affective ( réminiscence du passé)et finalement me suis inscrite sur un site de rencontre en 2009.Quelques rendez-vous plus tard,je fais la connaissance d’un homme,de mon age (54 ans),et je sens qu’il peut se passer quelque chose,en tout cas il me plait bien même si il a tendance à beaucoup parler de lui,”yo soy”comme on dit par chez nous.Ancien militaire,de la prestance,de l’éducation,de l’humour,bref,je me dis que je tiens enfin mon histoire.Nous avons un premier et seul rapport sexuel encourageant pour moi.Nous partons en vacances et il ne se passera rien au niveau sexuel,de plus,aucune caresse,aucun geste d’amour,et quand je commence à le questionner,il me dira qu’il ne pose pas de questions,lui et me parlera enfin de son impuissance sexuelle et qu’il a essayer de se soigner mais aucun soignant n’a réussi donc tous des incapables..Je vais patienter,attendre,espérer ce geste qui ne viendra pas,cette non communication affective,ce vide dans le lit,chacun de notre coté,juste un bisou du soir ou du matin,pour se rappeler qu’on vit ensemble.Je vais évoquer le fait que notre relation est fragile sans aucune marque réelle d’amour.Je vais me heurter à son silence et son déni.cela va durer 4 ans,pendant lesquels je vais attendre ce qui ne viendra jamais.Je vais attendre et espérer parce qu’au fond de moi,j’ai une peur terrible de la solitude déjà vécue,je ne veux pas être toute seule et donc je vais aller de frustrations en frustrations,me contentant d’un quotidien matériel.Je vais accepter son problème avec l’alcool,”alcool mondain”,comme on dit,je vais accepter son mutisme face à notre problématique et surtout je vais le laisser me dire que je ne suis pas assez gentille et qu’il a du mal à supporter ce que je suis.Je vais me transformer en “soignante” pour mieux m’agripper à notre histoire.Ma peur de le voir partir est telle que je me plie à ses paroles et je me dis que je ne suis pas une bonne personne.Et notre relation va continuer comme cela,le mot colocataire m’est souvent revenu à l’esprit.La vitrine,au regard de nos amis était propre et moi,je la voulais tellement mon histoire que j’essayais de l’embellir,en essayant de me convaincre que l’acte d’amour on peut s’en passer,du moment qu’il y a des voyages,des repas entre amis des soirées sympathiques.J’étais dans un déni total de mes envies,de mes aspirations,j’ai meme perdu une part de ma féminité.Lui de son coté,me disait qu’il compensait ce qu’il ne pouvait pas me donner affectivement ou sensuellement ou sexuellement par des travaux dans ma maison…Cette personne est partie au mois d’Avril et depuis j’ai bcp travaillé et réflechi sur le pourquoi de ces 4 ans,vides de sens au niveau amoureux.J’ai été aidée par mes amis,mes enfants,je parle,j’exprime .J’avais peur,j’étais remplie de peurs de toute sorte mais surtout celle de me retrouver seule.de plus,après des échecs amoureux,j’avais besoin de mon histoire,j’avais envie de montrer que je vivais comme les autres couples,parler comme eux de la vie à deux,et je cachais ma tristesse et mon ennui aussi bien sur.
    Seule,je le suis aujourd’hui,dans un autre état d’esprit mais libre de mes choix.c’est difficile j’y crois.

  36. Liliane
    7 octobre 2014 - 11:16

    Plus de vingt ans de vie commune, et je me dis comment ai-je pu tenir si longtemps ? Je me sers de mes enfants 6, 10 et 16 ans, bien conscients de la tension latente (et pas seulement latente) entre leurs parents et ayant assisté à de nombreux éclats, pour me dire qu’il faut que je tienne. J’ai l’impression d’être une autruche qui s’enfonce la tête dans un trou pour ne rien voir. Les sentiments et la tendresse ont pour ma part depuis longtemps disparus, plutôt remplacés par de l’amertume, de la colère, parfois même de la haine. Lui me jure qu’il ne veut pas que je parte, qu’il tient à moi. A côté de ça, j’ai constamment l’impression de passer des tests, et de les rater ! Je ne suis pas assez présente pour les enfants et je ferais trop passer mon travail avant eux (j’ai pourtant démissionné deux fois pour le suivre y compris à l’étranger, je suis resté au moins 6 ans sans travailler). A présent je travaille à 80% et m’occupe du mieux que je peux des nombreux rendez-vous liés à un enfant avec des troubles de l’apprentissage. Il est viscéralement jaloux, fait la tête si une contrainte professionnelle m’oblige à diner à l’extérieur (2 fois par an ?) . Je ne lis pas les bons livres, n’aime pas les bonnes séries (seuls les reportages, que nous regardons d’ailleurs ensemble, trouvent grâce à ses yeux). Je dois me débrouiller pour voir mes programmes quand il n’est pas là, c’est-à-dire le mercredi après- midi quand je ne suis pas en train de courir à droite à gauche pour les enfants. Je ne pense qu’à moi, parce que je me gare de manière inadéquate, rien que pour l’embêter. Il critique tout et tout le monde, son père en prend le plus pour son grade. C’est un pessimiste invétéré, donc il est parano et a peur qu’il arrive quelque chose à ses enfants donc il les surprotège mais si l’un se fait remarquer de mauvaise manière (mauvais comportement, mauvaise note) alors c’est un moins que rien, un imbécile, une petite merdeuse (pour sa fille à qui il va donner dans les bons jours du « ma chérie ». Il se doit de nous dire la vérité car il nous aime, donc ses critiques forcément constructives à ses yeux sortent brut de décoffrage : « tu ne vas tout de même pas sortir habillée comme une pute » pour sa fille portant une jupe un peu courte. Nous partons en vacances, il va toujours critiquer, tel hôtel était trop bruyant, nous avons du attendre 20 mn de plus pour décoller, les membres du groupe sont toujours en retard… il a des problèmes de santé qui l’empêchent de marcher trop longtemps. Mais au lieu de me dire, viens on rentre à l’hôtel je suis trop fatigué, j’ai trop mal, j’ai droit à un méchant « c’est bon là, tu m’as eu ». Et il m’ignore quand je lui adresse la parole. Cette relation est la seule dans ma vie qui ait duré. J’ai eu pas mal d’expériences avant lui mais rien qui ait dépassé 3 semaines. Ai-je l’impression que je serai incapable de retrouver le bonheur ailleurs ? Je ne parle pas des relations sexuelles , imposées, qui après des années où je me sentais obligée de passer à la casserole quasiment tous les jours (sans compter les fantasmes à assouvir), finissent par se résumer à de brèves étreintes de 3 mn qui le calment et me laissent le sentiment d’être une poupée gonflable, ce qu’il ressent d’ailleurs et c’est pourquoi il finit par s’en désintéresser aussi.
    Pourtant, quand je l’ai connu, il était sensible, attentionné, aimait voyager comme moi. Nous aimions les mêmes films, la même musique. Il est intelligent et il a gravi les échelons au sein de son entreprise car il est très intelligent et a une bonne prestance. Il arrive à manipuler les gens et les choses à son avantage. Il gagne très bien sa vie, mais ça ne l’empêche pas de réparer toutes sortes de choses ou de faire des aménagements compliqués dans la maison plutôt que de le faire faire par d’autres. Mes amies le trouvent séduisant, se disent que j’ai beaucoup de chance. J’ai tout ce dont on peut rêver, une belle maison, une bonne voiture, il m’offre des bijoux …. Mais c’est son attitude que je ne supporte plus. Alors, nous nous disputons, je pars au quart de tour quand je suis trop fatiguée. Je suis déjà partie deux fois sur un week end, histoire le faire réfléchir, et il a quand même réussi à me faire me sentir coupable. J’ai vu des psychologues, j’ai laissé tomber par manque de temps et parce qu’il m’a fait la vie quand il l’a apris. On ne pouvait que me dire de divorcer, pas vrai ?
    Alors je somatise, douleurs variées au cou, aux épaules au dos, eczéma… Mais je reste. Trop peur de me dire que c’est moi qui ai cassé quelque chose, qui ai mis fin à un couple où finalement on s’en sortait pas si mal par rapport à d’autres. Trop peur de tirer le diable par la queue ou qu’il mette ses menaces passées à exécution : « je me ferai licencier, tu n’auras rien ! » Je sais que ce sont des paroles en l’air, mais tout de même. Oui, je suis parfois difficile à vivre, maniaque, mais j’essaie de tout faire tourner dans la maison et j’y arrive malgré le découragement et la fatigue mentale. Pourtant il peut être doux et sensible parfois, mais il passe d’un état à l’autre trop fréquemment et j’ai l’impression de faire des montagnes russes. Comment arrive t il à me faire croire que c’est moi qui ne vais pas bien ? J’ai pris un traitement anti dépresseur pendant des années et je me tue à lui dire qu’il en a aussi besoin, mais il repousse toujours ses promesses à plus tard. Aurai je un jour le courage, avant qu’il ne soit trop tard ?

  37. Vivi
    7 octobre 2014 - 13:19

    Bonjour, je lis le témoignage de Claudia ci dessus et j’ai impression d’être face à un miroir! En effet mon homme qui est encore mon mari , était si gentil, si souriant… Avant l’arrivée de nos jumeaux qui n’ont que 3 ans aujourd’hui… Puis il est devenu ou s’est révélé autoritaire, sautant sur chaque occasion pour me dévaloriser, m’humilier en présence des enfants mais jamais devant d’autres personnes car il montre une image souriante et cool alors que c’est tout l’inverse en famille… J’ai beaucoup pleuré à entendre ces méchancetés d’autant qu’il me faisait croire que ça venait de moi! Puis je me suis dit que pour les enfants et notre confort matériel je ne pouvais pas divorcer mais aujourd’hui ma décision est prise! A 41 ans j’ai droit au bonheur et au respect…! On a qu’une vie! Nous vivons encore sous le même toit mais pas dans le même lit! Comme ca nous n’avons pas besoin de nous accrocher au bord… Bonne chance et courage à toutes face à ses hommes pervers…

  38. Léa
    7 octobre 2014 - 14:21

    Merci Mr Kaufmann pour cette enquête qui va aider beaucoup de femmes. Votre chronique m’a bouleversée, vous racontez mon histoire. Je me suis mariée il y a six ans à un homme charmant en apparence, bonne situation, généreux, célibataire. Moi j’étais séparée avec une enfant à charge. Je voulais changer d orientation professionnelle et il allait m’aider à me réaliser. Sur le plan physique ça ne fonctionnait pas du tout mais je pensais pouvoir tout arranger. Erreur de ma part ,si ca ne marche pas au début , les choses ne font qu’empirer avec le temps. Sans relations physiques la mort du couple est assurée. Les nuits sont angoissantes, sa présence me dérange, je suis agitée et le matin je me réveille fatiguée, mon corps lutte mais mon gendarme intérieur essaie d’étouffer les protestations de mon celui ci. J ai compris que l’on ne s’aime pas assez pour sauver ce couple , j’attend encore un an avant de divorcer, je ne veux pas perturber ma fille qui passe son bac cette année donc j’attends un peu. Dans mon entourage, personne n’est au courant de ce projet, je redoute d’en parler mais je ne peux plus me mentir. J ai donc enfin décidée d’agir.

  39. Pomme
    7 octobre 2014 - 20:21

    le mur..
    30 ans de vie commune. 2 enfants.Une maison à la campagne. Deux chats et un chien. Pourtant 10 années à vivre sous le même toit en s’éloignant l’un de l’autre en construisant Pierre après pierre ce mur qui nous a séparé de plus en plus. Emprisonnée dans cette cage conjugale,lui reprochant cette liberté que je ne prenais pas. Je lui ai fais payer de ne pas répondre à mes attentes de prince charmant. Plus possible de se toucher, de se parler au travers du mur. J’ai souhaité qu’il trouve une autre femme . Puisque je n’arrivais pas à le quitter, il fallait que ce soit lui qui parte. Tellement mal dans ma tête, mon corps a répondu par un cancer du sein. Un cancer du foyer. C’est ainsi que sur le chemin de guérison, j’ai fait un long et beau chemin pour retrouver celle que j’étais vraiment. Découvrant mes dépendances familiales, mes scénarios de fée du logis, la tristesse de ma vie sans joie. J’ai tué le Minotaure , ce monstre de fausse femme, faux semblant qui hurlait à la vie sans voir qu’elle construisait seule ses chaînes. J’ai remonté accroche au fil d’Ariane vers la lumière. il était trop tard pour notre couple. Nous sommes séparés depuis cinq mois. Je vis enfin libre, j’avance pas a pas sur un chemin C’est encore un peu hésitant comme pas , la peur du vide du futur est la. Mais l’infini des possibles s’ouvre, les amies sont la. Le plaisir de construire jour après jour une vie pleine dans mes 52 ans rugissants m’habite aujourd’hui.

  40. azerty
    8 octobre 2014 - 20:56

    Ca fait du bien de voir que l on n est pas seuls à vivre ce genre de relation . Pour ma part, j ai resolu le problème du lit car on fait chambre à part, je lui ai dit que c etait ça ou la séparation . En fait je ne rêve que de séparation mais je n ose pas faire le 1er pas, j attends que mes enfants soient partis, je ne veux pas leur faire vivre cela .

  41. Francesca
    8 octobre 2014 - 22:15

    Agrippée au bord du matelas, c’est ainsi que j’ai vécu les dernières nuits dans le lit conjugal…je suis encore mariée , mais je vis ailleurs …j’ai fait ma valise il y a un peu plus d’un an en laissant une grande et belle lettre a mon mari . J’y retraçais notre vie de couple, nos éloignements…les miens surtout pour le travail, la distance des corps, le manque de tendresse …le manque d’amour . Je n’avais jamais pu l’exprimer oralement , chaque fois cela entraînait disputes et chantage affectif de sa part .

    L’élément déclencheur ? Le soir ou lui aussi s’est réfugié au bord extrême du lit alors que je posais la main tendrement sur son dos … J’ai compris qu’il ne me supportait plus …et j’ai Gagné moi aussi le bord extrême du lit …de l’autre côté !!!

    Bilan ? 34 ans de vie commune…au moins 25 à dormir collés l’un contre l’autre …et puis les insomnies…les nuits agitées ou on se relève pour lire au salon …les enfants qui s’en vont le laissent une chambre libre pour faire lit a part. Un éloignement a petit pas …

    En 2012 J’ai hérité d’un petit appartement et j’y vis la semaine . Je me sens moins eeule dans mon lit de 90 qu’à ses côtés . Nous nous voyons les Week end ou les vacances . Je dors dans la chambre d’amis …
    Je crois que nous nous aimons comme des amis , des frères et sœurs . La vie quotidienne est facile et agréable . Mais nous ne sommes plus un couple ‘

    Je ne sais pas si il a quelqu’un d’autre …moi j’ai fait plusieurs rencontres …mais aucune ne me donne envie de refaire ma vie .

    Parfois je me dis que j’ai le beurre et l’argent du beurre …
    Parfois je me dis que je suis lâche .que je devrai le quitter complètement ….retrouver une vraie liberté .

    Mais je n’y arrive pas …
    Les raisons sont diverses : les finances sans doute, j’ai un tout petit salaire et une future retraite minable . A deux on peut vivre un peu plus aisément ; la maison achetée ensemble après bien des années d’économies …le projet de toute une vie !!! Et puis aussi sans doute le très grand plaisir d’être avec lui un couple grand-parental …ce bonheur que nous avions goûté et partagé quand nous étions parents …

    Alors c’est peut-être ainsi que nous allons vivre notre vieillesse ….comme des amis …chacun dans notre lit …sans amertume et sans rancune .une sorte de cohabitation sénile !

  42. Tamamanne
    9 octobre 2014 - 16:15

    Agrippée au bord du lit même la peur de tomber du lit ne nous fait pas peur.
    Vouloir se fondre dans le matelas épier les bruits et lorsque que le moment tant redouté arrive on est paralysé par cette peur quand l’autre vient se coucher.
    on fait semblant de dormir.On controle sa respiration.
    Barrière invisible infranchissable qui est cette moitié de lit.
    je vis souvent cette situation.
    on évite de se coucher à la même heure.J’adore lorsque je suis seule dans mon lit.
    j’appelle cela un lit à la dérive.
    Abientôt

  43. Anonyme
    10 octobre 2014 - 15:13

    Bonjour, Cela fait 36 ans que je suis mariée et comme beaucoup de femmes après tant d’années de vie commune, je n’ai plus de relations sexuelles avec mon mari. Il n’est pas demandeur et moi non plus, ni avec lui, ni avec un autre. D’ailleurs, pourquoi la sexualité serait-elle le ciment d’un couple ? C’est la question que je me pose souvent. Nous avons une fille de 21 ans qui ne vit plus avec nous et nous “coulons” des jours paisibles. D’ailleurs, il me semble qu’il existe des personnes qui cherchent une compagnie de sexe opposé, mais “sans sexe”. Qu’est-ce que le couple ? Est-ce un homme et une femme qui vont procréer. Deux hommes ou deux femmes qui ne pourront pas procréer. Si un vieux couple reste ensemble même si la passion s’est progressivement éteinte, on peut continuer en “mémoire” de l’amour passé. Lorsque le respect est toujours d’actualité, pourquoi pas ? En vieillissant, je m’éloigne de la “matière” et un corps n’est-il pas juste “matière” ?
    Birgitt

  44. 11 octobre 2014 - 13:45

    Merci pour tous ces témoignages si justes, si touchants. Et si divers ! Car si certaines détaillent les mécanismes du piège, expliquant très bien comment il est difficile de prendre la décision malgré cette vie qui n’en est plus une, d’autres montrent que tout ne devient pas toujours simple et lumineux quand elle est enfin prise ! Doit-on se contenter d’une vie de couple un peu grise mais sans gros problèmes, s’interrogent les dernières ?
    Le blog a libéré les témoignages, et je n’interviendrai désormais que très peu, car j’ai l’impression que chacune cherche surtout à mieux se comprendre à travers l’expérience des autres ; mon avis devient donc secondaire, et c’est très bien ainsi.

  45. sylvie
    13 octobre 2014 - 10:55

    Je viens de me retrouver dans cet article “agrippés au bord du lit”, et me suis rendue compte de l’enfer que j’ai vécu pendant les deux dernières années de notre vie commune.j’avais aussi émigré dans la chambre d’enfant libérée, sous prétexte de ronflements pendant les sept derniers mois.J’ai finalement été poussée dehors par l’ultimatum de mon compagnon et la situation médicale préoccupante de mon père.Nous étions devenus des co-locataires tristes et désespérés, et je m’étais enfermée dans une prison invisible et invivable, par peur(pas d’indépendance financière, un certain âge,future retraite minable etc). Finalement, je suis libérée et ma vie est plus intense et vivante qu’elle n’a été en trente ans.Si j’avais su! je l’aurais fait plus tôt!J’ai toujours espoir de rencontrer la bonne personne.
    “aide toi et le ciel t’aidera”.

  46. alice
    13 octobre 2014 - 16:30

    Dans ce numéro de Psychologies où justement le thème “avoir de l’audace” a fait plus que résonance dans ma vie actuelle je viens apporter mon témoignage sur votre enquête à propos de souffrance conjugale.
    En effet j’ai eu “l’audace” de quitter mon mari après 43 de vie commune…
    Cela fait un peu plus d’un an que nous sommes réellement séparés et en cours de divorce…
    Beaucoup de souffrances, de blessures, cela ne s’est pas fait sans douleurs…mais peut être au fond de moi (très au fond !) la perspective et l’espoir de me ” retrouver”, de retrouver mes aspirations profondes et peut être un nouveau sens à ma vie.
    Comme pour un voyage, le chemin qui nous pousse à partir et nous emmène est peut être plus important que la destination ?
    Merci pour cette synchronicité entre votre thème et ce moment de vie
    personnel.

  47. hélène
    13 octobre 2014 - 21:10

    Je suis tombée amoureuse alors que je n’étais qu’une enfant à peine partie de chez mes parents, pas encore au travail et j’ai construit ma vie : un travail, un mariage, des enfants nés de FIV tellement désirés… j’ai grandi à ses cotés, je suis devenue adulte… du moins je le croyais.
    Aujourd’hui 20 ans plus tard, j’ai 40 ans et … je ne suis qu’une petite fille paralysée par la peur de déplaire, par la peur d’être seule qui n’a su faire qu’une chose : se laisser porter par les évènements, qui n’a jamais su dire ce qu’elle avait dans les tripes.
    La vie a usé notre amour et je me mure dans un silence buté. Je fuis, je me cache, je m’enterre.
    Je me suis agrippée au bord du lit, 1 fois, 10 fois… j’en ai pleuré de rage et de désespoir et puis la douleur s’est apaisée, elle a été masquée, je lui ai tourné le dos. Et la vie a repris son cours, bancale et triste. Pas de dispute, pas de violence, un peu de sexe, une forme de respect, une grande indifférence.
    Mais la douleur est là, je le sais, je la sens parfois qui me ronge.
    Aujourd’hui, je n’ai plus envie de l’ignorer, je veux l’affronter, m’y confronter et sortir victorieuse de ce combat pour une vie choisie et non plus une vie subie. Je veux trouver Ma voie, Ma liberté, Me faire entendre.
    Ce qui m’attends, je n’en sais rien… et j’ai si peur.

  48. smileasever
    15 octobre 2014 - 08:55

    Moi aussi je me retrouve dans ces mots “au bord du matelas”.
    Mariée pendant plus de 20 ans avec mon mari que je croyais aimer. Je l’aimais la journée, le matin mais pas la nuit. Nous ne nous couchions jamais ensemble, nous ne nous levions jamais ensemble. Dé que je sentais son corps s’étendre pres de moi, je me sentais agressée, me faisais le plus proche possible du bord du matelas. Je n’ai jamais compris pourquoi, du moins aujourd’hui, après 3 ans de séparation, je tente de comprendre mais je ne suis toujours sûre de rien.
    Le manque de désir pour lui a toujours été plus ou moins présent. Pourquoi me suis-je mariée alors pourrait-on me demander ? Parce que je l’aimais, parce que je pensais que c’était l’´homme de ma vie. Ce manque de désir s’est davantage prononcé avec le temps. Lui pensait que ces difficultés venaient de moi et moi aussi. Je suis d’ailleurs allée consulter un sexologue qui m’a confortée dans ma culpabilité puisque, jeune j’avais vécu dans un climat incestueux bien que rien ne se soit réellement passé avec mon père. D’ailleurs le jour de mes 18 ans je suis partie de chez mes parents j’étais vraiment trop mal à l’aise dans ce contexte.
    Pendant des années, chaque matin, je pensais très fort à mon mari, chaque matin je me disais que “ce soir, je m’occuperai de lui, je ferai l’amour avec lui” mais chaque soir, c’était toujours la même chose.
    Aujourd’hui avec le recul j’ai deux explications’ c’est l’une ou l’autre ou un mélange des deux.
    La première : mon époux n’était pas bienveillant à mon égard, était quelqu’un d’extrêmement sombre, ne me valorisait pas, ne me disait pas que j’étais belle et me culpabilisait sans cesse. De plus, nous avions un enfant pas handicapé mais différent, porteur d’un trouble que mon mari ne voulait pas admettre. J’étais seule à gérer tout cela, seule à gerer mes enfants, l’intendance de la maison, les comptes, les repas, les courses. Lui ne passait son temps que sur l’ordinateur.
    Avec le recul, comment aurais-je pu avoir envie d’un homme qui s’investissait si peu dans notre couple, qui ne me soutenait pas du tout et au contraire. Je prends ma part de responsabilité dans tout cela car j’aurai dû me faire entendre il m’aimait pourtant je le savais je le sentais mais son lourd, très lourd passé familial était sans doute trop fort et il se réfugiait dans son ordinateur et au fil du temps c’est devenu pire. Je suis aussi persuadée que lui aussi était frustré de cette situation d’ailleurs.
    Vient la seconde explication : plus le temps passe plus je me demande si mon mari n’est tout simplement pas un homosexuel refoulé. Plusieurs signes me font penser à cela. Seul l’avenir me le dira. Je peux me tromper bien sûr mais cela expliquerai aussi tant de choses. J’ai d’ailleurs découvert que deux de mes proches, qui ne se connaissent pas, ont toujours pensé que mon époux etait gai. Curieux ils me l’ont avoué l’un après l’autre apres ma separation. Quel écho de mes propres pensées !
    Aujourd’hui je vis avec un nouvel homme et je n’ai aucun problème sexuel et au contraire depuis bientôt 3 ans mon désir pour lui ne faiblit pas. J’ai aussi tiré les leçons du passé et me fais entendre quand je me sens heurtee. Tous les deux nous prenons soin de notre relation, non seulement nous l’arrosons, mais lui portons de l’engrais.
    Je ne suis plus au bord du lit mais à rechercher la chaleur de mon compagnon. Plus jamais je me couche vêtue mais nue car je suis maintenant aussi persuadée que la chaleur des corps nourrit la chaleur des cœurs.
    Je sais aussi aujourd’hui que la sexualité, pour moi en tout cas, est primordiale et qu’une vie intime épanouie apporte un bonheur et un sentiment vital. Je suis en vie. Enfin

  49. yori
    15 octobre 2014 - 15:58

    Le lit même si je dors au bord de ce dernier est devenu mon évasion durant mes nuits. Je souffre tellement que je m’évade pendant mes rêves. Etre près de celui qu’on a aimé, qu’on a chéri durant tant d’années 23 ans de mariage et qui reste tellement indifférent à notre souffrance c’est dur très dur. Je suis moi aussi dans cette prison, car je n’ai pas le courage de m’en échapper, comme un petit oiseau. J’ai peur de l’inconnu qui m’attend, je n’ai pas de travail. Mes enfants sont grands, ils ont encore un an d’études chacun, je me dis que c’est pour cela que je reste. Non en vérité je sais bien que je n’ai pas le courage de partir. Je suis mariée, mais seule si seule, si triste. Pour lui seul le travail compte, je n’ai jamais pu me reposer sur son épaule. J’ai besoin d’amour, de tant d’amour, de la tendresse, un regard, une caresse. Il reste indifférent à ma souffrance, tout ce qu’il sait me dire, tu n’as qu’à t’en trouver un autre si je ne te conviens pas. C’est dur à entendre, mais j’espère et je souhaite du fond du coeur que ma vie sentimentale ne va pas s’arrêter à 54 ans. Pour l’instant les seuls moments que nous partageons sont les repas, c’est terrible…. il y a vraiment des jours où j’ai envie de partir, que faut-il faire pour trouver la force de la faire ?

  50. DAN
    15 octobre 2014 - 20:22

    La première fois que j’ai évoqué le divorce c’était il y a 20 ans, il m’a dit : “si tu pars, je te tue”. Je suis restée.
    J’ai 56 ans, je suis partie il y a 1 an et demi, j’ai mis des années à me décider, le prétexte : les enfants. Erreur, grave erreur, ma fille m’a dit récemment :”j’étais triste parce que je voyais que tu étais malheureuse, maintenant je suis gai car tu es enfin épanouie”.
    Mariée pendant 32 ans à un manipulateur narcissique, aux yeux des gens il était l’homme parfait, gentil, courtois, serviable…. COMEDIE… car une fois la porte fermée c’est une autre personne qui se dévoilait. Humiliations, manque de respect, harcèlement moral, tortures mentales, mensonges,mépris, a fait le vide autour de moi en me dénigrant, tout était toujours ma faute, normal il était parfais ! Me surveillait, fouillait dans mes affaires, me reprochais de me toucher en me lavant …de me limer les ongles pour pouvoir mettre mes doigt où vous pouvez l’imaginer…que je ris avec des gens il ne le supportait pas… que je sois fatiguée pas son problème, 1 jour sur 3 il fallait qu’il se soulage, si je dormais il me réveillait et que je n’éprouve aucun plaisir, pas son problème… la poubelle de salle de bain? surveillée elle aussi pour vérifier “mes tampons”. D’autres exemples ? il y en a des centaines.
    La haine, le dégoût.
    Il y a des jours ou je voulais en finir avec la vie, je ne voyais pas d’issue, alors je prenais la voiture et je roulais, roulais, et je me disais se serai facile là maintenant. C’est l’amour pour mes enfants qui m’a retenu à chaque fois, ils ont été et sont encore ma ressource, ma joie de vivre, la raison pour laquelle je dois continuer.
    Alors pourquoi je suis restée ? La bonne question est : Qu’est ce qui m’a décidé à partir ? Me regarder pleurer dans le miroir le jour de mes 54 ans, et me dire “tu n’as rien fait pour mériter cela, il n’a pas le droit de te faire du mal, il n’a aucun droit sur toi, tu as le droit au bonheur et il est un obstacle à ton bonheur alors il faut partir.

    Cet homme a essayé de me détruire tout doucement pendant des années, de me démolir psychologiquement mais j’ai été plus forte.
    J’ai loué un appartement, je suis bien, je revis. On ne ressort pas indemne de toutes ces souffrances morales accumulées depuis des années, mais je me reconstruis, je suis entourée, j’ai mes enfants, mes petits enfants. La vie est belle.

  51. Marion
    18 octobre 2014 - 00:03

    C’est quand ma fille de 8 ans m’a dit “ça serait bien que vous vous sépariez avec papa…” que j’ai pu prendre la décision. Les silences tout en tension débordaient de trop sur mes filles.

    Nous nous sommes rencontrés sur internet avec son père, plusieurs mois de grands bonheurs. Notre fille est arrivée très vite. Et puis nous avons vécu 6 ou 7 ans notre vie de famille, avec ma grande d’une première union et notre petite. Progressivement cela s’est compliqué, en fait rapidement, mais adepte du “après la pluie, le beau temps”, je travaillais beaucoup à faire avancer notre couple. Je voulais prouver que j’étais aimable et que je pouvais vivre en couple dans la durée. Qu’est-ce qui a fait que j’ai lâché ? Je ne sais pas, mais un jour me coucher à ses cotés n’a plus été une fête, un plaisir, une surprise. Des années, je me suis étonnée de ce plaisir à le retrouver, à me retrouver le soir à ses cotés, et puis un jour ça n’a plus été un plaisir.
    Alors insensiblement la séparation s’est faite dans le lit, me rapprochant peu à peu du bord. Une tension extrême planait au moment du couché. Pas question de nous frôler, pas question de nous parler. Des nuits sous tensions, un sommeil qui guette, mal partout le matin au réveil.

    Et puis en 2013, un de mes grands amis est mort très brutalement, une mort inattendue qui m’a bouleversée. Ce grand domino de chagrin a tout bousculé en moi, j’ai fait trois mois après au travail un grand burnout, j’ai ré-interrogé toute ma vie. Une grande bousculade. Nous nous sommes séparés, il a quitté notre foyer, j’ai changé de travail et passé plusieurs mois à me réorganiser. Retrouver du plaisir à cuisiner, faire autrement attention aux achats, parler différemment avec mes filles, décider de nouvelles lignes de conduites dans mon nouveau travail.

    Un an après, il a refait sa vie, heureux d’être de nouveau amoureux, nous nous voyons tranquillement, en amis, j’ai tendance à oublier que nous avons été amoureux, c’est comme si aujourd’hui nous étions au bon endroit. Nous pouvons nous parler des questions d’éducations, de finances, de vie. Je ne suis pas en colère, pas en revendication, mieux apaisée.Pas encore prête à rencontrer sa compagne, mais ça viendra.

    Je dors dans ce qui a été notre lit, mais j’ai dormi plusieurs mois dans le canapé, je n’arrivais pas, même seule à retrouver le chemin de ce lit. Aujourd’hui, le matin je fais mon lit différemment, je dors au milieu, organise autrement les oreillers.

    Quand j’en parle avec mes filles, nous avons le sentiment d’avoir chacune retrouvé une paix à la maison, un autre confort de vie. Si ma petite a été un moment effrayée à l’idée de la séparation, elle a constaté qu’elle voyait souvent son papa, qu’elle pouvait lui téléphoner, que nous nous parlions tranquillement sans animosité elle s’est détendue.

    Votre article est très juste, nous étions tous les quatre dans ce qui était devenu une prison sans fenêtre de dialogues, tout avait été remplacé par le silence et une grande tension qui transpirait partout.
    Mes filles sont chacune unique et sensationnelle. Elles ne me font pas regretter mes histoires d’amour.
    Mais aujourd’hui, si j’ai très envie d’être de nouveau amoureuse, je n’ai plus envie de partager ma maison. Je préfère être seule à garantir “l’atmosphère” qu’il y règne et ses imperfections. J’ai le sentiment d’avoir été abimée par mes histoires amoureuses, quand je pense à mes rêves d’adolescentes et où je suis à 43 ans, je me sens abimée.

  52. stéphanie
    22 octobre 2014 - 15:18

    Bonjour,
    Séparée depuis trois ans, 34 ans et 3 enfants, j’ai revu il y a un an (je ne sais pas si c’est un hasard, j’ai répondu à son invitation…) un ami de jeunesse. En fait, nous étions en colocation étant étudiants… Cet ami, lorsque nous nous sommes revus “pour papoter” avait une copine et allait s’engager dans la vie (acheter un appartement avec sa copine et faire des bébés). Mais il a rompu et a tout quitté suite à ce rendez-vous, parce qu’il était tombé amoureux de moi.
    Et voila que petit à petit, nous avons formé un couple. Amoureuse au départ (le changement d’air ?), je me suis très vite sentie étouffer : physiquement (pas moyen de prendre une douche seule, il me caresse les cheveux comme un chat si on regarde la télé) et mentalement (il répète à tout va que je suis celle qu’il a toujours cherchée, que je suis la plus belle et qu’il pensait que j’étais inaccessible, la perfection – ce que je ne suis pas).
    Bref, j’étouffe et je commence à redouter les we “à deux” (lorsque mes enfants sont chez leur papa)… Panique à bord et pas envie de rentrer chez moi…
    Pourquoi mon témoignage ? parce que je me sens coupable de le quitter, lui qui a justement tout quitté pour moi. Lui qui montre tellement d’amour ! Lui qui prétend avoir tellement besoin de moi ! Parce que ma famille et mes amies proches estiment que j’ai une chance INCROYABLE d’être aimée par un être si bienveillant et démonstratif (et qui est censé me faire oublier mon EFFROYABLE ex-mari…)
    Bref, oui je me sens piégée dans mon couple, parce que mon compagnon est avant tout mon ami et que socialement, j’ai tellement de la chance d’avoir retrouvé quelqu’un qui soit vraiment prêt à “élever” mes 3 enfants… Bref, le piège quoi.

  53. Anne
    22 octobre 2014 - 18:51

    Bonjour,
    je découvre avec intérêt cette enquête qui va me permettre de raconter mon histoire et peut être, un peu, de la comprendre.
    J ai rencontré le papa de mes enfants à 18 ans. Nous ne nous sommes plus quittés pendant 22 ans.
    Jusqu à nos 25 ans, c’était une amitié très forte puis un impératif pour moi, je voulais vivre avec lui et qu il soit le père de mes enfants. C’est ce qui s’est passé.
    Dès le départ, notre sexualité m’a intriguée. Il a fallut 4 mois pour qu’il accepte de faire l’amour. et ce malgré un week end en amoureux entre temps.
    Je pense avoir été la première pour lui. De mon côté, j’avais bien vécu ma vie de jeune femme en ayant 2 histoires de 3 ans, à la sexualité épanouie.
    Nous avons finalement eu 2 enfants à 6 ans d’intervalle, finalement assez facilement compte tenu du peu de rapports sexuels.
    Le sujet a commencé à me taper sérieusement sur les nerfs. J’ai développé de la claustrophobie.
    Ses parents étaient épisodiquement odieux avec moi, remettant en cause ma capacité à être une bonne mère.
    Je me suis éteinte. Suis devenue méchante, froide, hurleuse et en prise à des acouphènes de plus en plus fréquents et des douleurs cervicales permanentes.
    Mais je suis restée. J’ai continué à me détruire, je ne sais pas encore pour quelle raison.
    C’est un bel homme au désir palpitant qui m a fait partir. J ai averti le papa de mes enfants que j irai au bout de cette relation. “Eclate-toi bien !” a été son discours pendant 3 mois. Puis il s’est effondré. J’ai décidé de le quitter pour arrêter de le faire souffrir et surtout pour vivre ma vie. Il m’a alors livré une souffrance qui fait froid dans le dos (et que je refuse aujourd’hui de continuer de porter).
    Nous sommes restés en contact proche, quasi quotidien, jusqu à il y a peu, quand j’ai ressenti qu’il jouait un double jeu. Réalité ou fiction ? Je ne sais pas mais je me sens libérée depuis que j’ai décidé que toute notre histoire était maintenant terminée.
    Du jour au lendemain, je n’ai fait que recevoir des compliments sur ma beauté physique et intérieure.
    Mon monde a complètement changé depuis ma rupture totale. mais il m’a fallu 15 ans de douleur et de remise en cause et 2 ans à me mentir pour en arriver là. Et le chemin n’est pas terminé.
    Je me demande bien pourquoi on s’acharne comme ça à se faire souffrir alors que la vie seule vaut parfois 10 vies de couple.

    A me relire… je ne me comprends pas plus ;-)

  54. AF
    24 octobre 2014 - 18:28

    bonjour, j’ai lu votre article dans “psychologies” “agrippé au bord du lit” ..Oui cette sensation je l’ai vécue, je me couchais plus tôt pour ne pas inventer une excuse et au fur à mesure je n’avais plus besoin de me coucher plus tôt mon mari ne me demandais plus il connaissait la réponse et ne souhaitais pas essuyer d’autres refus..et je vivais un enfer car j’ai 44 ans et j’avais encore envie d’aimer ou d’être aimer mais plus du père de mes enfants de l’homme avec qui je règle mes factures … bref… le quotidien… moi je voulais aimer un homme sans avoir à partager des problèmes, je voulais rire de tout et surtout d’être avec un homme qui ne me reproche pas mes choix ou les siens. J’aurai du quitter mon mari et partir à l’aventure mais j’avais peur donc je suis restée avec mon mari bon gré mal gré . Malheureusement, je rencontre un vieil ami et je bois un café avec lui et je ne résiste pas à l’occasion qui se présente et j’entame une aventure avec lui qui dure car c’est trop bon, cette parenthèse dans ma vie c’est une bouffée d’air pur. Malheureusement car ça va mal finir, le pire des scénarios, mari qui l’apprend mari qui le dit à la compagne et l’amant qui part en courant, et moi qui perd tout, mari et amant…surtout le mari… car je ne voulais pas lui faire du mal mais je lui en ai fait…Bref, quand ça ne va plus dans un couple il faut partir, partir avant que ça fasse mal, partir car nous n’avons qu’une vie et que souffrir du manque d’amour est terrible, quand on sent qu’on n’est plus aimer on se raccroche à tout et ça nous amène sur de mauvais chemin. Agrippée au bord du lit, lâchons le lit, posons nous séparons nous bien en personnes responsables par respect pour notre amour propre pour nos enfants qui nous entourent. OUI ça fait peur mais pourquoi avoir peur il pourrait s’avérer que ce soit mieux ensuite

  55. mamie55
    27 octobre 2014 - 17:04

    Vos enquêtes sont toujours très intéressantes et c’est avec plaisir que je les suis
    Au vu des témoignages précédents je mes dis que je ne suis pas seule face à ce sentiment d’abandon au sein du couple
    Mariés depuis 40 ans nous faisons chambre à part depuis 8 ans, vous allez me demander pourquoi je suis toujours en couple, pourquoi je ne suis pas sortie de cet enfer ??? pas la peine d’insister sur l’absence de relations sexuelles …
    Un manque de courage c’est sur mais aussi briser l’image du couple ” parfait” ….et toujours cette question : Et les enfants , et la famille ????
    Nous avons fait une grave erreur pendant longtemps en continuant de faire croire que notre couple allait bien …. mais il y avait les enfants à élever, le travail pour gérer une entreprise et j’en passe!!!! et bien sur l’absence de tout signe d’affection qui s’est installé depuis si longtemps …..
    Je pense être prête maintenant à suivre ma route , seule,
    je sais que ce sera jonché d’embûches mais sauver les apparences ne me convient plus
    J’ai 60 ans, et même si, je finis ma vie toute seule, ce sera toujours mieux que de se forcer devant les autres , c’est quelque chose qui devient au dessus de mes forces… on en revient toujours au dicton ” Mieux vaut être seule que mal accompagnée

  56. mamie55
    27 octobre 2014 - 17:23

    Je voulais dire à toutes ces femmes qui comme moi sont restées en couple avec souvent l’espoir que tout s’arrange… ne faites pas la même erreur que moi, vivez votre vie personnelle sans attendre, les autres ne sont pas à votre place et ils n’ont pas à vous dicter votre chemin
    Il n’y a rien de plus douloureux que de se retrouver à l’âge de la retraite dans cet enfermement, cette voie sans issue, cet abandon affectif, oui prenez en main votre destin et n’ayez pas peur ……….

  57. mamie55
    27 octobre 2014 - 18:07

    J’avais presque ” oublié ” le titre de l’enquête, oui le bord du lit j’ai bien connu, très souvent accompagné par les ” larmes ” et toujours ces questions qui passent en boucle dans ma tête ???Comment a-ton pu en arriver là ?????? Pourquoi mon rôle ” de femme “s’est toujours cantonné aux tâches journalières?????
    Pourquoi ??? Comment ?????

  58. espoir
    27 octobre 2014 - 23:01

    Bonsoir,
    Comme tous ces témoignages, je souffre de cette solitude du couple, celle qui s’installe doucement et que l’on découvre avec lucidité un matin… Je vis en couple depuis 20 ans, deux enfants, un chien, une maison, de bonnes situations et je vis dans une grande pauvreté relationnelle avec mon conjoint. Un baiser le matin et puis rien… ni paroles, ni caresses.. S’endormir ensemble dans le même lit est un véritable cauchemar ! Nous essayons de mettre un minimun d’un mètre entre nous. Je n’ose pas aller dormir dans la chambre d’amis car j’ai peur des questions de mes enfants adolescents au réveil. Certaines personnes indiquent que dans tous les couples, les crises existent…Peut on s ‘en sortir lorsque toute cette distance physique et intellectuelle s’est installée ?

    J’ai un choix à faire et je n’y arrive pas car j’oscille entre des périodes ou cette situation ne me pèse pas et mon esprit est occupé par d’autres sujets et d’autres moments pendant lesquels je ne pense qu’à ca et parfois j’explose.

    Je m’étonne de ne pas craquer…

  59. un ex encore amoureux.
    28 octobre 2014 - 04:34

    Bonjour,

    En lisant tous ses témoignages, il m’apparait un fil conducteur dans le maintient de la situation. Mesdames, Messieurs Avez-vous pris le temps de faire de votre couple votre priorité ? Avez-vous pris le temps de discuter de vos désirs avec vos conjoints ?

    Comme vous je vivais cette détresse, à l’epoque je pensais que ma compagne ne me correspondait pas.

    Je me rends compte que non, je suis amoureux de cette femme qui m’a quitté.

    Mes tords : ne pas lui consacrer du temps, être trop dans le boulot,etre trop gentille.

    Quand on est dans la situation on pensent que c’est la faute de l’autre. A mon avis faire un break dans sa vie de couplé, se retrouver vous permettra de savoir si vous êtes fait ou pas pour être en couple.

  60. omar
    28 octobre 2014 - 12:07

    Je résiste à cause des enfants. En pays arabo-musulmans, le sort des enfants est secondaire lorsqu’il s’agit d’un divorce. Généralement en pays arabo-musulmans les restent les seuls victimes d’un divorce.

  61. Anonyme
    28 octobre 2014 - 12:29

    Après 30 ans de vie commune, 3 enfants de 24/21/21 ans je suis partie de mon domicile sans rien.
    j’ai vécu dans le dénigrement de mon conjoint,avec le recul je me dis que je rien voulu entendre ni voir, j’ai pris comme prétexte les enfants pour cacher ma souffrance et le manque d’amour de mon conjoint.
    Il n’a jamais voulu ni se marier, ni se pacser
    Nous sommes de 2 iles différentes, il n’a jamais voulu emmener nos enfants dans mon ile et j’ai laisser faire.
    quand je lui ait dit que je voulais revoir mon ile, il m’a frappé, menacé, fait croire au enfants que j’étais psychologiquement faible, j’ai subi du harcèlement moral pendant près d’un an car il ne voulait pas que je parte, j’ai dormi recroquevillée sur un canapé 2 places pendant plus de 6 mois. j’ai vécu dans la peur et je vous jure qu’à 57 ans c ‘est difficile.
    il a raconté des horreurs aux enfants que j’étais partie avec un autre hommme, jamais il ne s’est remis en question.
    financièrement il gérait tout meme si je travaillais, je me sentais dans ne prison avec toutes les taches qui vont avec ménage, lessive, repassage, repas tout cela pour 5 presonnes 24h/24 7jours sur 7.
    je suis partie un beau jour de juillet avec mes habits et mes papiers sans me retourner
    C’est dur
    je n’ai pas vu mes enfants pendant près d’un an
    je ne leur en veux pas, je me dis tout simplement que cela devait etre ainsi.
    avec ma fille nous essayons de “retricoter quelque chose”, avec un des mes fils ça va , et l’autre ne sait pas si j’existe .
    je suis dans une souffrance continue mais c’est très intérieur avec parfois des envies suicidaires…pour en finir avec cette douleur que l’on a tout le temps dans le creux du ventre.
    je tiens le coup avec l’aide de quelques amie et surtout parce que je vais travailler tous les matins.

  62. Joelle
    28 octobre 2014 - 13:49

    J’ai 55 ans en parrait 10 ans de moins. 4 enfants -2 garcons (30,28) et 2 filles(23 et 15) dont un marrie avec un petit garcon .
    Mon marriage a ete tout de suite difficile.en fait je n’avais vu de lui qu’une partie de sa personnalite.D’un homme instruit, prof a la fac et ouvert d’esprit ,des le marriage il s’est comme transforme.Il est devenu autoritaire,blessant, egoiste et incapable d’entretenir une conversation sur le malaise que je ressentais.Je parlais et il se taisais jusqu’a ce que je finisse, sans rien dire.Je pleurais des nuits entieres.J’etais sure que ca s’arrangerai.je voulais me battre.j’allais prendre conseil chez des conseilliers et je sortais toujours aves pleins de recettes. Mais ca n’aidait pas.J’etais seule et j’avais peur de lui, de ses coleres de la tension qu’il mettait a la maison.Les enfants en ont beaucoup soufferts. je lui interdisait de les aider pour les devoir car ca finissait toujours par des pleurs a cause de ses vexations.Un jour apres 17 ans de marriage, j’ai commence des groupes de pensee positive.Ma vie a commence a changer.L’image que j’avais de moi qui etait au plus bas a changee,j’ai su lui tenir tete et le reguarder en face: je n’avais plus peur de lui! Et il l’a ressenti: il n’avait plus de public! et la c’est lui qui a change: il est devenu plus calme mais aussi beaucoup plus passif,il se laisse mene par la vie.avec les amis il fait son show et il disparait quand il n’a plus rien a dire:il est dans impossibilite totale d’etre a l’ecoute et de communiquer.J’ai decide moi aussi de “faire ma vie”.J’ai entrepris des etudes de hilling, PNL ect…et commence a travailler dans le domaine.
    J’ai mon monde a moi mais voila, l’histoire n’est pas finie: il devient de plus en plus amoureux(!), possessif et ne reve que de sexe! et la c’est “too much for me”.Je suis au bord de l’explosion et pourtant je n’y arrive pas! je n’arrive pas a partir et je me pose la question:POURQUOI? Je n’ai plus rien a lui dire,les enfants sont grands et je suis sure qu’eux meme ne comprennent pas pourquoi je n’ai pas divorcee (ils ont beaucoup de mal a lui parler et souvent le meprisent pour son comportement).Je le fuis et fais semblant de dormir! Que me manque t-il pour avoir ce courage?

  63. sab972
    28 octobre 2014 - 13:52

    Bonjour. J’ai aimé un garçon plus jeune que moi durant 5 ans. Malheureusement j’avais 5 ans de plus que lui. Je pensais qu’avec le temps il voudrait fonder une famille avec moi mais avec me recul j’ai compris que ce n’était pas cela. Je suis tombée enceinte à 28 ans suite à une mauvaise prise de pilule. Il en avait 23. Il a voulu que j avortéet moi je ne voyais pas élever un enfant seule comme ma mère l’avait fait avec mon frère et moi.je me suis faite avorter assez vite et le début de l’enfer à débuté pour moi. J’ai mal vécu cet avortement et je suis devenue frigide sauf que pour lui ce ne fut pas la même chose. Cet avortement ne lui avait rien fait et il était devenu demandeur de relations sexuelle. Lasse je me donnais mais sans plaisir ce à quoi il me disait que si cela continuait il irait voir ailleurs. Tous les jours il y a avait des disputes. Cet avortement a fait resurgir beaucoup de choses de mon passé. J’ai débuté une thérapie. J’ai ouvert les yeux et vu que celui que j’avais aime était devenu un pervers narcissique. Il était devenu méchant blessant. Cherchant à me faire pleurer à chaque fois. Je prenais des anxiolitiques. C’était l’enfer. Nous avions sous notre toit son frère. C’était eux contre moi. Je lui ai laissé l’appartement et je suis partie ailleurs .merci à mon travail de fonctionnaire qui a fait que j’ai pu avoir un appartement. Certes pas comme je voulais mais au moins je partais de là.

  64. paris-benares
    28 octobre 2014 - 15:00

    18 ans à croire qu’il sera plus genti après que le pauvre c’est pas de sa faute , il a eu un pere dur, il n’aime pas communiquer donc c’est normal il ne me fete jamais ni anniv ni rien alors qu’avec les enfants on lui fait des super fêtes, à lui le socialement prestigieux, et moi la sous-crotte de service, qui avais une super situation associée à des médecins qd je l’ai connu; j’ai réalisé mon rêve, belle carrière et maman comblée, mais il a tué à force une partie de moi; je suis en morceaux, je vois une psychologue pour recoller, il ne m’a offert que son mépris, larmes, rejet de sa et de ma famille, mais je suis libre je divorce, un grand jour est né :)

  65. fred
    28 octobre 2014 - 18:42

    bonjour, j’ai 45 ans, 3 enfants, 20 ans de vie commune, 10 ans de mariage, et depuis 6 ans maintenant je mene un vrai combat pour divorcer
    Tout commence par une histoire d’amour qui dure, une réussite professionnelle des deux cotés, puis rapidement le temps des enfants, le “choix” d’un arret de carrière professionnelle feminin comme dans beaucoup de situations, puis un (sur)investissement familiale, et la c’est la chute du couple, plus rien ne nous rapproche, pas meme les enfants, comment partir? doit on briser son fantasme familiale ? doit on faire souffrir des enfants qui n’ont rien demandé? doit on fermer les yeux sur les infidélités pour faire perdurer notre famille ?
    A 40 ans puis je rebondir professionnellement face a tous ces nouveaux diplomés, est ce une crise passagère ? ai je le droit de tout briser pour MON propre bien etre ? apres tout suis je si malheureuse que ca ? n’etre plus que “la femme de” ou “la maman de” nous enlève petit a petit toute identité
    je ne suis partie que lorsque cela devenait une question de survie,ce mal etre personne ne le voit, personne ne le comprend et personne n’est pret à l’écouter, on est seule, isolée et je savais tout ce que je perdais… a 40 ans recommencer en partant de rien avec en plus des enfants à charge demande beaucoup de force, mon combat n’est pas fini, mais je n’ai aucun regret

  66. habitude
    28 octobre 2014 - 21:08

    Bonjour, je reste sans savoir pourquoi. C’est une souffrance jour après jour mais je n’arrive pas à partir. Éducation, haine de soi donc je mérite cette punition? Je ne sais pas. Souvent je repense à cette phrase: qui épouse un coq suit le coq, qui épouse un chien suit le chien. Je suis toujours mariée, , mais peut être pas encore assez malheureuse pour partir? Je suis sous la dépendance d’un pervers. Je pense que seul une blessure physique me ferait fuir.

  67. Bénédicte
    28 octobre 2014 - 22:15

    Bonjour, votre enquête m’intéresse beaucoup car elle évoque très clairement ce que je vis au quotidien.
    Je suis mariée depuis 6 ans, et je crois que l’air était déjà irrespirable le jour de mon mariage. Pourtant, je suis restée… J’avais pris un engagement, je me sentais obligée de l’honorer jusqu’au bout. Nous avons eu deux enfants, sous mon impulsion, car je ne voulais pas avoir le sentiment d’avoir complètement raté ma vie: la naissance de mes deux enfants m’a donc un peu réconciliée avec mon quotidien et mon mariage puisque je me dis que j’y ai au moins gagné cette maternité.
    Aujourd’hui comme hier, je ne pars pas parce que je manque de confiance en moi. Je manque aussi d’appuis extérieurs: je sais que mes parents me condamnent d’avance et cette pression familiale, la pression du “qu’en-dire-t-on” aussi, me font très peur… Et comme je manque d’assurance, je n’arrive pas à l’affronter SEULE.
    Aussi, j’ai un travail très prenant, je ne suis pas assez disponible au quotidien pour gérer mes enfants et la maison sans l’aide de quelqu’un. Mon mari est donc cette “aide”, il arrive à se rendre plus disponible que moi en journée ce qui permet de mieux organiser notre semaine. Si je pars, je risque fort de perdre mes enfants car je ne suis pas assez disponible en semaine pour m’occuper d’eux… Mon mari se battra pour me les prendre et j’ai peur qu’il n’y parvienne… Je perdrais ainsi ma seule vraie raison de vivre.
    Au quotidien, je tente de tenir comme je peux grâce à mon travail (même si mes problèmes de couple me fatiguent physiquement et me rendent professionnellement moins performante), grâce à des petits plaisirs matériels que je m’offre et grâce à une bulle que je tente de construire autour de moi. J’aime ma maison aussi donc m’en occuper, l’embellir, me donne également le sentiment d’avoir réussi quelque chose dans ce mariage.
    Concrètement, nous faisons chambre à part, nous n’avons plus aucune relation intime depuis des années (et je n’ai que 33 ans…) et entre nous je ressens de l’indifférence, du mépris, de la haine. Tous ces sentiments négatifs transpirent de notre couple et nous avons peu d’amis, sans doute parce que nous ne sommes pas de très bonne compagnie lorsque nous sommes ensemble… Les dérapages se multiplient, en paroles et en gestes, en public évidemment, et je continue d’accepter ça et d’imposer ce spectacle à notre entourage. Pourquoi? Sans doute parce que je n’ai qu’une très faible estime de moi-même et que les obligations diverses et variées que je sens peser sur moi (à tort peut-être?) sont plus lourdes que ma petite personne, ses volontés et ses besoins.
    Je manque indiscutablement d’amour, de contact physique, mais j’essaie de tenir aussi longtemps que possible… Parfois je me dis que lorsque mes parents seront décédés, je me sentirai peut-être plus libre d’agir car je me sentirai moins jugée. Et puis j’ai peur de m’attacher à un homme, de faire confiance, puis d’être abandonnée par cet homme, de souffrir en amour, de m’investir dans une nouvelle relation qui me fera encore davantage mal. Au moins, comme je n’aime plus mon mari, lui ne réussira pas à me blesser, du moins pas en amour.
    Enfin, j’ai très peur pour mes enfants: leurs parents ne s’aiment pas, quelle image se construisent-ils du couple? J’espère qu’en leur parlant ouvertement, dans quelques années, quand ils seront en âge de comprendre, je leur permettrai un peu de réparer ce que je suis en train de casser actuellement en restant avec leur père.
    Bon courage pour votre enquête!

  68. Bénédicte
    28 octobre 2014 - 22:47

    Je viens à l’instant de lire le témoignage d’Elise daté du 20 septembre. Toute la première partie aurait pu être écrite par moi… C’est complètement dingue!
    La seconde partie se différencie: mes deux parents sont encore en vie et visiblement encore un peu plus jeunes que ceux d’Elise. Est-ce pour cette raison que je n’arrive pas encore à me projeter dans une vie future aussi encourageante qu’elle le fait déjà? J’ai le sentiment qu’elle en est au stade suivant, ce qui me donne tout de même l’espoir que j’y parviendrai un jour ou l’autre…
    En tous cas, le poids des parents, de l’éducation, des modèles et des principes transmis consciemment et inconsciemment est immense. Moi, je n’ai jamais eu de leur part cet amour inconditionnel qui me manque tant; je tente donc de le donner sans retenue à mes propres enfants et j’espère de tout coeur leur offrir un autre modèle de couple… même si, à l’heure actuelle, en restant avec leur père, je fais tout l’inverse de ce à quoi j’apire.
    Sacré sujet en tous cas, je continuerai de suivre ce blog dans les semaines à venir.

  69. Gininon
    29 octobre 2014 - 00:28

    J’ai rencontré mon mari, il y a trente trois ans. J’ai quitté le foyer parental avant même de fêter mes dix sept ans pour vivre avec lui. C’est après vingt ans de vie commune et deux enfants, que nous nous sommes mariés. Nous avons trois enfants 30, 27 et 14 ans qui sont le fruit de notre amour. Nous sommes tous très liés et nous faisons le maximum pour garder la connexion, même si les grands vivent leur vie, ils savent qu’ils peuvent compter sur leurs parents. Il ne reste que le dernier qui vit à la maison où j’exerce ma profession. Mais derrière cette image idyllique, notre couple s’est disloqué, petit à petit, ces dix dernières années. Il faut dire que les quelques épreuves qu’il nous a fallu traverser, nous ont éloignés et blessés profondément. Insidieusement la communication a disparu parce que nous avons changés et que nous n’avons pas su recréer une nouvelle relation entre les deux personnes que nous sommes devenues. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, puisque nous avons même consulté un psychothérapeute. Il existe un véritable attachement entre nous, mais l’amour et le partage ont disparus. Les treize années qui nous séparent ont eu raison de mon désir et j’ai l’impression de vivre une petite mort auprès d’un étranger qui ressemble à l’homme que j’ai aimé. Je suis malheureuse et épuisée par un manque de reconnaissance notoire de sa part. Je suis frustrée et en manque d’affection, mais aujourd’hui à cinquante ans, je n’ai ni l’illusion d’un avenir meilleur, ni le courage de me dire que nous sommes arrivés au bout de notre histoire. Je suis enfermée dans l’armure que nous nous sommes confectionnée pour protéger notre couple et notre famille et je me sens prisonnière d’un mirage. Je me dis qu’il ne sert à rien de partir pour fuir, mais que si un jour le destin, que je tente quand même de forcer parfois, fait renaitre un jour mon enthousiasme et l’énergie de prendre un nouveau départ, j’espère que je saisirai ma chance… En attendant, malgré les amis à qui j’ai peu de temps à consacrer, je suis seule et sans espoir.

  70. anne
    29 octobre 2014 - 09:00

    je suis sidérée par tout ce que je lis.
    On attend des années. On se dit qu’on est seule à vivre comme ca. On se demande si on n’est pas une petite fille gâtée.

    Ma sophrologue me disait “N’oubliez pas que VOUS avez eu le courage de partir. VOUS prenez le risque d’avancer. VOUS apprenez à vous regarder en face.”

    Alors, Mesdames Messieurs, n oublions pas que dans nos histoires, il y a des conjoints qui, eux, n ont pas ce courage.
    Soyons fiers de nous !
    Et pour ceux qui craignent de saccager la vie de leurs enfants. Leur montrer la liberté, le respect de soi…n’est il pas plus important que l’illusion d un couple parental ?

    Je suppose que vous comme moi, vous n’avez qu’une vie, n’est ce pas ?
    Alors VIVONS LA !!!!!!!

    VIVE LA VIE !!!!

  71. Georgette...
    29 octobre 2014 - 10:02

    Quelle difficile question !!
    Pourquoi sommes nous encore là, pourquoi suis restée, pourquoi reste – je encore ?
    Souvent je me pose la question, à certaines époques de ma vie plus qu’à d’autres….
    Et je cherche encore et partout les réponses.
    Un certain devoir, issu de l’éducation judéo chrétienne ou de ma croyance en le karma et en le dharma ?
    Je suis mariée pour le meilleur ET pour le pire….
    Le qu’en dira t’on…
    Le fait ” qu’on abandonne pas un malade ( dépressif, certainement bipolaire…)
    Le regard de mes enfants et leurs interrogations…
    La peur de… Mais de quoi au fait ?
    La certitude qu’en toute chose, même en pire situation, il y a du bon
    La certitude que le meilleur reviendra
    La certitude que dans la vie d’un couple il y a plusieurs vies, plusieurs couples.

    Depuis le départ des enfants, mon mari est différent. Extrêmement jaloux, dans le vrai sens du terme, il ne supportait pas le plaisir du temps passé avec eux et encore moins avec des amies, bref, autres que lui.
    Maintenant, il est plus serein peut être plus amoureux.
    Mais moi non.
    Sa passivité dans tous les actes de la vie m’a épuisée, corps et âme, libido aussi….
    Mais je reste. Pourquoi ? Même une psychothérapie ne m’a pas donné la réponse.
    Par contre m’a appris à me retrouver moi, m’aimer, me donner des permissions….
    Je travaille, j’ai un semblant de vie sociale, beaucoup de jardins secrets qui sont pour moi des bouffées d’oxygènes, pas des mensonges…

    J’espère juste lire des témoignages dans le même sens, être sûre de n’être pas seule à me questionner…..

    Merci de m’aider à mettre mes maux en mots…

  72. Stéphanie
    29 octobre 2014 - 11:40

    Bonjour

    Je voudrais juste témoigner d’une transition vécue paradis enfer et…retour au paradis !

    Nous avons eu un début passionné et passionnant : un mariage rapide (nous avions plus de 30 ans tous les deux) et un enfant merveilleusement désiré…

    Puis il y eut la vie quotidienne, un déménagement à campagne qui n’a pas eu que des bons côtés (temps de transport, isolement des proches) : nous avons commencé à souffrir : tension sur le quotidien, angoisses existentielles des deux cotés mais différentes, manifestations totalement divergentes de nos malaises (moi la déprime et lui la colère) ..
    Bref les névroses de chacun qui attaquent le beau projet de bonheur familial !

    Il y a eu un deuxième enfant très attendu (avec l’aide de la science) qui a re-éclairé notre espoir mais sans rien résoudre.

    J’ai tenu bon et résisté au désir de partir maintes fois ressenti aux moments des “maltraitances” psychologiques , j’ai continué à protéger mes enfants du mieux possible de mes propres tristesses et des colères de leur père.

    J’ ai toujours cru que cela n’était pas nous, que nous avions une meilleure version de chacun au fond de nous , qu’une fois nos pires penchants assumés et dépassés nous pouvions être heureux ensemble . Et ce fut le cas !

    Aujourd’hui j’ai fait un choix professionnel qui me rend fière et heureuse (création d’entreprise) mon mari va de mieux en mieux, régule ses colères et se donne des projets, nos enfants s’entendent à merveille et vont bien… et nous retrouvons le bonheur d’être ensemble en couple de nous admirer et de nous soutenir , de nous désirer à nouveau !

    Ce qui nous a permis d’y arriver, outre le développement personnel dans lequel j’ai investi et qui a rejailli sur tous , c’est le fait de penser que notre situation était équilibrée, notre désir initial commun et aussi fort des deux côtés, nos responsabilités dans la situation partagées (même si ce n’est pas ce qui se disait dans les moments de conflit où c’est toujours de la faute de l’autre …lol )

    Bref nous étions co responsable de réécrire le rêve, je l’ai toujours pensé et nous y sommes parvenus
    Voilà qui peut aider à répondre à je tiens ou je pars ? Parfois tenir avec force intégrité et en se mettant en question c’est bien

  73. Bénédicte
    29 octobre 2014 - 14:06

    J’ai passé du temps à lire chaque témoignage, et c’est affolant de voir toutes les similitudes qui ressortent des divers témoignages…
    Le jour de mon anniversaire est devenu, pour moi, le jour le plus pénible de l’année. Je pleure à tous les coups, je refuse la moindre démarche positive à mon égard ce jour-là, comme si je me refusais, une fois de plus, de vivre.
    Moi aussi je somatise: j’ai des douleurs atroces dans le dos (le kiné et l’ostéo n’ont obtenu aucun résultat) et je fais de l’eczéma, impossible à soigner. Moi aussi j’ai peur de tomber malade, encore plus gravement que ça. J’ai déjà vu 4 psys et pris des antidépresseurs, mais ça n’a servi à rien.
    Et puis, l’attitude des maris décrits me parle beaucoup aussi: la passivité (je ne supporte plus de le voir couché devant la télé ou à regarder des vidéos sur l’ordinateur car dans cette posture il perd toute “utilité” à mes yeux alors que cette “utilité” reste la seule petite qualité que je lui trouve et qui justifie encore un peu sa présence dans ma vie), l’absence de contact physique (quand on se croise dans la maison, on s’écarte l’un de l’autre pour éviter de se frôler), l’absence de contact verbal (il ne me dit jamais bonjour, jamais aurevoir et ne finit par échanger avec moi que des propos “organisationnels” liés essentiellement aux enfants). Pourtant, il ne veut pas partir, il ne veut pas que je parte et me menace en cas de passage à l’acte de ma part: menaces par rapport aux enfants qu’il me prendra, menaces par rapport à la maison et à l’argent, menaces par rapport aux propos qu’il tiendra à mon encontre notamment auprès de mes parents.
    Donc je m’éteins, je perds mon énergie vitale, je mange du chocolat pour boucher le trou au fond de moi, je dépense des sous pour me donner l’impression d’exister puisque je deviens ainsi propriétaire d’objets nouveaux et crois participer à la vie du monde, je suis fatiguée, je fonctionne pour faire tourner la maison et la famille en piquant régulièrement des colères et des crises que mon mari sait très bien retourner contre moi. Moi aussi je deviens méchante et aigrie.
    Et donc oui, je reste… en espérant avoir le courage de partir le jour où mes enfants seront plus grands et que l’organisation de la semaine deviendra possible sans mon mari.

  74. gatita
    29 octobre 2014 - 14:09

    Je l’ai vécu cette situation… Je sais bien que je suis restée trop longtemps avec l’homme qui a partagé plus de 20 ans de ma vie.
    En accouchant de mon premier enfant, j’ai failli mourir, je suis une miraculée avec tous les ennuis et les joies que cela peut procurer à soi mais aux autres aussi.
    Les docteurs m’ont dit qu’ils ne savaient pas les conséquences d’une telle rémission, mais que cela aurait une incidence sur ma vie et ma santé future.
    De là, mon mari m’a à la fois surprotégée et malmenée. Certes ce n’est pas un calme,ni un muet. Mais je ne me doutais pas qu’on en arriverait là !!!
    Il savait mes points faibles et mes points forts, il savait comment tout combiner pour en arriver à ses fins.
    Il savait me dire que je n’étais qu’une handicapée, que je n’étais rien sans lui. Avec des mots, des actes tendres ou violents, il a su me retenir, tout en me mettant à terre.
    Jusqu’au jour où il a été hospitalisé en psychiatrie……
    J’ai pu enfin fuir pour sauver ma vie et celle de mes enfants !!!

  75. natange
    30 octobre 2014 - 11:23

    8 ans après mon divorce, je m aperçois que j ai fait la plus grande erreur de ma vie. Aujourd’hui je n ai d autre choix que d’assumer.Depuis j’ai tenté 3 histoires que j ai cru belles. Hélas echec, trahison. Aujourd’hui je suis à 800km des miens pour accompagner au quotidien un homme qui m’a promis mont et merveilles,nous n avons rien en commun, nous ne partageons rien, j ai tout changé dans ma vie pour lui, ma façon d’etre, ma façon de parler, j ai meme abandonné mes enfants. Ils sont grands mais je suis partie si loin. Et lui qu’à t il fait rien!!!!
    Je sers de déco, sous ce toit on me parle mal, on me bouscule, on m ignore. Aujourd’hui je n ai plus rien, ni argent, ni ambition, , plus de perspective. Je ne peux meme pas le quitter. Pour aller où?
    Je n’ai pas le choix,n je dois subir.
    Je ne sais pas si ce mail sera lu, mais j’avoue que d’écrire ces quelques lignes m’a fait du bien, alors pour ça
    MERCI

  76. Vivre
    30 octobre 2014 - 14:30

    Bonjour

    Je suis en instance de divorce. Une procédure entamée il y a deux ans après 18 ans de vie commune, des ruptures, des séparations, et de reprises de vies communes jusqu’à un ultime échec. La délivrance est venue d’un tiers…d’une autre femme rencontrée par mon mari et avec qui il vit depuis deux ans.

    Sinon nous serions encore là, dans l’incapacité de trancher d’un coup sec, abattre l’arbre mort qu’était notre couple.

    J’ai vécu sous ses insultes, ses dénigrements, ses crises de jalousie et mal aimée, j’étais incapable de me “donner” à lui. Je l’ai privé d’une vie sexuelle durant des années, car je me refusais. Je crois que c’est la crainte de ce renoncement qui a finalement déclenché, chez lui une envie de départ”.
    J’avais aussi renoncé à être moi même, je m’oubliais. Cela m’était utile de m’oublier. J’avais des vieux démons enfouis qui devaient rester endormis.

    Il est revenu une fois, deux fois, puis encore mais j’étais plus forte, devenue plus forte grâce à une thérapie entreprise il y a dix ans déjà.
    Je l’ai éconduit.

    J’ai eu du mal à renoncer à la famille idéale (que je n’avais pas d’ailleurs, et que je n’ai jamais eu aussi enfant). Je ne voulais pas élever seule mes enfants et ne voulais pas leur infliger “l’absence du père”. Mon mari me menaçait d’oublier ses enfants, de ne plus les voir.

    C’était mon point faible, parmi d’autres.

    Je crois qu’il a compris que j’avais changé, qu’il avait moins d’emprise sur moi.

    Le fait est que j’ai traversé des moments difficiles, lui aussi sans doute. Notre santé en a pris un coup. Je suis malade. J’ai cependant rencontré un homme merveilleux et je réapprends la vie, la normalité dans une relation amoureuse.

    Je n’ai pas de haine pour mon futur ex mari. Nous étions porteurs tous les deux de souffrance. J’ai absorbé la sienne pour oublier la mienne, la mettre de côté. Puis j’ai commencé à me soigner, à ne plus nier que j’allais mal.

    Plus de vingt ans à nous faire mal, à se faire mal. Evidemment nous avons trois enfants qui vont plutôt bien. Mon ex mari a les mêmes attitudes avec sa compagne, mais il se soigne sans doute. Ce n’est plus mon affaire désormais. Je ne vis plus à côté de lui. Et c’est mieux ainsi.

  77. Kay12047
    30 octobre 2014 - 15:31

    cet article vient de me toucher au plus profond parce que c’est exactement mon cas, je suis dans un couple voilà 12 ans, ça n’a jamais bien marché chaque fois je me disais que peut être ça irait et ça n’aller pas. Je me donnais à lui par devoir et non par amour, je n’ai presque pas eu de satisfaction sexuel avec lui et je ne savais même pas que ça exister vraiment,je voyais venir la nuit avec crainte. c’est PN de haut niveau, il ne fallait pas parler avec des hommes qui selon lui tous me draguer et par conséquent tous mes hommes, jusqu’à parler de son propre frère avec qui je n’échangeais que 3 à5 mots par jour et à lui fermer les portes de notre maison avec sa femme et leur enfants; ni avec les femmes qui selon lui m’entrainer dans l’adultère. donc ma vie ne devrait que tourner autours de lui et que dans son univers, j’ai accepté tout même de me couper du monde pour lui faire plaisir mais ça n’a rien donné.mais maintenant ça fait plus d’un an qu’on fait chambre à part, la raison en est qu’il a osé lever la main sur moi. j’ai envie de partir mais j’ai peur de quitter mes enfants( 12 et 7) surtout qu’il ne peut pas au grand jamais me les donner. maintenant j’ai quelqu’un d’autre dans ma vie qui m’a fait comprendre que l’amour vrai existe et que la relation sexuel est très bon et reposant et qu’on peut aimer ça; mais j’ai peur de m’engager avec lui de peur qu’il me trahisse un jour comme mon mari.
    En plus les qu’a dira-t-on aussi me hanter surtout dans notre culture où une femme qui quitte son mari est d’office traiter de pute et d’autres sobriquets, j’ai peur que ça affecte mes enfants qui sont encore jeunes et ne peuvent pas comprendre cette décision
    en plus de tout ça le problème financier, où irai-je sans famille? sans assez d’argent pour m’éloigner de lui? je pense même à quitter le pays pour un autre mais où et comment?
    j’ai ma demi-sœur on s’aime bien mais elle vit dans un autre pays et la joindre là-bas ce n’est pas aussi simple que ça.
    je sais qu’un jour je dois partir et tout laisser ,enfants, maison(50% de partage) mais il est très mesquin; marié sous communauté de biens, il peut même contracter des dettes que je saurais obligé de payer avec lui.
    j’aimerais avoir les témoignage des autres peut être ça va m’aider à me décider, mais c’est dur dur
    Certains amis sont juste là pour t’écouter puis aller colporter dans ton dos en ajouter des A et B à l’histoire; d’autres se disent désolés pour moi alors quand je les demande juste de m’héberger pour un moment tous deviennent gêner et commencer à me dire de prier, oh là là là

  78. Isa
    1 novembre 2014 - 11:14

    Alors que notre société subit une crise économique plusieurs ménages subissent le chômage les manques de finance se font ressentir, les disputes dans le couple sont plus fréquentent, cela va de soit les rancoeurs s’installent et puis on a plus envie de se parler car la personne qui est activé a à sa charge le foyer total responsabilité, les finances et le bien-être des enfants. Quant à celui qui est au chômage ne dit rien de ses journées, ni ou il va, pourquoi il s’en va tous les soirs. Et oui on ne part pas parce que la peur de l’inconnue de devoir encore tous reconstruire, de blesser les enfants encore une fois et de devoir recommencer une nouvelle vie. On finit par prendre confiance en soit et ne plus savoir que faire donc on préfère rester comme cela.

  79. cath
    1 novembre 2014 - 12:07

    et bien moi aussi je fais partie du club…. aucun souci d’indépendance financière j’ai toujours travaillé donc j’aurais pu partir …mais c’est lui qui finalement l’a fait .
    Je connais maintenant quelques raisons qui m’empéchaient de partir .
    Plus jeune il m’était impossible de faire vivre mes enfants avec un beau-père , le mien m’a laissé des souvenirs douloureux d’humiliation et de persecussion qui font qu’inconsciemment je ne pouvais pas reproduire ça pour mes enfants . Les enfants ont grandi et je suis restée , j’ai su ou deviné la souffrance extrème qui se réveillerait en)vivant une séparation et effectivement j’ai touché le fond à deux doigts d’abandonner la vie .
    Mais qui y avait -il à rester avec un homme qui était absent de toute façon qu’il soit là ou non , un homme qui n’était jamais disponible , n’avait jamais envie de rien avec moi, passait son temps au téléphone quand nous étions ensemble , me faisait savoir discrètement mais surement que j’étais mal habillée , mal coiffée , que mes propos n’étaient pas les bons , me ramenait à mes 20 ans comme si en trente ans je n’avais pas évolué , me touchait de moins en moins ,etc…?
    A son départ j’ai entamé une thérapie et je vois peu à peu les enjeux qu’il pouvait représenter pour moi : servir de père à mes enfants , me laisser croire que j’avais réussi ma vie de famille, maintenir l’idée que j’avais fait le bon choix contrairement à ma mère , la peur du vide sans lui , l’habitude et l’attachement car j’ai aimé cet homme … etc
    J’ai pu projeté sur lui mon film de l’homme idéal car il a toujours été absent , transparent et immature , j’ai donc pu l’habiller de mes rêves et c’est cela qui m’a fait tenir car je n’étais pas dans la réalité même si je pleurais bien souvent son indifférence , mon rêve était plus grand , plus fort je m’y suis accrochée comme un arapède à son rocher !
    C’est comme si j’avais passé trente ans avec un photoshop dans les yeux , je l’ai éclairé, j’ai gommé les défauts , accentuer l’éclairage , flouter etc …
    Fille ainée mal aimée, habituée à me contenter de peu j’ai bien sur pris soin de lui, me mettant à disposition , de ses désirs , j’ai cru que c’était ce que l’on faisait quand on aimait on donnait tout à l’autre jusqu’à deviner ce dont il avait besoin avant qu’il ne le demande et on se devait de s’oublier , faire passer l’autre avant !!! j’ai donné , il a pris .
    Aujourd’hui je ne pourrais que regretter d’être rester avec lui si longtemps , trop de souffrance inutile , trop d’énergie perdue , trop de destruction de moi , mais les regrets ne m’aidant pas à avancer je fais avec ce passé bizarre et surtout je me reconstruis , me connaître mieux , avoir plus en confiance avec moi même m’accorder du temps et de l’intêret et je dois dire que c’est bien agréable .

  80. Anonyme
    1 novembre 2014 - 13:27

    parce qu’on a peur de partir, que lui ne partira jamais,
    parce que le changement on ne se l’autorise pas,
    parce qu’en sa presence je perds toute l’energie qu’il me reste
    parce que son anxiete, ses angoisses, je ne peux plus les voir !!

    parce que je me sens nulle, moche, incapable,

  81. miscri
    1 novembre 2014 - 23:33

    Je me suis reconnue dans ce dossier…la question de la séparation est centrale dans ma vie de couple en ce moment.
    J’ai juste envie d’énumérer, de citer ce qui me vient en tête lorsque j’y pense :
    - nous avons déjà vécu un divorce avant de nous connaitre, ce deuxième mariage serait un nouvel échec? A 40 ans?
    - la peur de me retrouver seule à assumer financièrement mes enfants; je ne pourrai pas leur offrir les mêmes choses, pas une belle maison avec un jardin…
    - tout recommencer à zéro, une nouvelle vie, pas la force.
    - peur qu’il me fasse encore plus de mal en étant divorcée que mariée!

    J’ai moi-même vécu enfant unique de parents qui ne s’aimaient plus. Ma mère est restée mariée avec mon père afin de me lancer dans la vie sans souci financier.

    Tout cela est intriqué…reproduire ou faire le contraire.
    Mes enfants peuvent-ils profiter d’une mère malheureuse?

  82. Justine
    2 novembre 2014 - 00:09

    6 ans de vie avec quelqu’un que je n’aimais plus.
    La sexualité n’était plus qu’un acte physiologique.

    Nous étions amoureux au début et ceci pendant 1 à peine…dans les 6 années suivantes, le couple s’est dégradé.
    J’étais étudiante et lui travaillait, parfois le week-end. Nous n’étions pas sur les mêmes rythmes.
    Au début, on se rassurait l’un et l’autre. Il avait besoin de mon amour et moi du sien.
    Chacun compensait les manques de l’enfance ou cherchait à fuir une réalité qu’il n’aimait pas.
    Nous avions quelques penchants communs : la cuisine, les voyages. Nous étions assez raffinés et aimions les belles choses l’un et l’autre et trouvions satisfaction sur ce point.

    Quelques crises sont arrivées de sa part et j’ai pris l’habitude de les accepter. Ses colères lorsqu’il se coiffait, s’occupait de lui et de ses affaires et que cela ne se passait pas comme il le fallait.

    Il n’était pas très affectueux et je ne trouvais plus mon compte sur ce plan.

    J’ai connu quelques difficultés personnelles, notamment le décès de ma mère. Il n’était pas avec moi le soir ou c’est arrivé.

    Je vivais avec un égoïste centré sur sa personne que j’ai découvert et accepté au fur et à mesure en m’oubliant sur ce point. Il ne me parlait presque plus, je l’acceptais.
    J’étais seule dans ma relation mais j’avais peut d’être seule si nous nous quittions car mes parents n’étaient plus la…Et sa famille compensait un peu la mienne.
    Nous cohabitions sous le même toi.
    Je voulais le quitter mais je n’en avais pas le courage. J’avais peur…

    Je l’ai mêle trompé au bout de 2 ans…Tous les 2 ans, je voulais arrêter…

    C’est suite à une mutation professionnelle que j’ai mis mes distances et pris conscience qu’il ne m’apportait rien.

  83. Petit Papillon
    3 novembre 2014 - 13:43

    En cherchant comment assainir et purifier l’air d’une maison trop pleine d’énergie négative, je me suis retrouvée à lire vos témoignages, un par un…
    Je n’ai que 4 ans de vie commune, un petit garçon… et j’étouffe… j’étouffe dans ce couple qui ne ressemble en rien à ce que j’avais imaginé. Je me demande aujourd’hui comment ai-je pu commettre cette erreur et décider de m’unir à une personne qui ne convient en rien à ce que je suis… J’aime partager mon quotidien, j’aime épauler et être épaulé en retour. Je me suis retrouvée au fur et à mesure des mois, des années à trouver mille et une excuse pour ne pas partager son lit. S’en suivirent bien sur des cris à ne plus finir, des violences que l’on oublie pas. Etre la quand monsieur veut se défouler, être la quand monsieur veut absolument un coupable ? J’ai joué ce role pendant un moment…
    Je veux partir. Sans mon fils, je serais bien loin. Mon fils est toute ma vie. Du soutien moral j’en ai, ma famille saura m’épauler. J’ai une peur bleue de tout ce qui est lié à la justice. Je n’ai jamais connu ça; le fait de m’informer uniquement me tétanise.
    Financièrement, je ne peux pas assumer seule.
    Un jour peut-etre…

  84. PapillonBlanc
    3 novembre 2014 - 14:52

    Bonjour
    C’est la première fois qu’un texte sur le sujet me touche autant.. il met le doigt sur quelque chose de très vrai et à mon avis très fréquent et que je traverse également. Pourquoi ne pas partir? S’il n’y a pas de haine et tant que c’est supportable, tant qu’il y a encore certains bons moments en famille, pourquoi partir et prendre le risque de créer la guerre et surtout de ne plus voir ses enfants qu’une semaine sur deux? Et si le père est effectivement colérique et violent, comment arriver à s’autoriser de les laisser seuls avec lui la moitié du temps, en n’étant plus là pour tempérer et adoucir? prendre le contrepoids.. Et comment oser prendre le risque de les voir souffrir du manque de leur mère, et de la vie avec un père qui va leur en faire voir, pour se venger de la mère qui l’a fait souffrir.. Je vois très rarement d’article parler de ce point là.. Je n’ai pas encore trouvé la réponse..

  85. Petit Papillon
    4 novembre 2014 - 01:00

    Papillon Blanc, tes propos sont vrais… Mais faut-il se fier aux rares moments où il y a un peu de joie pour décider de rester. Ce n’est malheureusemet qu’une treve qui ne saura durer. Et l’amour dans tout ça ? Je suppose que pour la majeure partie d’entre nous nous n’en éprouvons plus ou presque.
    Ce que je trouve à la fois rassurant et triste, c’est que ces conjoints colériques le sont bien plus avec la maman qu’avec leurs enfants. Les enfants riment avec patience, jeux, cadeaux et compagnie. Ils ont droit à un visage différent. Sauf lorsqu’ils sont présents lors des crises de colère… Font-ils le lien ?
    Je vous souhaite à toutes de trouver le bonheur, l’épanouissement, le soutien et la lumière au bout du tunnel.

  86. Sarah59
    5 novembre 2014 - 22:43

    Bonsoir,
    Avant de venir sur ce site, je me demandais si c’est moi qui était folle ou lui. Je me sens piégée, j’en ai perdu complètement l’appétit.
    Je vis depuis plus de vingt cinq ans avec le même homme, nous avons eu deux enfants. Ma carrière a été très perturbée par ces grossesses et j’ai fini par rester à la maison pour m’occuper de mes enfants. Nous avons eu une première crise et je lui ai demandé de partir lorsque les enfants étaient petits mais je ne supportais pas de devoir les assumer toute seule et j’ai fini pas lui demander de revenir.
    Depuis cela allait plus ou moins et nos rapport physiques s’espassaient. Ces dernières années, je commençais à trouver insupportable qu’il refuse tout contact au point de marcher à au moins un mètre de moi. Je me consolais en me disant que j’avais une vie plutôt agréable, bien que sans amour. IL m’arrivait de pleurer devant les scènes d’amour dans les films en me disant “pourquoi pas mui ?”.
    Et quand je voyais des gens moches ou handicapés (désolée, jene veux pas être blessante) qui trouvaient l’amour, je me demandait si j’étais aussi horrible pour être aussi seule.Il faut dire que nous sortons presque jamais, nous n’avons pas d’amis, il a fait le vide et refuse d’inviter les amis dont j’ai connaissance. Même sa famille maternelle a coupé les ponts avec moi.
    En rentrant de vacances cette année, j’ai commencé à craquer : je n’ai plus envie de rien, je ne fais plus rien. Cela fait quelques années que j’ai des troubles alimentaires. Lui ne trouve rien à redire que “va consulter” alors que je suis sûre que c’est mon corps qui refuse cette abstinence forcée. Il m’a dégouttée de moi, je ne me regarde jamais dans la glace.
    Après lui avoir encore une fois de m’expliquer pourquoi il ne m’aimait pas, sans réponse, j’ai décidé de ne plus rien vivre avec lui. Je l’ignore donc à la maison, je ne mange plus quand il est là. Il prend soin de se coucher après moi, hélas il partage mon lit.
    Il s’en moque, il continue à vivre comme si de rien n’était….
    Les enfants presque adultes sont au courant de mon désarroi mais s’accommodent (apparemment) du moment qu’ils ont de quoi manger et leur linge entretenus par moi.

    Je pense à disparaître mais je me demande si ce n’est pas son but.C’est là où je me demande si je deviens folle. L’appartement est à moi, et mes autres biens hérités par mes enfants assurent l’avenir.

    Je veux qu’il parte mais je n’ose pas le mettre dehors vis à vis de mes enfants. Il faut que j’accroche, que je sois plus forte que lui.
    Je lui ai demandé cet été s’il était impuissant, il n’a pas réagit. Moi je crève de ne plus avoir de vie sexuelle et il me reste que mes fantasmes pour me faire plaisir. Je me fais des scénarios de fou pour endormir.

    Je n’ose même pas aller sur les sites de rencontres car j’ai honte de moi. Qui s’intéressait à une femme de 55 ans dépressive ?

    Je suis désespérée mais il faut que je tienne jusqu’à ce qu’il comprenne que j’ai fini de jouer mais c’est très dur.

    Courage à toutes

    c

    ps et lisez causette

  87. PapillonBlanc
    6 novembre 2014 - 14:45

    Hé bien Sarah59, je ne comprends pas bien pourquoi tu ne pourrais avoir une discussion calme et posée rien qu’avec lui en disant que vu la situation, il serait peut être mieux de se séparer. (parfois à force de ne plus se parler ou se disputer continuellement, changer son approche peut s’avérer productif) Afin que chacun aie sa chance de revivre un amour plus vrai? Quand on en arrive à ce point, chacun y a à gagner… Et si c’est justement ce qu’il veut, en définitive, pourquoi pas? Je pense que si notre couple en arrivait à cette situation, j’aurais le courage de passer le cap. Personne n’est obligé de subir ça. Personne n’est obligé de vivre avec qqun qu’il n’aime pas.. Il faut commencer à profiter de ta vie! Ne perd plus ton temps.. L’ignorance est pire que tout.. Attendre qu’il bouge, mais ça n’arrivera peut être jamais. Les hommes ont rarement le courage de partir et quitter le confort d’une femme qui les entretient… Courage!

  88. PapillonBlanc
    6 novembre 2014 - 14:52

    Merci Petit Papillon pour ton commentaire. Il reste malgré tout l’attachement, de l’amitié.. Ce n’est probablement pas suffisant, mais parfois ca empêche de prendre des décisions qui n’apporteraient – à la place – que mépris, et vengance de sa part.. dur dur. Donc on attend que les choses soit s’empirent – pour finalement arriver à décider sans trop de difficulté – soit s’améliorent. Mais pour ca, il faut , je pense, méthodiquement attaquer les problèmes, les uns après les autres, et voir si c’est réglable. Et ensuite, une fois réglé, voir si on peut retomber amoureux.. Tout un programme. Mais j’envisage de l’attaquer rapidement car je veux pousser pour enfin comprendre s’il faut partir ou rester.. Ne plus perdre de temps..

  89. isa.
    6 novembre 2014 - 17:25

    Nous faisons chambre à part depuis septembre 2013. Ma vie au quotidien est intolérable et pourtant, moi, femme indépendante, je reste. Je n’ai nulle part où aller. Demande de cautionnaires que je n’ai pas (mes parents sont décédés depuis longtemps et personne que j’oserais solliciter pour une aide), Les études de mon fils ainé à continuer d’assumer…. bref, je reste…. certains penseront peut-être que je me cache derrière ces difficultés pour me trouver des excuses. Je peux tout à fait entendre ces arguments mais je n’y adhère pas… J’ai pensé durant mes dernières vacances prendre un sac à dos et partir, marcher loin devant. Je n’ai pas eu la force d’abandonner mes deux fils. J’essaies de garder la tête hors de l’eau, de m’accrocher à mon boulot, voir les aspects positifs de cette situation…. tout est bien illusoire.
    Je ne suis pas dépressive, je suis résignée (du moins pour l’instant!) car quoiqu’il m’en coute pour l’instant, je sais que d’ici deux ans environ (quand mon fils aura terminé ses études et que tous deux seront en sécurité), je partirais, je reprendrais ma vie en mains et alors, je vivrais… c’est mon choix et je l’assume. Mon couple est mort depuis longtemps déjà mais ma vie de femme, elle, ne s’est pas interrompue. Je trouve du réconfort et de la tendresse dans d’autres bras mais je ne m’engage plus affectivement. Je ne le souhaite plus.
    Pour l’instant, j’attends…. Je garde cependant cette intime certitude que cette léthargie ne durera pas, que ma vie m’attend! Je n’ai que 45 ans!!!!

  90. Secret
    7 novembre 2014 - 11:54

    Que faire quand le conjoint se révèle trop différent, qu’il n’y a pas grand-chose à partager avec lui, que des échanges profonds sont difficiles parce que les centres d’intérêt de l’un sont étrangers aux préoccupations de l’autre ? Que faire quand, malgré tout, l’attachement est là, qui n’a peut-être plus rien à voir avec l’amour mais qui représente un socle commun ? Faut-il tout plaquer quand passe à portée du cœur une possibilité d’amour avec un être plus conforme à ses aspirations et besoins ? Peut-on raisonnablement bâtir son bonheur sur le malheur de l’autre ?

  91. Paul
    7 novembre 2014 - 14:15

    Le témoignage de “Secret” me rappelle la chanson qu’interprétait Georges Brassens, “Les passantes” et qui se termine ainsi :
    “Mais si l’on a manqué sa vie
    On songe avec un peu d’envie
    A tous ces bonheurs entrevus
    Aux baisers qu’on n’osa pas prendre
    Aux coeurs qui doivent vous attendre
    Aux yeux qu’on n’a jamais revus
    Alors, aux soirs de lassitude
    Tout en peuplant sa solitude
    Des fantômes du souvenir
    On pleure les lèvres absentes
    De toutes ces belles passantes
    Que l’on n’a pas su retenir”

    Félicitations à “Secret” (homme ou femme) qui a tenu bon, est resté fidèle malgré les frustrations et les insatisfactions. Un bel exemple pour les jeunes qui, au moindre désagrément, vont chercher le bonheur ailleurs, laissant l’autre dans une souffrance indicible.

  92. lounhia
    9 novembre 2014 - 14:18

    Cela faisait 12 ans que nous étions mariés. J’ai fait un bon coup de déprime (Prozac et 2 séances de psy par semaine). Je me levais le matin en me disant “ce n’est pas ma vie”. J’ai songé à en finir (emmener les enfants à l’école un matin et aller me foutre en l’air avec ma voiture). Il m’a fallu du temps pour comprendre que c’était ma vie de couple qui me tuait. Nous n’avions plus de valeurs ni de projets communs, mais des petites habitudes, routines, surtout ne rien changer, faire comme l’an dernier, le même Noël depuis 10 ans. Et huit ans plus tard (le plus jeune des trois enfants avait 16 ans) un soir en rentrant du travail, j’ai dit à mon mari que notre mariage était une “mascarade”, qu’on faisait semblant, qu’une vie à deux pour partager un logement et des frais, ça n’avait pas de sens pour moi, que je ne l’aimais plus et demandais le divorce. Comment ne pas craquer pendant ces huit années ? J’ai toujours travaillé, j’ai repris des études, suis allée chanter du jazz ds une chorale, j’ai démarré une activité bénévole. Pourquoi avoir tant attendu ? Mon ex-mari aurait mis les enfants au milieu du conflit (chose qu’il a faite lors de mon départ mais ils étaient plus grands). Il m’a dit que puisque je veux divorcer, je dois quitter la maison, avec seulement mes livres et mes vêtements (ce que j’ai fait), que je ne pourrai pas m’en sortir financièrement seule (mais si, ça va très bien), que notre divorce durera 10 ans et que je n’aurai pas un euro. Je crois que j’avais conscience qu’en partant, il n’aurait plus de pouvoir sur moi, et c’est de cette emprise insidieuse dont j’ai eu du mal à me défaire. Mais depuis 6 ans que je suis partie, qu’est-ce que je me sens libre ! Cela m’a donné une énergie incroyable. Je n’ai plus cette impression de me sentir engluée dans une vie insipide, à jouer “la femme de” parce que ça fait bien. Aujourd’hui, plus de masque ou de faux-semblants. JE SUIS MOI !

  93. Julie
    9 novembre 2014 - 16:01

    Dans votre article “agrippés au bord du lit”, je me suis reconnue. Plus de 20 ans de vie commune et un éloignement de 2 personnes plus sur la même longueur d’ondes,un désamour qui petit à petit s’est installé sans trop compreNdre les causes. une belle maison, une jolie famille en apparence, une vie que beaucoup pourraient envier vue de l’extérieur mais c’était pour moi une prison dorée. Je me suis enfin séparée début septembre mais j’ai mis le temps ! pour les raisons évoquées dans l’article mais aussi par peur de faire de la peine à mon conjoint, par peur de sa réaction. J’en venais à me dire qu’il fallait qu’il se passe quelque chose dans ma vie n’importe quoi voire même une maladie grave (ça parait fou!)pour qu’il y ait un changement car cette routine me pesait de plus en plus même si par ailleurs j’ai une vie professionnelle qui m’occupe beaucoup. Quand mon conjoint a évoqué lui aussi l’idée de la séparation et que je l’ai senti prêt, j’ai franchi le pas.
    Je ne regrette pas ma décision (ou plutôt notre décision) ; nous sommes restés proches. Nous nous accordons bien pour l’éducation de nos enfants et il y a beaucoup de respect entre nous. J’ai vraiment l’impression de me ressourcer en vivant seule à nouveau car je pense qu’à force de trop attendre je suis passée pas loin d’une forme de dépression.

  94. Anne
    9 novembre 2014 - 22:48

    Merci de m’avoir donné la parole.

  95. mimi
    11 novembre 2014 - 11:05

    je me suis reconnue dans votre article j ‘ ai de plus en plus mal a commmuniquer avec mon mari suite a un cancer du sein j épprouve beaucoup de colere j ai essaye de dialogue avec lui mais il ne veut rien entendre je n ai pas de famille et si je pars je n’ai nulle part ou aller et financierement je m en sortirai pas donc je reste et je continue a m empoisonnee

  96. Céjaja
    11 novembre 2014 - 15:47

    Piègée dans mon couple, c’est exactement ça ! Et tellement humiliée par cette situation… Je voulais tellement rompre le schéma et choisir ma vie. Mais j’avais trop peur. Et puis je l’ai aimé longtemps, finalement. C’est difficile, là, aujourd’hui, de s’en souvenir, parce que maintenant tout cet amour s’est tellement transformé en haine qui voile tout, y compris notre passé. Je vois tellement tout sous un autre angle ! Pourtant j’ai cru en notre histoire. J’ai cru en cet homme grand et fort, déterminé et dont j’imaginais qu’il allait me protéger, m’accompagner sur le chemin de la vie. J’ai cru que nous allions construire quelque chose ensemble. A ce moment-là, c’est l’amour qui a tout voilé. La volonté infernale de croire en notre histoire. En l’histoire de deux personnes en qui personne ne croyait…
    Maintenant ça fait 30 ans de vie que nous partageons. Enfin… Non, justement. C’est le problème : nous ne partageons rien, à part nos salaires et notre toit. Mais de nos jours, c’est énorme. Je n’ai aucune sécurité professionnelle donc matérielle. Le domaine dans lequel je travaille est incertain. J’ai toujours rebondi mais j’ai maintenant 50 ans et plus l’énergie suffisante pour me prendre en main. Je m’en veux, mais je suis vidée.
    J’ai tout pris en charge dès le départ de notre vie commune, parce que lui ne s’était jamais soucié de rien auparavant et n’avait pas envie de s’en soucier d’ailleurs : l’intendance du foyer, la paperasse (la sienne, la mienne), les comptes, son bien-être puis les 3 enfants, leurs nourrices, leurs scolarités, leur santé, leur écoute… J’ai tout géré. Tout sauf moi finalement ! J’ai du très vite faire un trait sur tout ce que j’aimais : aller danser, aller se promener, recevoir des amis, les films français, la bonne cuisine. Pas de sous et de toute façon durant de longues années j’étais trop occupée pour avoir des loisirs ou mettre en œuvre un divorce (quand j’avais des éclairs de lucidité et me rendait compte qu’il ne me rendait pas heureuse ou détruisait ses enfants avec son comportement) ! On ne peut pas être sur tous les fronts : le travail, les enfants, la maison. Et puis quand les enfants ont été plus grands et qu’on aurait pu envisager d’avoir à nouveau une vie de couple il était déjà enfermé dans son mutisme : pas de vie sociale, pas de sorties, pas d’échange ni avec moi ni avec les enfants.
    Le néant.
    Et au même moment, en cadeau pour mes 40 ans, le diagnostic de ma maladie –une sclérose en plaques – et, là encore, son indifférence. Ne pas en parler, faire comme si de rien n’était… Ce qui n’a fait qu’amplifier le fossé entre nous. Alors que j’étais fatiguée par la maladie, au lieu de me soutenir ou de prendre le relais dans la vie domestique afin de me soulager, il me disait : « Mais pourquoi tu ne te mets pas en arrêt maladie ?! » tout plutôt que de se mobiliser, tout plutôt qu’agir. Une fois encore, c’était à moi de faire, de prendre le risque de perdre mon travail. A partir de ce moment ma rancœur a commencé à grandir.
    Mais j’avais déjà peur de le quitter et de me retrouver seule avec trois enfants pour des raisons financières. Là, avec cette maladie qui est une épée de Damoclès, dont on ne connait jamais l’évolution et dans quel état on va se trouver, c’était pire ! Je suis seule ; ma mère a quitté la région il y a 30 ans et à refait sa vie. Je suis née de père inconnu et n’ai, par ailleurs, aucune famille. Plus d’amis. Parce qu’à force de puiser en moi l’énergie pour faire face je me suis aigrie et suis devenue infréquentable. Trop triste. Trop vindicative. Et quand on ne s’aime plus, les autres non plus ne vous aiment plus.
    Alors, de peur de venir grossir la cohorte des précaires et de perdre le peu de confort matériel que j’ai, je supporte cette vie conjugale d’un couple qui n’existe plus. Ni socialement ni affectivement. Chaque jour je lui en veux de n’avoir rien vu et chaque jour je m’en veux d’avoir laissé les choses en arriver là. De ne pas avoir réagi avant. D’en être arrivé à le haïr tout en étant consciente que celle que je déteste le plus, c’est moi de rester là sans rien faire, tétanisée par la peur de la solitude et de la précarité. Piégée…

  97. Neptune
    12 novembre 2014 - 11:32

    C’est une sorte de piège sournois, insidieux qui vient “naturellement “je dirais et duquel il est difficile de sortir malgré la conscience d’y rentrer doucement.
    J’ai déjà vécu en couple et ces quelques expériences m’ont permis de prendre conscience de nécessités, notamment celle de ne pas idéaliser la “fusion” ressentie et de se laisser du temps pour soi. Pourtant même si je suis toujours amoureuse de mon mari, même si je sais que notre amour est solide et que je peux compter sur lui (ce qui est, il me semble une preuve indiscutable d’amour)j’ai le sentiment de m’enliser (encore une fois) dans une relation qui fragilise ,pour moi en tout cas, mon couple. Le quotidien, les enfants, les activités professionnelles, je suis une excellente gestionnaire mais notre couple, notre temps me manque et malgré mon amour je m’habitue à “fonctionner” de la sorte et au final “nos” moments n’en sont plus car je ne suis plus vraiment dans cette optique de partage. Comme j’ai pris l’habitude de faire beaucoup et de gérer “seule” (mon mari s’investit beaucoup dans son travail) je me rends compte que même là mon mari est absent car trop accaparé par ses activités et j’en souffre. Donc je m’habitue à être seule, à m’occuper seule et les moments où l’on est ensemble vraiment (rares) ne sont plus des moments “pour moi” dont j’ai besoin et ayant pris l’habitude de faire sans lui, j’ai du mal à aller vers lui alors que je l’aime toujours. Le lot quotidien de beaucoup de couples je crois: après l’idéalisation du couple, la réalité et le couple qui ne devient plus que deux personnes qui cohabitent. Oui les sentiments sont là mais l’amour s’est transformé. J’ai du mal à l’admettre malgré la distance que je mets dans mon analyse (cette “distanciation nécessaire”, j’ai étudié la sociologie”…un peu pour savoir qu’il faut rester “extérieur” à son objet d’étude pour ne pas faire du jugement de valeur) et je vois notre couple comme beaucoup d’autres se transformer, basculer vers ce quotidien qui peut être si plaisant pourtant mais qui là devient pesant: ne plus voir que les défauts car la “fusion” n’est plus et plus rien n’est fait pour la raviver.
    Nous en sommes conscients, mais j’ai peur de ne finir que par cohabiter avec mon mari et cette idée m’effraie. Là est le piège: le couple s’enferme dans son propre piège du couple, du vivre ensemble. C’est un projet, mais la flamme a disparu, les cendres sont encore chaudes et peuvent être ravivées comme elles peuvent s’éteindre et sécher.
    Ce piège là on a beau tenter de l’éviter on y tombe tous dedans, on a beau se dire “il faut que l’on prenne du temps pour nous, c’est nécessaire”, “je sais mais je t’aime toujours”, c’est une évidence, et pour ma part avoir du mal à trouver du plaisir dans les quelques moments qui nous restent (une fois le temps pour tout le reste et tous les autres décompté). C’est un piège réel, pas un piège de souffrances physiques et morales comme celui des femmes battues qui ont peur de partir, moi je veux rester mais dois-je accepter cette fatalité? Telle est ma réflexion sur ce “piège” que je ressens et dont pourtant je refuse de sortir car je tiens à mon couple et j’aime mon mari.

  98. Bénédicte
    14 novembre 2014 - 06:07

    “Plus d’amis. Parce qu’à force de puiser en moi l’énergie pour faire face je me suis aigrie et suis devenue infréquentable. Trop triste. Trop vindicative. Et quand on ne s’aime plus, les autres non plus ne vous aiment plus.” – Céjaja
    C’est exactement ça… Et personne ne s’en rend compte autour de nous…

  99. nathalie
    26 novembre 2014 - 14:59

    quand j’ai lu la chronique “agrippés au bord du lit” j’ai halluciné !! c’est exactement ce que je vis depuis des années déjà. En couple depuis 18 ans, avec deux enfants de 12 et 16 ans, j’ai commencé à ressentir une profonde lassitude depuis 8 ans environ. Peu de dialogues et de complicité entre nous et des disputes très fréquentes sur l’argent, l’éducation, les sorties… c’est toujours moi qui suit compliquée, dépensière, irresponsable etc etc…Par manque d’audace et de courage j’ai préféré rester en couple et faire semblant mais ma santé physique et mentale en a pris un sacré coup ! toujours fatiguée, très sensible et d’humeur changeante je passe du tout au rien. Depuis plus d’un an nous n’avons plus de relation sexuelle et j’ai décidé la séparation mais au départ il a dit qu’il n’avait pas les moyens financièrement.Maintenant il est d’accord mais il faut vendre la maison ce qui ne va pas être simple. Le quotidien est difficile car nous nous manquons souvent de respect mais je n’attends plus rien de lui et je me sens plus vraie. J’espère seulement que mes enfants ne vont pas reproduire ce schéma et être heureux.

  100. Rosine
    30 novembre 2014 - 12:09

    Moi aussi, je suis piégée et par manque de moyens financiers.
    Je me disais que j’étais une mauvaise épouse et au lire de vos témoignages, je ne me sens plus seule. C’est bête à dire, mais je n’avais pas pensé que d’autres femmes pouvaient vivre la même chose que moi tellement je me culpabilisais.
    Il y a 30 ans que nous sommes mariés. Au départ je n’ai pas réalisé que les dés étaient déjà pipés. Je sortais d’un mariage désastreux et j’ai foncé la tête la première dans cette relation. Comme on dit, quand on est pris dans la tempête, le premier port est le bon. J’ai mis toute mon énergie et ma bonne volonté pour faire fonctionner ce mariage. Je me suis totalement oubliée, trop occupée à m’occuper des enfants, de la bonne marche de la maison, du confort de mon mari. Il m’aura fallu des années pour réaliser que tout ce que je faisais n’était pas payé de retour.
    Pendant des années j’ai tout assumé, ses réflexions blessantes, son indifférence, sa fainéantise à la maison (au point que j’ai fait tous les gros travaux de l’aménagement de notre logis toute seule, incluant carrelages, murs, terrassement etc…)
    A force je me suis laissée gagner par son désintérêt puis finalement, à ma grande honte, par la haine. Les nuits agrippée au bord du matelas pour éviter tout contact, je connais. J’avais même trouvé une parade : un polochon entre nos deux corps sous prétexte de mal de dos. Jusqu’à ce qu’il me vire de la chambre conjugale sous prétexte que je n’étais même pas bonne à baiser. Un bien finalement, puisque j’ai intégré la chambre d’amis et que je m’y suis trouvée tellement mieux !
    Je n’ai jamais pu parler de notre couple avec lui. Une fois j’ai essayé d’aborder le sujet, de faire valoir mes doléances. Il m’a répondu que lui était parfaitement heureux et que je devais me poser des questions personnelles sur le fait que c’était le deuxième mariage dans lequel je ne me sentais pas bien.
    J’essaie d’être philosophe. Je me dis que cette situation a des avantages puisqu’elle me permet de vivre dans une relative sécurité matérielle. J’ai une toute petite retraite, très insuffisante pour me faire même végéter dans la précarité. Pour le moment, j’arrive à supporter la situation parce que mon mari travaille encore mais je ne sais pas ce qu’il adviendra de moi lorsqu’il sera 24 heures sur 24 à la maison.
    Bien sûr, je paie un lourd tribu pour cette relative tranquillité matérielle. J’ai fait une grave dépression avec ts. Ma santé se dégrade de plus en plus: problèmes de dos, intestins irritables, fibromyalgie, crises d’angoisse, fatigue permanente.
    Et l’avenir n’est que haine, hostilité et peur.

  101. Martine
    16 décembre 2014 - 18:45

    Pourquoi avons-nous peur de rêver à une autre vie?
    Dans le meilleur des cas :
    Parce que le rêve précédent n’est pas encore éteint,
    parce qu’on croit qu’il y a encore quelque chose à sauver, voire à vivre enfin,
    parce qu’on n’est pas aussi ennemi qu’on le croit.
    Dans le pire des cas :
    Parce que la relation est tellement toxique qu’elle nous a vidées de toute énergie, de tout espoir, de toute confiance en nous et en la vie…

  102. PapillonBlanc
    18 décembre 2014 - 09:47

    C’est bien résumé…

  103. mamie7680
    28 décembre 2014 - 21:31

    Merci Martine, je pencherai pour la quatrième hypothèse, pourquoi en arriver à un dégoût aussi fort et aussi intense de la vie ….. des années d’espoir et de lutte ont eu raison de ma santé, l’heure de la retraite est arrivée et une grande solitude qui était partiellement comblée par le travail….aucune solution pour en sortir….
    J’ai pu à plusieurs reprises, avec l’aide d’un médecin , discuter à propos de cette phrase ” Le contraire de l’Amour n’est pas la haine mais l’indifférence ”
    Que faire quand on se sent aussi démunie face à cette indifférence qui nous fait tomber plus bas que terre, j’irais jusqu’à dire que les animaux reçoivent plus d’amour que certains humains!!!!!!!!!! je sais qu’ on pourra toujours me répondre qu’il fallait y réfléchir avant, hélas on n’est pas toujours maître de sa vie et la ” prison dorée ” existe bien.

  104. etincelle
    28 décembre 2014 - 22:26

    Mon couple a 30 ans…enfant a 17…situation financière bâtie ensemble de rien. Je ne l’aime plus, lui il m’aime toujours. loi je veux partir depuis des années, je suis passée par les étapes: enfant, situation financière…je suis à l’étape: je ne veux pas faire mal à mon mari qui m’aime toujours…le poids de la la culpabilité, de la destruction etc. est difficile à assumer. mais le pire c’est savoir faire souffrir l’autre qui n’a pas mérité ni voulu, ni vu venir. Il y a aussi la peur de l’inconnu, cette liberté que l’on souhaite mais ne connais pas. sera-t-elle bénéfique? Apportera-t-elle le bonheur rêvée? l’harmonie? ou la solitude, la déception? Certes, vivre avec un être que ‘on aime plus, c’est éprouvant, ennuyeux, révoltant etc. Mais vivre une succession des relations sans le lendemain avec les êtres qui n’ont rien à faire de vous? Qui n’ont que un seul désire, s’amuser et déguerpir? C’est une décision difficile à prendre et la situation difficile à assumer avec l’âge…d’où on cogite, on pèse…
    Certes, partir pour un(e) autre c’est plus facile. On détruit pour construire…ou au moins pour vivre une histoire, peu importe sa durée ou son impacte. il reste l’espoir.
    Mais partir pour soi, juste parce que l’on est pas bien, plus de sentiments ou de désirs…c’est si difficile. cela fait peur.

  105. ZAZOU
    31 décembre 2014 - 15:58

    j’ai 48 ans, mon mari 50 ans, il m’a toujours aimée, été tendre, compréhensif, aimé les caresses, la sexualité, il a toujours travaillé pour nous et notre enfant unique âgé de 10 ans actuellement. J’ai pris un sacré coup de vieux depuis surtout 3, 4 ans car j’ai vu ma soeur mourir d’un cancer. J’ai toujours eu des difficultés sexuelles, et il y plusieurs années celà me fait vraiment peur, m’angoisse car nous n’avons plus de relation où alors je fait un effort car je crains parfois que mon mari va me dire un jour de partir (mais je ne pense pas car il est habitué et nous en avons discuté ensemble et il souhaite qu’on reste ensemble ne serait ce que pour notre fils)… je me demande parfois si notre vie à 3 est bonne pour notre fils … et pour nous. Va t on continué à vivre ainsi dans le travail et nos répétitions de vie, nos habitudes, avec notamment mes compensations alimentaires, mes moments d’aversion avec mon fils… Ce qui m’a fait avancer ce sont mes lectures sur le bouddhisme, sur psychologie magazine aussi. Bien que j’ai lu pas mal d’ouvrage sur les relations sexuelles, les relations parents enfants, je n’arrive pas à mettre en pratique. Mais chaque jour est unique, et je me dis qu’il faut vivre l’instant présent.
    Merci de l’écoute ….

  106. mimoi
    3 janvier 2015 - 08:16

    Les témoignages sont très intéressants et je m’y retrouve. Je me sens piégée oui, je subis une indifférence totale de tout ce que je vis et j’ai vécu. Ca fait bien longtemps que c’est difficile, et à chaque fois d’autres problèmes prenaient le dessus : j’étais mal dans mon couple mais il fallait affronter d’autres combats et être unis sur certains points. Je me sens comme détruite et j’ai peur du divorce car j’ai peur que mon mari me détruise psychologiquement encore plus. Il ne veut pas divorcer car il lui faudra payer, c’est son argument. J’ai mené beaucoup de combats (inceste, dépression, problèmes familiaux…) j’ai essayé de remettre de l’ordre en moi pour faire une famille “saine” je suis isolée de ma famille d’origine qui me rejette. Je suis fatiguée maintenant pour le combat du divorce. Mon ennemi c’est moi qui n’ose pas me lancer et qui n’ai plus confiance en moi, moi qui reste en enfer par lassitude…

  107. nikol503
    5 janvier 2015 - 00:12

    Le 27 octobre dernier j’ai terminé ma relation avec mon copain que je voyais chez moi seulement les fins de semaine depuis 5 ans. et depuis il me poursuit soit pendant mon heure de dîner au bureau ou les fins de semaine. je ne suis plus tranquille… il trône autour de mon environnement continuellement… il vient sonner dans mon immeuble… me laisse des messages téléphoniques et quelques fois réussi à entrer dans l’immeuble et laisse des cartons collés dans ma porte… je suis à bout.. Comment puis-je me défende légalement (poivre de Cayenne, arme à feu, etc.

  108. alison
    18 janvier 2015 - 21:10

    Mon couple va plus malgres les sentiments je suis desemparer je ne sais plus koi faire
    Moi je suis sans emploi donc je ne peut pas quitter le logement que je suis actuellement avec mon compagnon donc on vit dans la tristesse,distance…c insupportable au point ou je veut tout abandonner….mais voila nous avons un enfant qui voit ce qui se passe…j’ai besoin d’aide…

  109. sam
    21 janvier 2015 - 10:23

    nous sommes ensemble depuis 23 ans nous avons un enfant de 10 ans, nous étions très amoureux les premières années puis j’ai vécu une première blessure due à son infidélité, j’ai du repenser mon investissement dans le couple et dépasser cette douleur en relativisant, mon amour pour lui s’est écorché un peu d’abord, puis notre désir d’enfant nous a rapproché, nous étions très complices, d’accord sur beaucoup de domaines, puis une deuxième blessure du à des mensonges récurrents et la découverte d’un comportement de séduction avec ses collègues de boulot, j’ai continué à l’aimer mais moins, et le désir sexuel pour lui s’est amenuisé, puis à nouveau une relation extraconjugale de son côté. Un doute envahissant sur mon désir sexuel et ma capacité à ressentir à nouveau de l’amour et du désir. j’ai moi aussi succombé au charme d’un homme avec qui j’ai retrouvé des sensations. Une relation passagère qui m’a permis d’avoir plus confiance en moi et m’autoriser à me laisser aller plus avec mon mari tout en ayant de moins en moins de sentiments pour lui et peu de désir, mais je me forçais en culpabilisant parfois. Notre relation a toujours été correcte, sans gros conflits, nous sommes attachés l’un à l’autre. je dirai même que lui réalise qu’il m’aime énormément et réalise ce qu’il avait entre les mains et regrette de m’avoir menti ou trompée. Il est malheureux. Nous n’avons plus de rapport depuis 9 mois. Il fait beaucoup d’efforts pour me reconquérir, être attentif mais cela ne change rien en mes sentiments: je l’aime beaucoup mais je ne suis plus amoureuse et j’envisagerais bien une séparation mais je ne la souhaite pas vraiment : nous sommes de très bons parents ensembles, notre fils est heureux, nous avons une belle maison que nous investissons ensembles, j’ai des ressources financières faibles,mon mari ne veux pas de séparation pour le moment,je ne veux faire souffrir personne, nous avons une qualité de vie agréable… voilà pourquoi je ne pars pas….pour l’instant.

  110. KENOU
    24 janvier 2015 - 14:59

    Mon couple a moi va très mal je suis arrivée au point de détester mon mari par fois c pire il met complètement indifférent je souhaite du plus profond de mon cœur de ne plus le voir de ma vie. mais je reste en attendant que ça soit lui qui me quitte car dans nos traditions le femme ne demande pas le divorce et même a cause de mes deux garçons je me dis par fois qu’ils ont besoins de leur père même si il ne fait rien pour eux. juste un information de plus cet homme me bat depuis la naissance de mon premier garçon c.à.d. depuis environ 5 ans et je veux dire violence physique et moral. je n’ai aucune estime pour lui ni aucun respect . que dois je faire.

  111. zem66
    8 février 2015 - 16:43

    Je vis et ressent beaucoup de choses comme dans ces témoignages. Souffrances, peurs, peur de faire le con, gaspillage, colère, haine, c’est très très dur. 24 ans de mariage et encore un enfant de 8 ans, des sentiments bizarres.

  112. dido
    9 février 2015 - 10:30

    Bonsoir Monsieur Kauffman
    Sans doute est-il bien tard pour manifester l’intérêt porté à votre article …
    J’avais acheté cette revue lors d’un voyage TGV, attirée par la jolie photo de Charlotte Gainsbourg, personne que je trouve dynamique intelligente et réfléchie.
    J’ai lu et relu plusieurs fois votre article, parlant clairement d’un problème, d’un mode d’existence peu évoqué jusqu’ici je crois. Cela m’a rappelé ‘un poème :
    Dans le mitant du lit, la rivière est profonde
    Tous les chevaux du roi pourraient y boire ensemble
    C’était en plus bien rare et très admirable cette possibilité de vous répondre
    C’est tellement vrai que cette génération de jeunes et d’un peu moins jeunes mariés veut l’amour total et la vie à fond , très bien très vite comme à la Télé Je pense que l’exemple reçu commençait déjà à aller dans ce sens : les maisons toutes installées et pas de bricolages, les voyages chers, loin, à crédit tant pis, la cuisine toute prête ça va vite, et beaucoup de choses dans ce sens. Alors si la mayonnaise ne prend pas tout et suite ou se trouble : il faut tout changer : pas de patience, pas d’indulgence – ça s’apprend plus tard je crois – d’où familles décomposées, fracassées, recomposées, enfants subissant tout.
    Dans les années de la trentaine, de la quarantaine on ne reste pas accroché au bord du lit bien longtemps. On est encore dans la vie de travail, de mouvement, d’échanges et de rencontres et on ne peut rester ainsi. Et il y a aussi les pulsions simplement physiques qui amènent assez vite à la réaction.

    C’est plus tard que tout se complique et devient inextricable ….
    Quand l’âge est avancé et même très avancé que faire, que devenir ?
    Plus on avance en âge et plus le couple tisse des liens divers et pas forcément affectifs, et aussi des habitudes confortables, des partages de tâches voire de loisirs, sans parler des amis et aussi de la santé qui vacille chez l’un ou l’autre ou les deux- temps l’aide mutuelle une évidence
    Et plus il y a de liens noués, plus il faudra en dénouer un à un et alors, envisager une séparation devient un véritable challenge. Et 47 ans de vie commune, de mariage, c’est peu déraisonnable….
    Quand un seul a le courage de parler et d’essayer de retrouver une harmonie, que faire si l’autre ne veut pas entendre ? Ni entendre ni parler ni discuter ni tenter de comprendre la main tendue. Que faire?
    Quand il n’arrive pas à répondre aux simples questions :” que peut-on faire mieux ? Pour mieux partager ?”
    Quand il n’y a plus ni tendresse, ni regard, ni attentions visibles, ni dialogue ….mais seulement des gestes de devoirs visibles de tous sinon on passerait pour “un méchant” aux yeux des plus ou moins proches, que faire ?
    Quand le couple est largement retraité, disons simplement et clairement vieux ( mot tabou n’est-ce pas ) comment envisager une solution : rester sans envie (sans. en vie ) ? vivre en indifférence? Partager les enfants plus qu’adultes, le toit, les courses, les repas, la maison (et on sait qui prend ça en charge en général même quand les deux ne travaillent plus et disposent de temps équivalent) sans plaisir et répéter chaque jour sans goût parce que sans aucun regard de gentillesse, ce quotidien un peu désespéré
    La difficulté est que l’on croit que les vieux ça va de 65 à 90 ans voir plus maintenant et la tendance générale est de mettre toute cette tranche d’âge -c’est à dire près de
    30 années- dans le même panier. Ça ne viendrait à l’esprit de personne de faire comme si on pouvait mettre en vrac les 10 à 40 ans !!!!
    Pour ceux qu’on nomme les seniors ….ça marche !!!
    Et l’entrée en période “senior-retraité” est souvent terrible. Pratiquée comme une protection dans les pays “civilisés” c’est très souvent bien difficile comme une mise à part, une exclusion
    Et en plus la société se croit en droit de s’offusquer quand un bien courageux “senior” finit par se séparer. …Je me souviens d’un oncle de 86 ans qui disait « je vais divorcer ….mais il ne l ;a pas fait
    Mais comment ne pas rester au bord du lit quand même la tendresse ne passe plus ?
    Comment se résoudre au silence de l’autre malgré des demandes, des explications, des lettres ?
    Ou trouver l’électrochoc qui amènera une réaction ?
    Alors il ne reste plus que la grève du sexe ( si … Et même si on est plutôt pour ce plaisir partagé) la grève du corps, car ce corps c’est la limite de notre seule vraie propriété privée
    Voilà, vous annonciez votre article ” pas très gai” et je crois que ma réponse ne l’est pas non plus.
    Et je finis par me poser la question : y a-t-il des psys pourraient expliquer un tel refus un tel barrage et amener à mieux ? J’ai un peu essayé d’en parler sans résultat ni éclairage ni conseil bien sûr
    Merci encore pour votre offre de réponse
    Bien sincèrement à vous

  113. richardsully
    25 février 2015 - 06:14

    Bonjour
    je suis un homme de 61 ans deux enfants d’un premier mariage et mon épouse actuelle en a deux aussi.
    Je vis une situation familiale difficile qui a fini par atteindre la cohésion de notre couple.
    En effet confronté à l’hostilité assumée de mes deux belles filles plus jeunes que mes enfants (18 et 23)alors que mes enfants ont respectivement 32 et 38 ans, je me suis vite rendu compte que mon épouse ne faisait rien pour m’aider à me faire respecter face à ses filles qui déclaraient ouvertement et devant une pleine maison d’invités qu’elles n’avaient pas à me respecter parce que je n’était pas leur père ou leur grand père. par contre elle trouve tout naturel que je participe pour ne pas dire que j’assume leurs dépenses qu’elles se complaisent à exagérer pour me nuire.
    Aujourd’hui elles ont quitté la maison mais sont toujours à notre charge tout en affichant une arrogance et un mépris insupportables.
    Bref mon épouse me cache l’adresse de l’ainée, comme si j’allais l’agresser à 300km de mon domicile et ne me dit rien des manigances de la cadette qui vit en couple depuis 1 an et demi mais qui trouve normal de demander des subsides à celui qu’elle affirme ne pas respecter.
    Mon épouse retient une part importante de son salaire pour elle mais prétend ne pas les aider ce qui lui permet de continuer à assumer plusieurs de leurs dépenses sur le compte joint malgré mes nombreuses protestations.
    Comme j’ai eu plusieurs fois la démonstration qu’elle ne me disait pas la vérité je n’ai plus aucune confiance dans ce qu’elle me dit concernant ses filles .
    Je comprends bien que cette situation ne peut plus durer et je souhaite reprendre ma liberté mais je n’arrive pas à franchir le pas bien que le sujet ait été souvent abordé par mon épouse mais sans jamais être mis à exécution.
    La semaine dernière j’avais même entamé une grève de la faim pour mettre chacun devant ses responsabilités mais j’ai fini par écouter mon épouse et à l’interrompre.
    J’envisage de la reprendre même si je trouve cela disproportionné car une séparation serait plus simple et moins traumatisante pour tout le monde…
    Je ne m’explique pas mon comportement.

  114. Sirène
    5 mars 2015 - 15:08

    Votre article a résonné en moi puisque il y a 9 mois, après la découverte d’adultère de la part de mon mari(après 20 ans ensemble, 10 ans de mariage et 2 enfants et seulement 39 ans!!!!) j’ai pris la décision de divorcer. Je précise que je suis plutôt quelqu’un qui est tjs à la recherche de l’équilibre, qui refuse le conflit et qui n’agit pas de manière impulsive mais tjs réfléchie, parfois trop. Sauf que là j’ai sû que ct ce que je devais faire. Et pourtant Dieu sait si mes enfants sont ma grande préoccupation. Mais comme vous l’avez si bien écrit le divorce si’il peut être un dràme pour les enfants, les laisser dans un couple qui ne s’aime plus ne vaut guère mieux. C’est exactement la pensée qui m’est venue ce fameux jour de Mai 2014. Et je peux le dire aujourd’hui, malgré les souffrances bien vécues rien ne sert de le nier, je suis heureuse et j’assume aujourd’hui ce choix qui est un bouleversement total. Il n’y a rien de plus beau que l’Amour mais je crois qu’il n’y a rien de plus laid que faire semblant après des années, pour les enfants, pour les amis, pour la famille, pour nos biens materiels, parce que nous avons peur etc etc. La peur fige, n’amène à rien de bon. Je ne suis pas au bout des galères( lourdeurs administratives du divorce, difficulté à refaire confiance etc) mais je sais que le meilleur est à venir et dans le respect du père de mes enfants.

  115. Maria28
    8 mars 2015 - 15:32

    Après avoir commencer à écrire, j’ai effacé mon texte car je n’ai pas la force de tout écrire.
    Je peux juste vous dire que je suis en couple depuis 2 ans et demi avec un homme plus âgé de 14 ans qui est divorcé et père de 2 enfants de son mariage. Avec lui j’ai eu un merveilleux bébé au septième mois de notre relation, que j’ai acheté une maison dans laquelle je ne me plait pas du tout et que je vis une sorte de relation de colocation avec mon conjoint depuis l’arrivée de ma fille, il y a un peu plus d’un an.

    Je ne supporte plus cette vie car je deviens aigri, je me coupe volontairement de mes amis, je ne sors plus car mon conjoint ne veut pas sortir, nous sommes partis 5 jours en vacances l’été dernier et j’ai eu l’impression d’être à la maison. Je ne sais plus où j’en suis dans mes sentiments. Je n’ai jamais été aussi seule que depuis que je suis en couple….

    Pourtant je reste. Mon histoire de vie fait que j’ai subi le terrible divorce de mes parents: avocats, juges et commissariat je connais bien et je n’avais que 11ans, ma mère ne m’a jamais aimé, et j’ai essuyé plusieurs échecs sentimentaux qui m’ont fait beaucoup de mal.

    J’ai peur de le quitter car je ne veux pas infliger à ma fille l’absence de son père. Mais comme vous le disiez, lui faire supporter une ambiance excecrable n’est peut être pas mieux. Nous la préservons et faisons en sorte qu’elle soit bien. Je suis prête à me sacrifier pour elle, à rester dans cette situation jusqu’au jour où elle volera de ses propres ailes. Je veux le bonheur de ma fille , et celui-ci passe avant le mien. De plus, je vais devoir déménager encore une fois. Je suis déjà à 5 logements différents en seulement 6 ans… Et puis cette fois je suis propriétaire, j’ai injecter des économies, et j’ai peur de les perdre. Mais aussi, je ne déteste pas mon conjoint même si je ne le supporte plus, et je n’ai pas envi de le mettre dans une situation délicate. Et j’ai aussi très peur de me retrouver seule à nouveau et d’élever mon enfant avec d’autres nouvelles difficultés. Comme dit si bien ce dicton: “on sait ce qu’on perd, mais pas ce qu’on retrouve… ” d’un autre côté l’envi de partir se fait sentir de plus en plus.
    Je crois que j’ai besoin qu’on m’aide…

  116. agnès
    11 mars 2015 - 15:08

    Bonjour, un banal RV pour mon annuelle mammographie, une attente interminable dans la salle d’attente, un magazine, et vos quelques mots : “un thème plus sombre, plus triste … piégée dans mon couple”, vite je note l’adresse du blog et me voici. J’adore cette sensation de déclic dans la vie qui ouvre tous les possibles. Le possible là de suite, c’est raconter. J’ai commencé à écrire tant de livres sans être capable d’arriver à un terme. Et pourtant c’est ce qu’il me faudrait : un terme. Je n’ose même pas dire un terme à une belle histoire, car je ne la vois pas ainsi.
    Un jour, je me suis retrouvée dans une chambre d’hôtel, j’avais 31 ans. Il était très beau, très attirant, très charmeur. Il m’a défiée de le rejoindre, et je l’ai fait. Je me souviens encore de la délicieuse sensation d’ouvrir une porte cachée, de l’inconnu, de l’irrémédiable de la situation si je passais cette porte. J’étais mariée, j’avais 3 enfants, un travail passionnant, une magnifique maison. Nous sommes devenus amants, avec tout le côté sordide et délicieux à la fois : les rendez-vous dans des endroits improbables, les mensonges, la honte parfois, mais la promesse d’une jouissance toujours rapide, animale, dévastatrice. Les années ont passé, et un jour, de façon très soudaine, mon mari m’a quittée, probablement éreinté par mon attitude, mes mensonges, mes absences. Un grand vertige de nouveau : mon amant vivait avec sa femme et sa fille venait de naître.
    J’ai passé un an seule, une année ponctuée par nos rendez-vous secrets et toujours torrides. J’ai dû déménager avec mes enfants, et je venais juste de poser mes cartons dans ma nouvelle maison quand il a débarqué : il avait décidé de tout quitter pour moi. Pendant 2 ans, nous nous sommes quittés, puis retrouvés plusieurs fois. Il partait, revenait, repartait. Et puis un jour nous avons décidé de “nous poser”, nous avons acheté une maison, décidé d’avoir un enfant. Nous formions une famille recomposée de catalogue, une sorte de maison témoin. Il était dur avec moi, mes enfants, mais savait se rattraper et se montrer particulièrement attentif quand il sentait qu’il était allé trop loin. Un véritable pervers narcissique comme on les dépeint dans les livres.
    A l’époque il disait souvent qu’il fallait qu’il m’épouse, qu’il le ferait dès que son divorce serait prononcé. Puis finalement, le sujet n’a plus été abordé, c’était finalement trop compliqué, avec son entreprise, les risques que cela représentait…
    Vu de l’extérieur je suis une femme comblée, active, choyée. A l’intérieur, c’est beaucoup plus compliqué. Nous avons traversé de graves crises, son tempérament ombrageux et manipulateur a pris toute la place. Et je ne vois plus que ça. Mais je n’ai même plus peur de ses moments sombres, ses absences, ses remarques. J’ai pris mon parti de tout, je surmonte tout, je deviens une ombre en sa présence. Il y a 3 ans, il a eu une laison. Il a tout nié en bloc avec une extrême violence quand les “preuves” sont devenues accablante en me frappant. J’ai vu dans ses yeux à ce moment là une véritable envie de tuer, de me réduire au silence, de m’anéantir. Depuis je ne vois plus rien d’autre. Il me semble que si un jour il me parlait de notre vie de cette époque je serais capable de l’écouter, je voudrais savoir et réagir en conséquence : pouvoir l’insulter, lui expliquer à quel point j’ai souffert de tout enfermer, crier très fort, pleurer, exprimer ma colère. Mais cette discussion n’est jamais venue, elle a toujours été éludée, déviée. Alors ma colère est là, en moi. Je songe chaque jour que je vais trouver la force de soulever la soupape et tout faire exploser. Mais rien. Je me déteste pour cela. Je commets de petits actes de rébellion, je suis silencieuse, docile, servile même. J’organise de petites sorties avec mes enfants, pars en vacances seule avec eux régulièrement, m’organise pour que nous passions le moins possible de temps ensemble.
    Mais cela ne ressemble à rien. Je regarde le temps passer sans pouvoir réagir concrètement. Pourtant, il n’y a aucun obstacle de taille à franchir pour le quitter. Je suis financièrement indépendante – je fais d’ailleurs vivre la maison quasiment seule malgré son statut confortable de chef d’entreprise. Je ne suis pas timorée, je ne suis pas idiote, je passe même pour une femme intelligente !!! Alors de quelle nature est ce piège ? Une grande paresse, un manque d’envie ? Parfois je me dis que si j’avais un amant (encore !) je serais sans doute motivée pour briser cette mollesse, mais je n’en ai même pas envie. Le bilan est assez minable, je vis au bord du lit, j’ai totalement banni toute dimension sexuelle de ma vie, et me dis que s’il ne nous reste même pas ça, notre couple est réellement mort. Mais je reste là, plantée. Lorsque je me dis : bon, demain je lui annonce que je le quitte, je repousse au surlendemain en me demandant ” pourquoi demain plus qu’hier ?”. Je me surprends à rêver qu’il me quitte, comme l’a fait mon mari il y a plus de 10 ans. J’avais trouvé qu’il me rendait un sacré service ! Je suis peut-être incapable de quitter tout simplement, et pourtant cette vie ne me convient vraiment pas.

  117. circo
    11 mars 2015 - 22:22

    Cela fait 21 ans que je suis avec le même homme.j ai 45 ans , nous avons un gamin de 17 ans et nous avons perdu une fille de 7 ans.de l à est née une autre fille et un garçon. Maintenant avec les deux derniers dernier mon travail plus mes travaux à la maison, tâches ménagères et pas d aide je saturé, je suis à bout.sexuellement je suis au point au mort.je ne suis pas froide, mais ma situation depuis pas mal de temps, me rend froide.je lui en n ai parler avec mon conjoint, mais .rien., j en n ai mare. plus que je tombe dans l alcool, mes enfants 6 ans et 4 ans
    Je commence à comprendre pourquoi, il y a de plus en plus de Guinée. .et je pense M orienter vers elles.elle s ont plus sensuelle et à l écoute. Les hommes sont à l écoute de leur bites

  118. gitti
    15 mars 2015 - 01:37

    Bonsoir,

    C’est triste à écrire mais, je ne sais pas pourquoi, mon mari et moi, nous nous disputons sans cesse pour tout et pour rien.
    Voilà 46 ans que nous sommes mariés et tout allait bien (si on peut dire) mais depuis un certain temps, mon mari ne me supporte plus.
    Je suis toujours son souffre douleur, il me harcèle et psychologiquement c’est difficile à supporter. Il me fait sans cesse des reproches, me dénigre devant les enfants, me fait des remarques bien hauts dans les magasins, etc …. est-ce que c’est cela un manipulateur ??? je n’en peux plus.Je ne veux pas quitter la maison car j’y ai mis tout mon coeur pour la construire et l’aménager. Comment puis-je réagir face à lui et lui faire comprendre que je n’en peux plus.Merci d’avance pour les conseils que vous voudrez bien me donner. Bon dimanche à vous,

  119. dido23
    17 mars 2015 - 12:46

    Bonjour

    Votre article m’ a particulièrement touchée et malheureusement (ou heureusement l’ avenir nous le dira)je m’ y retrouve…

    Je suis en couple depuis 9 ans avec un homme pour qui j’ ai de la tendresse, tendresse car il a élevé mon enfant certes pas comme je l’ aurais souhaitais au fond de moi mais au moins avec volonté et sa propre manière d’ aimer et peut être autant que l’ on peut avec un enfant qui n’est pas de soi…J’ ai eu mon enfant très jeune à l’ âge où l’on s’ amuse, où l’ on sort, j’ ai assumé ma “bêtise” comme j’ ai pu entendre et il est ma plus belle réussite!
    Je suis l’ ainée d’ un couple mixte, j’ ai été élevée dans un cadre multiculturel et ai beaucoup voyagé durant mon enfance du fait de la profession de mes parents, mon conjoint et lui même d’ origine étrangères et a vécu en tant que français expatrié durant jusqu’ à ses 18 ans au sein d’ une cellule familiale voire d’ une communauté que je dirais même si ce n’ est pas le terme adéquat mono culturelle très fermée. La mixité culturelle ne me fait pas peur c’est une richesse et j’ en ai fait mon métier! Mon conjoint élevé dans un cadre très strict et codifié n’ a absolument pas la même conception que moi de la mixité ce qui s’ est avéré “sportif” sur des questions telles que la religion et j’ en passe… J’ ai posé le cadre!! :)
    De l’ amour, il n ‘ y en a plus du moins je commence à m’ en rendre compte de mon côté et du sien également lorsque nous en parlons.
    J’ ai tellement voulue que cette relation fonctionne que je ne me suis pas rendue compte de comment était et est la personne avec qui je partage ma vie c’est fou de l’ écrire de le verbaliser mais c’est le cas. Mon conjoint a eu une enfance malheureuse un père autoritaire une mère effacée qui n’ a réussit à partir qu’ au bout de 30 ans de brimades morales et physiques, aujourd’hui leur famille est éclatée tout le contraire de la mienne qui malgrès des caractères tranchés voire très tranchés :) est très unie j’ ai eu une enfance très heureuse j’ ai une famille soudée j’ ai un modèle un “idéal” peut être pourtant mes parents ont eux aussi eu leur passage à vide mais ils nous ont aimées et protégées, nous ont fait confiance, nous ont soutenues. Je l’ai intégré à cette famille je lui ai montrée ce que cela pouvait être un cocon et aujourd’hui je sais que se mettre en couple avec moi d’ une certaine façon c’ était pour avoir ce cocon. Cela fait maintenant des années je me rends compte que je gère absolument ttes les facettes de notre vie je dois tenir être positive et optimiste pour trois gérer un enfant faire mes études longues tellement longues :) les petits boulots les soucis administratifs le manque de motivation de mon conjoint son absence totale d’ objectif d’ ambition sa négativité ses réveils en pleurs ses périodes de chômages longues si longues ses réflèxions l’ idée qu’ il a du mal à accepter au fond de lui d’ avoir une femme je cite avec un statut social plus élevé que le sien (qui a travaillée comme une dingue pour tt ça…), une femme qui a eu la chance de trouver qqun qui acceptait son enfant, où qui n’ a absolument pas les mêmes valeurs et le même cadre culturel que lui même si aujourd’hui il réfute ses paroles elles sont restées là dans un coin et aujourd’hui elles reviennent dans mon esprit plus fortes que jamais.
    Pourquoi rester? Je ne sais pas je ne sais plus la peur d’ être seule non je le suis déjà
    La peur qu’ il fasse une bêtise oui, comment quitter un dépressif? Comment quitter qqun que l’ on a aimé en sachant qu’ il y a une possibilités pour qu il commette un geste irréparable? l’ envoyé chez un psy? il ne veut pas, faire appel à sa famille? Tous plus mal les uns que les autres…alors on reste on espère et puis un jour on se rend compte que l’ on est aussi mal que l’ autre on se réveille en pleurant on s’ endors en pleurant on se sent seule alors que l’ on est accompagnée l’ entourage ne comprend pas mais pourquoi tu restes? PRENDS UNE DECISION oui mais au fond tellement plus facile à dire qu’ à faire. on fait attention à tout, on se limite on ne veut rien laisser paraître à l’ heure où les réseaux sociaux ont envahis notre quotidien où tout le monde affiche un bonheur parfait sur le net il est dur d’ être renvoyer à son propre échec…

    A quelques mois de mes 30 ans, je me dit que je suis encore jeune et fière du chemin parcouru d’ un point de vu pro même si l’ indépendance financière n’ est pas encore là elle arrive elle le doit! (merci maman merci papa!) ou parental mais je me sens tellement vieille c’ est fou et je sais que c’ est terminé que je ne veux plus de cette vie. On n’ atteint jamais son idéal car il n’ existe pas mais l’ on peut essayer, s’ en approcher ou du moins essayer car je me dis que ce n’est pas tant le fait de ne pas avoir ce que l’ on veut qui est difficile c’est de ne pas essayer, de laisser sa vie filée devant ses yeux et de n’ être que spectateur et non acteur.

    Alors pourquoi restée et bien pour rien cela ne sert à rien à part s’ entrainer mutuellement dans un gouffre de tristesse et de ressentiment, je ne resterais pas je mérite mieux et lui aussi! Mon enfant mérite une maison où l’ ambiance n’ est pas pesante et où les rires laissent peut à peut place au silence car la réalité est là lorsque l’ on reste parce que l’ on a peur parce que financièrement se sera dur (et oui une séparation c’est cher très cher) ,la joie n’ est plus, les ambitions autrefois accessibles deviennent chimères et laissent la place aux regrets, regrets d’ avoir laisser passer des occasions professionnelles en or parce que votre conjoint ne voulait pas suivre, regrets de ne pas être aimée voire respectée pour ce que l’ on est vraiment comme on l’ aurait souhaitée, avoir une épaule sur laquelle se reposait de temps en temps qu est ce que cela doit faire du bien, et la culpabilité l’ ai-je moi-même aimer comme il le méritait? Car face au naufrage d’ un couple et sauf cas très particulier il y a deux responsable et je ne lui jette pas la pierre.

    Aujourd’hui je sais que c’ est fini et je sais que je ne resterais pas, le temps de la conclusion est arrivée reste à faire les choses en douceur et avec tact…

  120. Mercier Sophie
    22 mars 2015 - 17:38

    Magnifiquement intéressant pour la conseillère conjugale que je suis… enfin, comme tout ce que vous avez écrit et relayé de vos enquêtes. Merci Beaucoup Mr KAUFMANN !

  121. Pierre Assas
    24 mars 2015 - 00:45

    Faute d’avoir trouvé comment vous faire part de mes…interrogations existentielles, je parasite votre enquête et vous prie de m’en excuser.
    Sexagénaire et presque septagénaire, arrivé à Marseille depuis peu, j’ai recherché sur Meetic, n’étant pas pédophile ( No body is perfect) une compagne de …mon âge. Quelle ne fut pas ma surprise de me trouver confronté à un nombre incalculable de demandes du genre: ” FEMME 65 ANS RECHERCHE HOMME 45-50 ans”. Le jeunisme, que je croyais réservé à de vieux messieurs doutant de leur virilité, s’était mis à frapper les dames !!!!! Si l’enquête vous en dit et l’internet vous en peut, y’a un superbe sujet sociologique sur le compagnon tel que le rêvent les femmes sexa…Fini le temps du “Monsieur bien” du Chasseur Français, vive le fringant quadra! d’internet!!
    Alors????

    Très sincèrement++++

    Amical’ment.

    Pierre ASSAS: assas.pierre@orange.fr

  122. Asrey74
    1 avril 2015 - 16:03

    Bonjour,
    Je vis avec mon mari depuis 30 ans. J’ai 3 enfants âgés de 28, 25 et 17 ans. le temps passe et je m’aperçois que je ne l’aime plus. Entre nous c’est l’habitude qui s’installe. Lui me dire le contraire. Je voulais le quitter et lui ne veux pas. Je ne sais plus quoi faire. Il m’a dit si je le quitte il tire une balle ds la tête . Il m’a accusé que j’ai quelqu’un d’autre. Pour moi c’est uniquement de se sentir libre et sans contraint . De vivre ma liberté car mes enfants sont grands. Il prétend qu’il m’aime mais pour moi. Il a peur de se retrouver seul car je suis son pilier. Il n’a pas d’amis, il y a que moi et mes enfants.

  123. Clem
    15 avril 2015 - 22:28

    Bonsoir, j ‘ai lu votre article dans psycho mag concernant le couple. Je me sentconcernée, en effet, il y a presque 2 ans, j’ai découvert que mon mari entretenait uncontact téléphonique avec notre ancienne voisine. Ils communquaient par SMS, mais apparement de façon très poussées; Ils passaient leurs journées à s’appeler du matin très tôt et le soir très tard.Il dit ne m’avoir pas trompé, je pense que c’est vrai. Mais les messages que j’ai découvert été plus qu’ambigus.
    Je lui ai demandé de cesser cette communication mais il a continué à mentir; J’avais menacé de partir s’il continuait. Il semblait incapable d’arrêter et minimiser la situation. Il arrêtait 1 mois ou 2 puis reprenait; En juillet 2014 je lui ai annonçait que je souhaitais partir, j’étais comme soulagee, mais il à très mal pris la chose: menace de suicide, gros petages de plomb. Je regarde toujours les annonces de locations mais je n’arrive pas à partir. Nous avons 3 enfants et ceci ne souhaitent absolument pas partir. J’ai peur de ne pas savoir les gerer : travail posté (il a d’ailleurs utilisé cela comme argument)
    Je n’ai aucun soutien de mes parents, qui me conseillent de ne pas divorcer.
    Mais la situation devient invivable, je ne lui fait plus confiance, j’ai dormi agrippé au lit pour finalement faire chambre à part;
    Difficile de prendre la décision de partir sans avoir l’impression de tout casser.

  124. 4 mars 2016 - 09:00

    L’enquête est désormais terminée, un grand merci pour vos témoignages !
    Le livre sortira le 9 mars 2016, chez Les Liens qui Libèrent. L’enquête est terminée, mais si vous souhaitez réagir à ce qui est dit dans le livre, n’hésitez pas, il est toujours possible de poster un commentaire, et j’essaierai de répondre de temps en temps.

  125. Betty
    9 mars 2016 - 10:24

    Bonjour ,
    Je viens de voir sur femme actuelle, un résumé de ce laue es femmes ressentent et n’osent faire le premier pas pour se libérer et avoir la force de partir. Je sais cela aussi, je me sens faible sans volonté et peur de faire mal à l’autre , alors !!!! Qu’il m’a trompé il y a six ans pendant six mois et qu’il était prêt à me faire partir de chez lui, il a sans doute réfléchi, mais c’est moi qui souffre depuis, ma vie n’a plus aucun sens.il m’a trompé ensuite par ses agissement de douceur pendant un an pour me garder et maintenant, il vit près de moi sans me regarder. Je m’agrippe egalement au bord du lit car je ressens du dégoût , c’est très dur ce que je dis mais c’est la réalité. Il m’a fait quitter mon appartement et mon travail il y a 20 ans pour partir ailleurs parce lui partait en retraite et qu’il voulait que l’on soit tous les deux pour partir en voyage ou sortir. Je ne vais presque pas avoir de retraite, mais il s’en fou, maintenant, il me dit , tu n’avais qu’à pas écouter et travailler. Alors, je dis aux femmes qui liront ceci, de ne pas hésiter car après les années sont là et votre vie est finie et brisée à jamais. Le temps passe si vite, un homme n’a pas des sentiments et scrupules comme nous, ils ne pensent qu’à eux d’abord malheureusement. Sans dialogue, car ils ont peur de ce nous allons leurs dirent.
    Nous avons qu’une vie, même si vous avez raté votre couple, vous découvrirez autres choses que de se replier sur soi-même et souffrir. Pensez à vous d’abord. Vous pouvez encore aimé et être aimé , mais attention de ne pas reprendre une vie commune trop rapidement , sous prétexte de ne pas vivre seule, ne faite pas l’erreur une Seconde fois, il faut bien réfléchir.
    Si un jour je saute le pas, je ne manquerai pas de poster mon témoignage.
    Bon courage à toutes ces personnes qui sont comme moi.
    Je remercie Monsieur Kaufmann pour ce livre, que je vais me empresser d’acheter demain dès sa parution. Milles fois merci de penser aux femmes et à leurs vies de galères.

  126. Gaëlle
    9 mars 2016 - 17:19

    bonjour , j’ai écouté votre émission sur france bleue hier soir et il me tarde d’aller acheter votre livre .Si j’avais su avant votre enquête j’aurais pu vous nourrir d’illustration , celà faisait plus de 10 ans que je voulais partir et je ne l’ai fait que depuis quelques mois .Je viens de quitter un pervers narcissique ; j’ avais peur de lui faire du mal alors que lui me faisait du mal quotidiennement : allez savoir ce que l’on a dans la tête ; je me suis même demandé à une période si je n’étais pas maso .J’ai même refait un enfant au cours de ces dix dernières années , avec l’incompréhension totale de mon entourage car il ne se cachait pas pour me dénigrer , c’ était en public et surtout en public ….
    J’ai encore peur de l’avenir mais j’ai fait le plus dur … Nous ne sommes pas encore divorcés ; je ne sais pas si je pourrais refaire confiance à un homme un jour et ce sont pourtant des hommes qui m’ont ouverts les yeux cette dernière année .
    Pour me donner la force de partir et d’aller jusq’au bout de ma décision cette fois ci , je l’ai annoncé à beaucoup de monde proche et moins proche et à partir de là , je me suis dit je n’allais pas passer pour une lâche vis à vis de tous ces gens et je suis allée jusqu’au bout de ma démarche .Je suis très entourée mais n’arrive pas à me détacher de ce thème du pervers narcissique ; je n’arrête pas de lire , d’écouter des tas de choses sur ça ; je ne suis pas guérie , loin de là… La violence psychologique est difficile à percevoir : il faut un long travail sur soi même pour se rendre compte que l’on est pas folle mais que l’on subit …Combien de fois , je me suis demandée si j’étais normale .Vivre avec un manipulateur vous apprend à devenir manipulatrice aussi pour garder la tête au dessus de l’ eau mais c’est épuisant …
    J’arrête , je crois que je pourrais vous en écrire un livre ….
    Merci de penser à nous !!!! merci merci merci

    Mon nouveau combat du moment , garder mes enfants auprès de moi qui souffrent également de la relation avec leur père

  127. hermione66
    10 mars 2016 - 18:00

    je viens de lire les témoignages de Gaëlle et Clem je vis la même chose depuis 20ans on ne s’adresse la parole que pour le minimum je n’en peux plus je m’accroche aux branches pour ne pas sombrer et en plus il m’a fait quitter mon travail que faire?comme dans l’extrait du lire j ai l’illusion que peut etre cela peut changer en mieux … merci

  128. Purple
    11 mars 2016 - 17:19

    Bonjour,

    Je viens de vous découvrir et lire ces témoignages me touchent tellement. Je ne croyais pas qu’il y avait autant de femmes qui partageaient ce que je vis depuis plusieurs années. J’ai 35 ans, cela fait bientôt 16 ans que nous partageons notre vie et bientôt 3 ans que j’essaie de le quitter sans succès. Nous avons trois enfants et je sens aussi qu’ils souffrent de cette situation. Que dois-je faire ? Je n’ai plus la force, je m’épuise à faire semblant d’être heureuse mais cela ne trompe plus les gens qui m’entourent. Mon conjoint me retient sans cesse car sans moi il me dit qu’il n’aura plus de raisons de vivre alors il disparaîtra dans la nature et me laissera seule gérer ma vie et celle de nos enfants. J’ai peur. Si j’étais seule je serais partie depuis longtemps mais les contraintes financières et la peur de ne plus être aimée sont là. Comme beaucoup de femmes ici je n’ai pas beaucoup reçue d’amour de mes parents et quand nous nous sommes rencontrés il y a si longtemps je me suis sentie aimée, désirée pour la première fois de ma vie en tant que femme et en tant qu’individu. Je suis tellement perdue, combien de temps vais-je tenir ? Je me sens si seule et en parler autour de soi est si compliqué sans être jugée, les seules fois où j’ai voulu en parler on me répondait : Mais il est tellement gentil ! Oh oui, il est gentil mais quel ennui ! Et vous, vous ne l’avez jamais vu en colère. Il n’a jamais eu de gestes déplacés mis parfois les paroles suffisent. Je ne sais pas si j’arriverais un jour à sortir de cette vie et à mener mon chemin vers la liberté mais j’ai pu écrire un morceau et cela soulage un peu.
    J’irais sûrement chercher votre livre demain. Peut-être aurais-je un déclic ?
    Merci

  129. Tone Tram
    12 mars 2016 - 17:58

    Monsieur
    Un nouveau sujet d’étude pour vous = beaucoup de femmes parlent d’hommes manipulateurs. Mais c’est quoi au juste pour elles un manipulateur ?

    Autre sujet d’étude = elles s’ennuient dans leur couple = OK, elles le disent = serait-il possible d’étudier pourquoi elles ont choisi cet homme pour finir par s’ennuyer avec lui ? Était il possible pour elles d’en choisir un autre avec lequel plus tard elles ne s’ennuieraient jamais ? Ou bien est-ce impossible = on finit toujours par s’ennuyer, c’est une loi de la nature qu’il faut accepter? Et pour quelles raisons ?

    Autre sujet d’étude = toutes parlent qu’elles aiment, et qu’elles sont aimées. Qu’est-ce qui leur prouve qu’elles sont aimées et qu’elles aiment? Quels critères objectifs repèrent-elles pour affirmer qu’elles aiment ? Aiment-elles parce qu’elles ont des taux d’ocytocine sanguine très élevés qui leur dictent certains comportements qui peuvent leur faire affirmer qu’elles aiment et sont heureuses? Dans ce cas pourquoi les autorités ne font pas faire des analyses sanguines afin de prouver que c’est un mariage blanc ou non-blanc?
    Leur amour et leur bonheur ne seraient-ils alors que de la vulgaire chimie hormonale ?

    Etc… etc…

  130. michele Tran
    12 mars 2016 - 22:52

    Bonjour, je viens de découvrir ces témoignages que je recherchais tant… je me suis longtemps exprimés sur des fora parlant des couples… de divorce même mais très vite, je fuyais car je discutais avec des personnes qui, apparemment, savait parler à leur mari, savait comment remettre à sa place les choses, quittait si ça ne convenait pas… ou me faisait comprendre que le mal venait de moi et pas forcément de mon mari.
    Voilà 12 ans que je suis avec mon mari, 2 enfants, un travail, une maison, un chien, 2 chats, etc… Aucun souci financier. J’ai été attiré par mon mari comme une adolescente… il était lumineux quand il entrait dans une pièce, l’attraction dans une fête. Tout le monde l’appréciait (et l’apprécie), beau parleur. Bref, j’ai plongé. J’étais en couple (j’avais acheté une maison… j’ai tout quitté sans rien demander). Lui était en couple mais ça a été plus compliqué… alors qu’à la base, c’est lui qui a voulu qu’on soit ensemble. Bref, ça démarrait mal mais j’ai persisté (parfois, j’y repense… j’ai attendu 8 mois qu’il quitte son ex… 8 mois où j’aurais pu y réfléchir à 2 fois !)
    nous voilà ensemble… Et déjà, à cette époque, je pleurais… pleurais des reproches qu’il me faisait. Je ne comprenais pas ce que je faisais de mal (mes habits, ma façon de m’adresser aux hommes, mes fréquentations, etc…). Il fumait du cannabis (depuis longtemps d’ailleurs… un fumeur sans excès dit-il) Mais il était toujours lumineux, je restais. 2 ans après, 1e enfant… et à partir de là, c’était la fin ! Sa lumière s’est éteinte. Le père qu’il était ne me plaisait pas. Enceinte de mon second enfant, un membre de sa famille m’apprend que je dois me méfier d’un autre membre de la famille (petit le 1e membre de la famille a subi des attouchements sexuels du second membre de la famille), qui vient en permanence chez le père de mon mari. Je commence à ne plus apprécier d’aller chez la famille de mon conjoint, jouant les gendarmes… ça ne me repose pas et j’en ai grand besoin car je fais pratiquement tout à la maison (en plus de mon travail). Tout m’est pénible… sortir en famille m’est pénible car pendant que mon mari et mes enfants prennent du bon temps, je ne prends aucun plaisir car je dois constamment surveiller mes enfants. Je crois que ce que m’a appris le membre de sa famille m’a perturbé à tout jamais… Jamais je n’aurais pensé le danger aussi proche de mes enfants…Et alors que mon mari prend cette nouvelle par dessus la jambe, ça s’est passé y’a fort longtemps pour lui, ma vie devient un enfer car ma vigilance se décuple… Il fume toujours et encore… ça envahit la maison, il fait pousser du cannabis sur la terrasse, il sèche ses branche dans le garage (je ne supporte plus l’odeur) Et encore plus que jamais, je ne supporte pas le père qui l’est pour mes enfants. Je ne me sens pas en sécurité avec lui. Lorsqu’il s’occupe des enfants, j’ai peur car je trouve qu’il prend des risques (scooter sans casque pour les enfants, siège auto pas attaché au siège, bébé seul dans le bain, etc…). Mais voilà, alors que je ne me sens plus en phase avec cet homme, je ne peux me résoudre à le quitter car j’ai peur. La tendance étant à la garde alternée, j’ai peur. Le fait est, que lorsque l’on se dispute, qu’on ne se parle plus, il me le fait payer d’une drôle de manière… en passant par ce qui me touche le plus… les enfants. Alors oui, j’ai peur, peur de le quitter et qu’il me le fasse payer d’une drôle de manière. Je suis prise au piège. je cherche par tous les moyens de me trouver une fenêtre pour respirer mais il ferme les volets : mon travail… j’évolue, j’évolue vite et il n’aime pas ça car je commence à gagner plus que lui… pour me freiner, il lève le pied sur les tâches à la maison. Le peu qu’il fait, il ne le fait plus. Reprendre des études par correspondance… Plus le temps de potasser des cours le soir, je suis crevée. Je m’éloigne, je m’éloigne de tout et tout le monde. J’ai honte de recevoir car ça sent le cannabis, la pisse d’un chien qu’il a voulu malgré mon refus et dont il ne s’occupe pas. Ma colère m’aide à tenir. Ma colère m’aide à perdre le poids de mes grossesses : 30 kilos en moins. Ma colère m’aide à ne pas sombrer et à me dire… plus tard viendra ton heure ! Oui, j’attends, j’attends que mes enfants soient grands, j’attends qu’ils puissent se défendre, j’attends qu’ils comprennent… et je partirai, sans regret ! en attendant, je tempère, j’évite les conflits et je fais semblant… je ne peux éviter les rapports sexuels mais je ne prends aucun plaisir. voilà d’ailleurs le seul reproche qu’il me fait : on ne fait pas assez souvent l’amour. Mes règles sont salvatrices ! J’attends mon heure…

  131. Anonyme
    13 mars 2016 - 00:17

    C’est terrible de lire tous ces témoignages de femmes surtout, qui souffrent dans leur vie de couple et qui, malgré leur conscience, leur objectivité et leur capacités,ne peuvent sauter le pas, car partir ou prendre la décision est tres difficile!!
    J’ai passé 25 ans auprès d’un homme dont j’ai été tres amoureuse!!TRES! Dès son arrivée chez moi et auprès de mes enfants, tout a changé; l’homme aimant,gai, plein de promesses que j’ai connu était un homme dur, critique, humiliant, méchant!!
    Tout le long de notre vie professionnelle, j’ai beaucoup souffert pour moi et mes enfants et je n’aurais pas imaginé le quitter,mais j’ai donné beaucoup de moi à espérer du changement. je me suis prise en charge et consulté longtemps des psys, autres aides médicales, pour comprendre et tenir!!J’ai toujours cherché à discuter avec lui et voulu échanger sur les moments difficiles entre nous!!!rien n’y faisait!!nous avons fait pas mal de choses ensemble, voyages, réfection d’un bien immobilier (il est tres bricoLeur), rencontres amicales!!!mais il y avait beaucoup de disputes!
    la retraite est arrivée (pour moi c’était une nouvelle vie où je me suis sentie tres bien dès le premier jour, avec occupations et repos) tandis que, pour lui,c’était une autre vie qui l’a entraîné vers la dépression et une perte d’intérêt à tout,jusqu’à se négliger lui même!!!l’écart s’est creusé à tel point que notre vie commune s’est complètement dégradée et que je ne pouvais plus communiquer avec lui et vice versa, sauf qu’il refusait de parler de de problème et ne voulait en entendre parler!!Il s’est fait suivre par un psychiatre, sans évolution et de mon côté je continuais à me faire aider!!!
    je me suis complètement épuisée et j’ai décidé de ne plus continuer cette vie!!je ne sais encore comment je m’y suis prise, cela fait 2mois et demi! nous sommes convenus de faire une pause, et c’est là que la situation est difficile car faut tenir sans revenir!!!il veut revenir, s’ennuie sans moi, et moi,je suis bien seule,malgré la peine que j’ai, d’abord parce qu’il se retrouve dans un petit appart et je suis à la maison (nous avons 64 et 62ans)et que je ne sais trop encore vers où nous allons! Pour moi, chacun chez soi serait l’idéal car vraiment je me retrouve en paix, au calme, face à moi même, telle que j’aime vivre, j’ai beaucoup de soutien et je n’ai plus de sentiments!!
    Alors, rester c’est mourir un peu et partir, c’est un point d’interrogation!!pourtant c’est aussi la meilleure des solutions pour envisager une autre vie faite de sérénité, de liberté et de petits bonheurs, ceux de tous les jours!!on n’a qu’une vie et elle est parfois si courte!!FAUT QUE JE TIENNE!!courage à celles qui hésitent mais je vous en prie, faites en sorte de ne plus souffrir, de trouver votre dignité et penser à vous!

  132. Tristesse
    13 mars 2016 - 11:15

    Bonjour, si j’écris aujourd’hui c’est que moi aussi je me reconnais. Je vit une histoire d’amour depuis 2 ans et il n’y a pus grand chose entre nous, j’ai l’impression qu’on reste ensemble par habitude et non par amour. Je n’ai pas le courage de le quitter car malgres tout je l’aime et j’ai peur de me retrouver seule .. Pourtant je suis malheureuse, je me coupe de mes amis, je n’ose pas les voir par peur parce qu’il et jaloux et serait capable de me quitter juste pour sa .. Il aimerais que je devienne ” soumise ” que quand il hausse la voix je me taise, mais j’ai un fort caractère et je ferme pas ma bouche face a un homme. J’aimerais que tout s’arrange que ça redevienne comme avant, mas je n’y croit plus, je pense que notre couple n’a plus d’avenir. Il ne ce remet jamais en question, c’est toujours a cause de moi si il change .. Faut que je devienne la femme parfaite alors que lui doit rester comme il et.

  133. Alain
    15 mars 2016 - 07:25

    Beaucoup de souffrances dans toutes ces pages. Certainement des situations ou il est preferable de se separer, mais le titre de ce livre est racoleur, abject et il est probable qu’il cause des dommages collaterals dramatiques. Toute relation est difficile en entreprise, entre amis, en famille, dans son couple… Ne vaudrait-il pas mieux expliquer comment rester heureux, comment construire malgre des difficultes (voir le tres beau livre: “etre heureux ce n’est pas necessairement confortable”), comment communiquer, comment se faire aider, comment s’aimer pour aimer les autres…
    On passe des dizaines d’annees a apprendre a lire, ecrire, un metier… Et aucune formation a la relation, au couple, a la communication, a l’estime de soi au bonheur…
    Quel couple peut pretendre ne pas avoir eu des moments tres difficile? Est-ce que la rupture, hors cas exceptionnel, rend vraiment les conjoints plus heureux, les enfants bien dans leur peaux…la beaute de la vie c’est aussi le combat pour le bonheur, comme dans une entreprise, pour reussir cela demande des efforts, des sacrifices ( se consacres a des choses sacres, importantes), pour arriver a des joies.
    Quand on est mal heureux ( et j’en fait parti) on s’enferme dans nos shemas et on ne voit plus la realite.
    Ce livre va permettre d’achever ce processus… Et certainement de creer encore plus de miseres humaines et economiques… Sauf pour l’auteur

  134. 16 mars 2016 - 08:55

    Merci pour tous ces témoignages, si riches, si émouvants ! Au début je n’ai pas eu le temps de répondre, et maintenant, je préfère délibérément ne pas le faire. Car le plus important il me semble est qu’un espace de parole se soit ouvert sur ce blog (en plus je n’ai pas réponse à tout, loin de là !), et que vous vous en soyez emparé, pour témoigner, parler ente vous, constituer une sorte de communauté de réflexion. C’est cela l’essentiel. Car lorsque l’enfermement conjugal s’approfondit, le pire est d’être isolé, et de ne pas pouvoir parler à plusieurs, pour se remonter le moral et pour mieux réfléchir.

  135. 16 mars 2016 - 18:04

    Voici le témoignage de Z. , qui me demande de le transférer sur le blog :
    J’ai pleuré en lisant l’interview sur “les accrochées du bord du lit”. Une detresse affective que de nombreuses femmes connaissent mais qu’il faut gerer seule! Parcequ’en parler c’est reconnaitre l’echec et ça, c’est difficilement avouable. Nous sommes ds une societe ou les emotions ne se partagent pas ou plus. La femme veut etre l’égal de l’homme mais à quel prix?
    Il faut faire face et afficher ce sourire, ce masque. Oh superficialité quand tu nous tiens! personne n’a envie d’écouter vos problèmes. C’est ennuyant, c’est pompant. A chacun son brain ou son brin d’exaspération. Ça pose une question essentielle, celle de la sincerité des sentiments, de la fidélité et au dela celle de la liberté de la femme dans son couple.
    Alors quand le couple vacille, rompre un equilibre, celui de la famille qu’on a construit pendant des annees par, pour et autour de nos enfants, c’est tres complexe. Personne ne veut ça. D’ailleurs la femme, la mere, l’epouse, sont des identités multiples difficilement conciliables.
    Alors oui on resiste, on s’enferme, on s’eloigne et on vit tous les soirs la meme histoire. Monotonie, fatigue, la femme s’epuise et disparaît peu à peu de son couple. Elle attend et c’est peut etre la tout son tort, que son homme ravive la flamme. Elle espere. Et demain sera different, demain ça ira mieux se dit-elle, c’est passager…et demain, rien ne vient. J’ai mal de dire et d’ecrire ces mots la. La femme se meurt dans un couple qui vit ou survit pour le bonheur de ses enfants.
    Un sacrifice qu’on accepte …ou pas dans une société du plaisir immédiat. Mais il est où le plaisir? Et que faire quand le désir s’épuise? J’ai connu ces moments d’euphorie, ces débuts à 2 puis très vite à 3 et aujourdh’ui à 5 où on construit on realise où on s’oublie et où on finit par oublier ces moments si doux, si bons, si merveilleux. Le passé est douloureux, le présent est pesant et le futur…?
    Une vision pessimiste c’est certain mais je m’accroche. C’est mon choix.
    votre enquete c’est le SOS de toutes ces femmes en détresse qui voudraient crier fuire, partir ou hurler et qui ne font rien. Une souffrance silencieuse.
    Dites à nos hommes qu’on a besoin d’eux, de leur tendresse, de leurs regards, leurs attentions, leurs envies aussi inattendues que surprenantes. On est la tout simplement. La femme est compliquée elle se cherche et se trouve dans le regard de sa moitié ou de son double. Il est des moments où elle se sent totalement transparente.
    Vivre, exister, ressentir.

    Voilà en quelques mots mon témoignage.

  136. Thierry
    17 mars 2016 - 12:38

    Ce qui me sidère le plus dans tous ces témoignages de femmes c’est une terrible victimisation et l’absence de co-respossabilité de ce qui fait le couple, la rencontre de 2 personnes. L’autre n’est systématiquement que le mauvais objet, celui par qui le malheur arrive. C’est bien ce qui, durant la lecture de votre livre, m’a sidéré. La post modernité et son lot d’égos mit en seul point d’horizon !
    Ce qui fait le commun du couple c’est, me semble t-il, la réunion de deux solitudes, sinon de deux solitaires…mais apparemment également de deux désirs auto centrés. Chacun voulant jouir de l’autre sans avoir à supporter le poids de ses erreurs, errances, petitesses et autres agacements…
    Je me suis souvent énervé de lire ces chapelets de reproches sans jamais lire le moindre petit début d’autocritique. L’effondrement dont vous parlez reste pour moi un co-effrondrement issue d’une cohabitation où se sont taries les sources de la passion. Ce n’est ni la faute de l’un, ni celle de l’autre mais de cette réunion qui n’est plus une coalition mais une promiscuité quotidienne. Je connais cette situation. Depuis 32 ans nous vivons ensemble et avons eu 3 enfants. Nous cherchons désespérément un autre souffle, une autre respiration qui nous lie, ou nous sépare !
    Je ne suis ni un bon père, ni un bon mari (suffisamment bon au regard de WINNICOTT ?) je fais ce que je peux avec mon histoire et celle ‘’hérité’’ de mon histoire Trans générationnelle. Ma femme fait ce qu’elle peut avec les mêmes écueils. Les reproches, les petits tracas qui font les petites haines, avec le temps… Nous naviguons à vue dans un océan personnel, professionnel, familial où il est bien difficile de tenir la barre à 2, chacun ayant une carte différente en tête.
    J’aimerai finir sur une note plus positive que Mr KAUFMANN, je reste certain (illusion ?) qu’il existe des espaces de conciliation, de plaisir, de jouissance, de tendresse dans le couple même si n’émerge souvent que la partie noir de la relation. Il est sans doute un socle profond, immergé, qui offre l’espoir sitôt que l’on accepte d’y plonger. De plonger en soi pour éviter la noyade collective, il doit bien exister…

  137. Anonyme
    18 mars 2016 - 09:43

    bonjour, en lisant tous ces témoignages je me reconnais (malheureusement) énormément. En couple depuis 13ans et mariée depuis 6ans voilà déjà bien 2ans que je ne suis plus heureuse. cet homme que j’ai aimé ne m’apporte ni réconfort lors de moments difficiles, ni soutien dan sla vie de tous les jours d’autant qu’en plus il est très souvent absent, et quand il est là il râle tout le temps après les enfants, ne parle que pour râler, ne s’intéresse pas à ce qu’ils font ni ce que je fais, quand il est là on ne fait rien c’est comme s’il n’était pas là, il va s’enfermer dans la chambre et basta!! en gros on est colocataires et encore, je suis sûre que même des colocataires officiels on plus d’échanges verbaux et de moments partagés que nous.
    j’aimerais partir mais mes finances ne me le permettent pas. je suis obligée de rester et ça me rend tellement malheureuse.
    je peux en parler à personne car personne ne pourra croire ce que je vis car tout le monde qu’on connait croit que c’est un homme bien personne ne connait son vrai visage. il n’est pas violent mais finalement cette situation est une sorte de violence.
    moi qui rêvait d’un amour pour la vie je me rends compte que ma vie n’est pas celle que j’avais rêvée. loin de ma famille et de mon pays, à m’isoler des gens pour pas avoir à dire que tout va bien alors que rien ne va, pour pas avoir à me forcer de sourire, j’ai abandonné mes passion, j’ai fait bcp de sacrifices pour lui et je le regrette aujourd’hui.
    je suis perdue, je ne sais pas comment faire, impossible pour moi de prendre un appart j’ai à peine 800€ par mois et je ne suis pas en CDI. je voudrais partir mais je ne peux pas car, c’est moche à dire, mais financièrement j’ai besoin de lui pour mes enfants
    2ans que ça dure, plus ça va et moins ça va. j’en ai marre mais je suis coincée ici dans cette vie qui me détruit petit à petit. mes enfants sont ma force, si je les avais pas, je ne serai plus là depuis lgtps

  138. Michèle Tran
    20 mars 2016 - 22:03

    Courage à cette dame qui a posté à 9h43 le 18/03. La dépendance financière est une chose terrible pour la femme… et parfois, j’ai l’impression que le conjoint veut créer cette dépendance. Mon mari n’a pas apprécié mon évolution professionnel. Tant qu’il ne fallait pas partir faire des formations, j’ai pu évoluer malgré sa réaction. Tout ce qu’il l’importe est que je gagne moins que lui. Il ne me l’a jamais avoué mais son père qui n’a aucun tact a parlé :”dis donc mais ta femme va gagner plus que toi bientôt” (je ne doute aucunement de la façon dont il a été élevé). LE coup de massue a été quand on m’a proposé un poste, qui ne changeait rien géographiquement, ni mon temps de travail (je pouvais toujours gérer les enfants), mais qui financièrement était un boulot en or. Pendant des mois, il m’a fait la tête, a pourri l’ambiance à la maison, engueulait les enfants… je connaissais bien cette tactique pour me faire plier et que j’abandonne l’idée. Bé non, je crois que mon travail est la seule revanche que je peux prendre sur lui et comme il n’ose avouer ce qui le dérange dans mon évolution, il ne peut pas s’opposer…juste réagir… en mal…
    J’espère chere dame, que vous pourrez évoluer professionnellement… si c’est bien ce qui vous manque pour franchir le pas… alors je vous souhaite d’évoluer. En attendant, courage. Vos enfants sont votre force. Votre colère, un moteur pour affronter chaque jour. Servez-vous de votre colère pour évoluer. Moi, ma colère m’a aidé à accomplir pas mal de choses.
    Le plus terrible est de prendre l’habitude de cette situation. On sait qu’on ne peut pas compter sur l’autre donc on ne demande même pas. On sait qu’il est planqué dans son bureau porte fermée donc on ne le cherche même pas. On sait la façon dont il va réagir donc on ne dit même pas.

  139. 21 mars 2016 - 16:00

    Voici le témoignage que Hope m’a envoyé :

    Je suis à la page 103 de votre livre: piégée dans son couple
    Inutile de vous dire à combien de reprises je me suis reconnue dans les témoignages! je me suis dis que finalement je n’étais pas si “Anormale” que ça! Pour ça, Merci!

    D’un coup, une peur monte en moi: Et après la fin du livre??? une solution? un espoir? … ou je m’enfoncerais encore plus? me disant que, finalement , par pure lâcheté, tu n’es pas la seule dans cette galère… alors, comme on dit chez nous: sucré, amer… jusqu’à ce que la vie passe!
    je ne sais si mon histoire vous intéressera maintenant que votre livre est publié!

    Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’aucune femme ne mérite de vivre ça…. c’est inhumain et dégradant!

    J’ai 42 ans, 2 garçons et je vis dans le silence, la solitude et l’indifférence de mon conjoint depuis 17 ans!!
    Je ne suis plus la même, je ne suis plus MOI! Une étrangère qui ne se reconnait plus et qui est pointée du doigt comme étant la “cause” de tout!! tout ce qui ne marche pas est de ma faute!

    je ne sais pas si tout vous raconter me fera du bien! ou si cela servira à quelqu’un (compte tenu de mon inutilité, j’en doute)…. ou si vous en avez encore “besoin” en tant que témoignage

    j’aimerais que mes enfants, une fois adultes, comprennent pourquoi leur mère étais devenue désagréable… et surtout qu’ils ne fassent surtout pas ça à leurs femmes!

    Mon histoire, inachevée….. Je me dis que ça ne peut pas être pire, eh bien non!!! Si si, il y a toujours un pire!

    Mes joies se limitent à voir mes enfants heureux! bien que je vois que le grand (15 ans et demi) vois bien que je suis malheureuse!!

    Merci d’avance de me lire

  140. Lauren
    26 mars 2016 - 18:22

    J’étais piégée dans mon couple, comme beaucoup de femmes qui témoignent aujourd’hui. J’ai rencontré les mêmes problèmes concernant les enfants que l’on veut préserver, de la difficulté de se loger seule etc..
    Je suis retraitée, une retraite confortable , alors je suis partie il y a 2 ans, comme cela, pour voir. J’ai vu, ma vie est devenue agréable, je suis libre. Tellement libre que je refuse les propositions amoureuses, il est vrai qu’elles ne sont pas non plus très alléchantes.
    Je ne veux pas regarder le passé, j’ai eu la chance de prendre une bonne decision car il n’y avait aucune douleur à quitter un homme qui ne m’aimait plus.
    Je n’aime pas les personnes qui ne m’aiment pas, c’est peut être ce qui fait ma force.
    Je crois qu’il est important de travailler sa santé mentale, quand on le peut, pour aborder ce type de problème’

  141. Thierry
    31 mars 2016 - 13:49

    Apparemment la parole des hommes n’intéresse guère…

  142. val
    1 avril 2016 - 14:27

    J’ai connu cette situation où l’on vit anesthésié en s’oubliant et en ayant mal au ventre dès qu’on rentre chez soi ou qu’on l’entend arriver.j’ai pris la décision au bout de 20 ans de partir et quel bonheur d’être honnête envers l’autre et soi même et de revivre.je connais un Homme qui lui, vit cette situation avec “son adjointe”, quelle tristesse et manque de courage !car partir c’est courageux et non pas rester.Je cours acheter votre livre.

  143. Joëlle
    1 avril 2016 - 21:19

    Bien sûr je ne me savais pas seule dans cette situation de femme piégée. Chaque témoignage me ramène à ma propre histoire. Jeune retraitée, j’ai élevé trois enfants à présent mariés et eux même parents. Je m’étais fixée cette échéance pour quitter 30 ans de vie basée sur le mensonge, les apparences faussées qui font dire de notre couple, de notre famille : ils sont beaux, riches tout leur réussi. Derrière la façade ce sont trente années de dépression chronisisée pour moi. Chez nous c’est un remake du film avec Gabin et Signoret : le chat. Sauf que l’on a un chien à qui l’on porte beaucoup d’affection c’est bien le seul point commun que nous ayons. Il ne souhaite pas faire chambre à part alors j’essaye de dormir sur le rebord du lit m’ayant provoqué ainsi une tendinite. Douleurs physiques sans coups, douleurs psychologiques sont mon lot quotidien puisque j’ai voulu partir et qu’il a fait une tentative de suicide. A jamais piégée dans ma prison dorée !

  144. Armelle
    3 avril 2016 - 09:33

    Bonjour Monsieur JC,
    Je vous ai passionnément suivi au fils des années, car j’ai moi même fait des études de Sociologie, et que votre analyse correspond à ce que j’aurai voulu trouver dans celles-ci. Et puis, à chaque fois, vos paroles raisonnent en moi… mais pas autant que les dernières : “Accrochée au bord du matelas”… J’avoue tristement que c’est ce que j’ai vécu dans ma dernière vie.
    J’ai toujours été un être libre, terriblement humain, autonome et furieusement indépendant, et je défendais “mes soeurs” contre toutes les violences.
    J’ai compris comment au nom de “l’amour” et d’une “position sociale” qui ne me correspondait pas, je suis devenue une “enfermée volontaire”.
    En partie, à cause du regard des autres sur ma singularité : LIBRE de tout, de tous et de mes choix, toujours…
    A cause d’un âge limite, du regard sociétal, d’une position socio-professionnelle, au même moment, je me suis “posée” auprès d’un homme et auprès d’une entreprise : deux CDI et du soulagement pour tous.
    J’ai bien vu les petites manipulations quotidiennes dans les questions anodines (“tu préfères aller faire un petit ciné ou un super resto ?”), cela me faisait même sourire, je le voyais comme un enfant gâté qui boude quand il n’a pas ce qu’il veut.
    Entre Sa famille, Son ex, Ses enfants, Sa maison, Son village, Ses amis… j’avais de moins en moins de temps pour ma famille, mes amis et du temps libre pour moi… sans compter les déplacements quotidiens qui m’épuisaient de plus en plus…
    J’ai tenté de me dire que j’étais bien exigeante : qu’est-ce que je voulais de plus ? j’avais à priori tout ce qu’on peut rêver pour être heureuse.
    Mais je me suis sentie de plus en plus étouffer dans cette nouvelle vie, compressée, je respirais de plus en plus mal, mon asthme est revenu…
    Je décidais donc de prendre un appartement, en ville, pas le quitter, juste retrouver mon indépendance et mon autonomie, et me rapprocher de mon boulot, et vivre notre histoire comme je l’aurai toujours préféré : chacun chez soi. INDEPENDANCE, TOUJOURS ! c’est moi, je suis comme ça.
    A ma première annonce, il a fait une dépression. Touchée, comme une idiote, je suis restée, mais j’ai pas tellement apprécié au fond. A ma deuxième annonce, il a pleuré, beaucoup, mais il m’a aidé. J’ai donc emménagé dans mon appartement, il a même acheté une partie des meubles (là, c’est encore une preuve de plus de ce qu’il est, il me devait cet argent… qu’il m’avait “pris” en trop sur la pension que je lui versais, pendant nos 6ans de vie commune). Sauf que je n’en étais plus du tout au même niveau dans notre histoire et que pour éprouver le manque de lui, je lui ai demandé du temps… qu’il ne m’a pas donné.
    Quatre ans de plus, à se fréquenter, à passer de bons moments… puis de moins en moins pour moi… l’amitié-amoureuse a même subsisté encore pendant quelque mois… jusqu’à ce qu’il se révèle complètement.
    Le recul, ce fameux recul, qui vous fait voir tel que les gens sont réellement. Mes amies le savaient, elles l’entendaient de ma bouche depuis dix ans… pourquoi est-ce que je m’accommodais de tout ça ?… pourquoi je ne m’écoutais pas ?
    Bref, après des vacances en commun décevantes, encore, je le voyais dans tous ces défauts et dans l’affreuse vérité : c’est un pervers manipulateur.
    Je me suis accrochée au bord du matelas, dans un lit en 160×200, pour ne surtout plus le toucher, alors qu’il y avait largement la place.
    Je me suis accrochée au bord des valeurs qu’il véhiculait au travers de son mode de vie, de sa famille, de son entourage, alors qu’il pervertissait tout.
    Je mes suis accrochée au bord d’un travail où je subissais du harcèlelement, de la placardisation ensuite et du mépris violent, jusqu’au burn-out… sans m’en rendre compte.
    Et tout ça EN MEME TEMPS !
    Les 10 plus longues années de ma vie !
    Aujourd’hui, je sais qui je suis, j’ai retrouvé celle que j’étais avant, j’ai fait beaucoup de vide : après avoir rompu définitivement les ponts avec lui (je lui ai dit ce que je pensais de lui dans ma dernière phrase), rompu avec mon emploi (en disant ce que je pensais de leur façon de faire), rompu avec des personnes négatives dans mon entourage et avec ceux qui ont cru me donner de bons conseils, rompu avec un mode de vie néfaste, mes blessures se sont cautérisées une à une mais tout n’est pas réglé car il me reste encore cette question : pourquoi, malgré la conscience de tout, je suis restée auprès de tout ça aussi longtemps ?
    On me dit que j’ai changé, qu’on ne me reconnaît pas, plus… j’espère bien, je suis enfin devenue moi ! entièrement.
    Oui, ça choque, ça gêne mais je ne fais de mal à personne, ce ne sont que leurs valeurs négatives et fermées qui les empêchent de me comprendre.
    Je vous remercie, Monsieur JC, pour votre travail au fils de ces années, j’espère que cela aidera tant de femmes et d’hommes en souffrance ou non dans leur couple et ailleurs pour avancer sur le bon chemin, le leur, libre enfin.

  145. 3 avril 2016 - 16:37

    Armelle, merci pour ce témoignage si riche et détaillé, et si utile, car vous avez réussi à partir, et vous témoignez de la sensation de liberté que cela peut procurer, la vie coule à nouveau dans les veines. Bien sûr tout n’est pas simple, il faut totalement se reconstruire, se réinventer. Mais vous êtes sur le bon chemin, c’est évident

  146. jlc
    3 avril 2016 - 21:57

    33 ans de vie commune ….4 ans que je réalisé dans quel enfermement je suis et que je veux m’en sortir….je survie dans mes rêves de départ comme vos le dites si bien et que le monde que j’ai construit m’empêche de réaliser car pour le coup je serai responsable et aussi coupable des conséquences que mon départ entrainerait…
    Alors si quelqu’un a la solution avant que je ne sombre complètement…faites moi signe…

  147. Nath
    4 avril 2016 - 14:40

    En lisant tous ces témoignages je me suis sentie moins seule. Car quand j’en parle autour de moi et que je dis qu’un jour je partirai personne ne me crois et on me dit que j’exagère, que je suis folle ! 23 ans que je vis avec quelqu’un qui trompe son monde et 10 ans que je survie après avoir compris avec qui je vis réellement. Mais comment ai-je pu être aussi idiote pour ne rien voir venir ? Pourtant, avec le recul, il y avait bien des signes! Mais comme on dit “l’amour est aveugle”.
    Il est tellement gentil à l’extérieur, mais dès qu’il rentre à la maison il ne m’adresse pas la parole (à notre fils non plus d’ailleurs). Il s’enferme dans sa chambre et se met devant sa télé ou son ordinateur pour venir que quand il entend qu’on se met à table. Le dimanche il court avec ses copains ou part en WE avec eux, alors qu’avant il ne voulait jamais partir car il disait que nous n’avions pas les moyens. Il m’ignore totalement afin de me déstabiliser. Il m’a fait du chantage pour déménager en province en disant qu’il serait plus disponible pour nous et les enfants mais c’était pour mieux m’isoler.
    Moi qui était indépendante avant de le rencontrer, j’ai aujourd’hui l’impression de vivre dans une prison dorée et de ne plus arriver à réfléchir correctement. Je n’ai qu’une envie c’est partir mais je ne veux pas mettre en péril les études de nos enfants. Donc je patiente tant bien que mal. C’est pourquoi lire cet article est quelque part une bouffée d’oxygène.
    Merci

  148. Lilly
    4 avril 2016 - 18:32

    Je tiens à vous remercier pour tout ce que vous faites pour nous les femmes… J’ai quitté mon mari après 18 ans de vie commune et 3 enfants depuis maintenant deux ans. La perversion au quotidien nous avons connu et l’emprise psychologique, la peur. J’ai réussi à partir. La justice m’a aidé en me fournissant une ordonnance de protection. Je l’ai quitté en l’aimant encore car l’emprise continue même après le départ. Mais je ne regrette rien. Aujourd’hui mes enfants rient, jouent… et ne sont pas dénigrés et punis en permanence. En apparence tout le monde croyait que notre famille était heureuse. En apparence seulement…
    J’aurais aimé participé aux témoignages de ce dernier livre. Il m’a fallu de nombreuses années et ce fameux déclic pour décider de partir (il a voulu battre ma fille). Voilà c’est fait… Maintenant il faut se reconstruire. Ce n’est pas simple mais je goute chaque jour le plaisir de pouvoir de nouveau décidé par moi même, m’acheter ce que j’ai envie et surtout voir mes enfants rire.
    Merci pour tout.

  149. jeeeze
    4 avril 2016 - 19:25

    et les hommes???
    Entendant le titre a la radio ce matin, j’eu brievement l’espoir de trouver des témoignages et des reponses qui m’aideraient a sortir de la situation dans laquelle je vis depuis des années…jusqu’a ce je comprenne que, non, ce sont les femmes qui sont toujours píégées, pas les hommes. Les hommes, ils sont violents, ils battent, ils crient, ils trompent, etc. Ce sont les Mechants. Encore un exemple de la tendance victimaire…dommage, frustrant et constat attristant qui plonge un peu plus les hommes concernés dans la sensation d’être seuls. Alors pour info, il existe aussi des hommes maries a des femmes qui ont oublié d`être des epouses/amantes; des femmes qui – surtout une fois le marriage obtenu – ne sentent pas le besoin de faire le moindre effort pour leur couple, et encore moins après la naissance d’enfants (sauf à être un salaud et à les quitter en même temps que leur mère, quel père a envie de se séparer de ses enfants juste parce qu’il ne peut plus vivre avec leur mere?); des femmes qui sacrifient leur couple, par exemple pour les besoin de leur travail, et qui ne passent le maigre reste de leur temps qu’a s’acquiter (c’est encore une chance) de leur moitié de taches menagéres/domestiques (eh oui, certains hommes savent faire leur part aussi); des femmes qui semblent avoir la libido d’un Panda dèpressif et qui prennent ainsi en otage la vie des hommes qu’elles ont epousés. Sauf a divorcer… mais les enfants y ètant pour rien, pourquoi devraient-ils être les victimes?

  150. Eric
    5 avril 2016 - 13:04

    Beaucoup de témoignages de femmes, mais qu’en est-il des hommes…J’ai l’impression de vivre cela depuis bientôt 3 ans, en version masculin. Si je reste, c’est que je m’en accommode me direz-vous.

  151. Michèle Tran
    5 avril 2016 - 22:23

    Rhooo ! Ecoutez moi ces messieurs. Et nous ? et Nous ? Mais exprimez vous bon sang au lieu de dénigrer les paroles de toutes ces femmes qui expriment leur désarroi. Personne n’a le monopole.
    Les femmes s’expriment certes, soit elles s’expriment plus facilement à ce sujet, soit elles sont plus concernés par le sujet…
    Mais non, la parole n’est pas seulement aux femmes.
    Je reviens sur ce que vous exprimez Jeeeze… apparemment, vous attendez quelque chose de votre femme ? Mais si elle se trouve dans la situation qui est décrit ici. Elle oublie d’être une épouse/ amante… peut-être n’en a t-elle pas envie ? Elle n’est peut-être plus amoureuse. Ou peut-être n’en a t-elle pas le temps ? Est-ce qu’elle prend soin d’elle ? maquillage ? vêtement à la mode ?
    Une fois le mariage obtenu, ne se sent pas le besoin de faire des efforts… Si c’est s’occuper de vous, les efforts alors faut voir plus loin que le bout de son nez.
    Logique… encore moins d’efforts après la naissance des enfants. ça sent juste la femme qui est plutôt au bord du burn out… La tête dans le guidon, le boulot pour évasion et la dépression à chaque demande insistante du mari.
    Mr Jeeeze, je pense que vous n’êtes pas tout seul à vous sentir pris en otage… votre femme aussi, j’ai l’impression.

    Et oui, les enfants… pourquoi faire peser sur eux tout ce mal être ? C’est bien là le souci de quelques uns/ unes d’entre nous.

  152. jeeeze
    8 avril 2016 - 07:49

    Madame Michèle Tran, traduire “ne sent pas le besoin de faire des efforts” par “s’occuper de son mari” (comme on s’occuperait d’un enfant), et parler de “chaque demande instante du mari” revèle soit une piètre image/connaissance des hommes de votre part, soit une mauvaise experience qui vous est personnelle, soit les deux. Dans tous les cas, cela est bien triste.

  153. jlc
    8 avril 2016 - 08:47

    je souhaite réagir aux 2 témoignages précédents et soutenir jeeze car je suis témoin dans mon entourage d’un homme qui subit cette maltraitance psychologique de la part de son épouse je crois même à un niveau supérieur au mien et qui ne s’en sort pas non plus tant il craint ses menaces de suicide.
    La colère ne sert à rien…quand je lis ces témoignages ou quand je lis “piégée dans son couple” ou encore d’autres parutions sur le développement personnel…dans mon désespoir j’ai même écrit au ministre de la santé et de la famille qui m’a répondu par l’intermédiaire de son sécrétariat…je cherche la solution qui me permettrait de sortir de cet enfermement mais pour l’instant je connais les mécanismes…je comprends aussi pourquoi j’en suis arrivé là…mais je n’ai pas encore trouvé la clé…

  154. Michèle Tran
    9 avril 2016 - 09:00

    @Jeeze, ça s’est sûre que j’ai, au fil de ce que je peux voir (et pas seulement mon mari… combien m’ont déjà dit : je suis passé par là), acquis une piètre image de l’homme. Je ne pourrais pas dire le contraire. Mais vous n’exprimez pas ce que vous attendez … vous dites ce que vous ressentez. Je ne peux donc que m’appuyer sur mon vécu.

    Je vous donne mon exemple d’hier, avec mon mari. Je me lève à 5h30 (mon mari se lève à 7h00) pour partir bosser à 6h30. Je repars du boulot, arrivée chez moi à 17h30 pour courir déposer mon fils à son activité sportive et m’occuper de ma fille. Je comptais sur mon mari pour récupérer mon fils à 18h30… 18h30, personne, je téléphone : en rentrant du boulot, il était chez un copain… en train de fumer du cannabis. Donc je file chercher mon fils. Je rentre, je m’occupe du bain de ma fille, en même temps, je prépare à manger. Mon mari rentre et s’installe devant son PC après avoir jouer les maris transis d’amour (moi, j’dis: il se sent coupable de…). Puis me voyant faire la popote, se frotte à moi (pour me signifier qu’il a train envie de…) et s’affale sur le canapé car la tête lui tourne (avec ce qu’il a fumé chez son pote). Je lui fais remarquer qu’il n’a pas trop mis la main à la pate en arrivant… et que son chien attend toujours d’être promené (depuis une journée qu’il attend). J’aimerais bien me poser 5 minutes. L’heure de brosser les dents de la petite pour aller se coucher… tiens ! il a envie de manger donc ne peut pas s’occuper de la petite. ça me gonfle léger, je lui fais remarquer… il s’en occupe contraint et forcé et va se coucher (je me doute que le cannabis de son pote fait toujours effet). Ce matin : soupe à la grimace ! Il boude (suite à mes remarques de la veille, apparemment)!
    Bé, ça me fait des vacances… parce que je n’aurais donc pas à gérer en plus du reste, ses demandes incessantes de faire l’amour…

    Voilà, ma piètre expérience. J’ai ça tous les jours… oui, je suis “piégée dans mon couple” et je m’accroche à mon bout de lit (je redoute ses demandes).
    En quelques sortes, quand il boude, j’apprécie ces moments (même si ça me révolte qu’il boude)… quand j’ai mes règles, également.

  155. Michèle Tran
    10 avril 2016 - 09:54

    Bonjour, je me relis…excusez-moi… Je crois que je suis à bout par moment… et j’ai besoin de m’exprimer. Je m’exprime un peu trop. Désolée.

  156. Anonyme
    11 avril 2016 - 16:09

    @Michele Tran; je constate, et je vous plains, sincèrement. En effet, ceci n’est pas une vie de couple. En meme temps, en vous lisant, je me dis (sans vouloir me vanter) que la mère de mes enfants a de la chance…ou plutot, qu’elle ne vit en aucun cas ce que vous decrivez. Bon courage, sincèrement.

  157. lunion
    15 avril 2016 - 09:30

    Quelle bande de chialeux ! Si on n’est pas bien avec qqn on divorce ou à l’inverse on le dit ou fait des efforts…

  158. niniche
    15 avril 2016 - 09:37

    Les commentaires en disent longs sur le niveau de connerie humaine… O n savait bien que derrière les façades les situations sont souvent minables et qu’en général les hommes sont lâches.

  159. onion
    15 avril 2016 - 10:50

    Bjr, Moi je suis onion20094 … comme tous les onions qui envoient ces messages, je ne pas écrire, je ne sais rien faire, je suis fils de curé, marié à 23 ans avec une fille de curé, cocu à 23,5 ans par le curé… mais on reste ensemble : si dieu le veut alors ! Bravo l’auteur pour les oreillers bleu et rose… ça pue le cureton à plein nez et les messages pratiquement tous aussi nuls sont un vrai plaisir… très instructif… pour les beaufs ? les curetons ?

  160. 16 avril 2016 - 08:15

    L’onglet de ce blog est un espace de libre expression qui permet, enfin, à des personnes piégées dans leur souffrance sans pouvoir en parler, d’essayer d’expliquer et de comprendre pourquoi il est parfois aussi difficile de partir même quand on le voudrait.
    Je n’interviens pas pour modérer ou supprimer des messages quand apparaissent des coups de colère un peu hors-sujet, car il est utile aussi que tout le monde puisse s’exprimer. C’est un peu limite évidemment pour lunion-niniche-onion (qui est d’ailleurs une seule et même personne ayant pris 3 pseudos) qui n’a rien compris à ce qui se disait ici et qui fait preuve d’une belle dose de “c… humaine” pour reprendre son terme injurieux.
    Il y a aussi des coups de colère de certains hommes en souffrance, qui se sentent eux-aussi très incompris. Ceci me semble une question importante. Il faut en effet éviter les généralisations abusives : tous les hommes sont ainsi, toutes les femmes sont comme ça. Le couple qui fait plonger dans l’enfer est très souvent une mécanique à deux

  161. REJANE
    17 avril 2016 - 11:32

    Bonjour, j’ai lu votre livre très intéressant.
    après 25 ans de mariage, j’ai décidé de vivre ma vie, je m’ennuyais, et je ne pouvais pas réaliser que je devais finir ma vie de cette façon, je l’avoue, il faut du courage, je ne suis pas partie pour un autre homme, je suis partie pour vivre, rien de plus horrible de rester aux côtés, d’un homme qu’on aime plus, qui vous agace…..je n’étais pas malheureuse, mais j’étais loind’être heureuse….
    dans ces moments là, on vous juge, on ne vous comprend pas, forcément on dérange….on ressemble à tellement de couples, las d’être ensemble….
    nous devrions tous attendre, la lune de miel, terminée, pour savoir si nous avons fait le bon “casting”, tout va trop vite, on y croit, et on se rend compte, que ce n’est pas ce que nous avions espéré, hélas les enfants arrivent, et on reste….
    j’ai un constat autour de moi…..qui fait peur….
    je vis aujourd’hui ma vie comme j’en ai envie, elle m’appartient, je choisis, je ne subis plus……
    nous avons qu’une vie, que nous la gâchons pas….vivons le présent, maintenant……
    cette vie nous appartient, personne n’a le droit de nous juger, condamner….chacun a le droit au bonheur…
    cordialement

  162. Homme
    28 avril 2016 - 18:29

    Bonjour,
    je viens de voir votre interview à C dans l’air; je suis un homme, j’ai vécu un enfer durant 5 ans, avant de prendre la décision de partir. Je suis prêt à vous en parler si vous le souhaitez. Dans les titres, il faudrait plus prendre en compte qu’il y a aussi des hommes qui souffrent de cela et sont maltraités. C’est une réalité. Dites moi comment vous joindre pour un échange moins public… et douloureux

  163. Laure
    28 avril 2016 - 18:33

    Bonjour,
    Je vous écoute en ce moment même sur France 5. Je me retrouve complètement dans votre discours. J’ai préparé mon départ pendant 10 ans… J’ai survécu pendant 10 ans… J’ai attendu que mes enfants soient majeurs et que l’appartement que nous avions acheté soit terminé d’être payé. Je suis passée par toutes sortes d’états que vous décrivez : la déprime, la tristesse surtout, la détresse, l’envie de mourir, le découragement, le doute… Et je suis partie, sans rien. Ca a fait 4 ans le 19 avril dernier. Je ne regrette pas, je me suis reconstruite depuis, doucement, en passant par de forts moments de culpabilité et de doute toujours ; j’ai dû lutter même pour ne pas me retourner, pour ne pas y retourner… Très difficile… Je vais mieux, j’ai retrouvé le sourire, l’envie de vivre et de rire. J’ai 54 ans et je vais refaire ma vie, mais pour l’instant chacun chez soi. J’ai plus que tout envie d’être indépendante et de disposer de ma vie comme je l’entends !
    Merci à vous de me faire ressentir que tout ce que j’ai traversé, vécu comme des épreuves, est “commun”

  164. Scarlett
    28 avril 2016 - 19:27

    Bonsoir,
    Je viens de vous écouter sur France 5 et effectivement, il y a différents degres, j ai vécu trente quatre ans avec un pervers, j ai fuit pour sauver ma peau en septembre 2014 après avois fait une tentative de suicide en février 2014′ à la suite de laquelle mon futur ex mari m a fait enfermer à l HP , mon travail m a sauvé la vie, mes deux enfants adultes sont devenus soldats comme dans les sectes, sauf que mon travail c est gerante de societe ou il est actionnaire, donc je continue de travailler pour lui, j ai fuit demande le divorce, et j ai appris qu il s était auto declare en tant que DAF dans la societe dont j ai la gérance, Aujourd hui je suis responsable de tout ce qu il a fait en mon nom et non fait distribution de dividendes sans PV d ag J ai appelé. Cette societe raison d etre qu’elle est ma raison d etre Aujourd hui Vous analysez bien le problème, mais après avoir travaillé pendant plus de 15 ans sous caméras et amplificateurs de son, on découvre toutes les bonnes à retardement, je suis privée de mes enfants adultes et faussement libres car endoctrinés , et je pense que les violences physiques sont reconnues, les violences sphychologiques liées aux violences physiques ne le sont toujours pas, je le sais j ai porte plaintes à plusieurs reprises et vis l’Legoff triple enfer et je pense que vous sous estimez le problème, je suis une survivante qui travaille depuis l âge de dix sept ans et qui a mis plus d un an à comprendre ce qui m etait arrive, l identifier et sortir du déni , malgré tout l enfer continué à travers mes enfants adultes et mon travail dont il est actionnaire, Aujourd hui il est dans notre maison à titre gratuit, ne travaille pas, m a réclamé 2500€ de pension mensuelle et m a mise aux prudhommes pour 90000€ qUelle est ma raison d etre Aujourd hui , Il m a habituée a l endurance d ou ma survie mais comme disait Mandela il faut savoir identifier l adversaire pour le combattre, moi j ai mis plus d un an apres mon départ et apres avoir été traitee de folle, skyso et bipolaire
    Quel être humain peut endurer tout cela ,? Vous avez traité le problème et je vous en remercie , mais vous l avez sous estimé et je témoigne aujourd’hui pour toues celles et ceux disparus dans le silence, sous ce problème de couple et de divorce, se cachent des voleurs de vie, rarement punis, le crime parfait

  165. Mimie
    28 avril 2016 - 19:40

    Bonsoir, J’ai moi aussi vu votre interview dans l’émission c à vous. Je me suis reconnue dans les témoignages dont vous avez parlé. J’ai vécu 28 ans avec un homme que j’ai beaucoup aimé mais après de gros problèmes de santé j’ai senti son amour décroître à mesure que la maladie chronique s installait dans ma vie. Je me suis battue corps et âmes pour qu’il ne perçoive pas mes souffrances et pour que notre vie soit la plus normale possible. Cela m’a demandé beaucoup d’énergie que je n’avais pas forcement mais ça n’a servi à rien! Le désamour, la froideur, le rejet, furent mon quotidien pendant des mois. Sans explications de sa part et forcée de constater que plus rien de le attachait à moi, même le respect c’était envolé. Je suis partie un matin avec une valise et une montagne de chagrin. Depuis je me bas toujours pour ma santé, mais je suis soutenue par ma famille et même si je souffre encore et que ma solitude affective me pèse je sais que j’ai fait preuve de courage lorsque j’ai tout quitté pour ne pas devenir le fantôme de moi même.
    Je vous remercie d’avoir ouvert la parole sur un sujet qui reste encore peu abordé en général.

  166. Josy
    28 avril 2016 - 20:07

    Je viens de vous écouter dans l’émission ‘C’est à nous”. J’ai vraiment cru que vous parliez de ma vie. Je vis cette situation depuis 40 ans. Je me sens comme dans une prison. Je me suis toujours dit que que je mettais des freins pour ne pas arriver à partir, toujours trouver des excuses. Mais ces excuses je les trouvais fondées. D’abord les enfants, les études, puis des problèmes de santé de mon mari, à répétition: de graves problèmes de dos, un cancer, opération des jambes puis dernièrement opération du cœur. Pouvais-je partir ? Comment auraient réagi mes enfants? Depuis 3 ans je ne travaille plus et ma vie ressemble à un enfer. Votre passage dans l’émission m’a fait du bien et je vais trouver votre livre dès demain et peut être trouverais-je le courage de passer le cap. Je n’en peux plus.

  167. Mary
    28 avril 2016 - 21:36

    Ma meilleure amie m’a appelée pour me dire “regarde c à vous” j’ai l’impression qu’on parle de toi .Effectivement je suis sidérée et bouleversée . C’est ma vie mot pour mot. Voilà une semaine que je suis partie. Enfin j’ai réussi à quitter ma prison dorée au bout de 25 ans. 10 ans que j’essaie de comprendre l’autre sans y parvenir que je vis un enfer. Plus j’essayais de comprendre et plus je me confrontais à un mur. Je suis passée par tous les stades, colère contre lui contre moi parce que je n’arrivais pas à le quitter. La peur , la détresse, l’acceptation, la dépression, l’envie de mourrir. Et puis mes enfants ont quitter le nid… Ma vie, quelle vie, j’étais morte… Seule ensemble, lui qui poursuivait sa route seul et moi me morfondant dans ma très belle maison. J’ai réussi à partir je ne sais pas comment le courage m’est venu mais j’ai réussi et aujourd’hui je revis avec parfois des angoisses des moments de solitude mais je suis fière de ma décision et heureuse. Auparavant je m’étais isolée, je me sentais différente anormale. Mes enfants me soutiennent, j’ai retrouvé mes amis ma famille. Je remercie toutes les personnes qui me soutiennent parce que malgré tout c’est une épreuve. Cependant je n’ai aucun regret, la vie est courte, j’ai 50 ans et une envie de vivre et profiter de ma vie future d’une manière ou d’une autre . Une vie moins sécurisante certes mais aujourd’hui j’en suis l’actrice ,j’ai envie de vivre comme je l’entends . Je suis combative et sereine à la fois. On ne vit qu’une fois …je ne veux pas arriver à 70 ans avec des regrets .

  168. cristina75
    29 avril 2016 - 08:37

    Bonjour Monsieur. j’ai regardé hier soir l’émission de France 5 C à vous où vous parlez de votre dernier livre Piégée dans son couple.J’ai été stupéfiée tant ce que vous dites me parle hélas ! Je vais acheter votre livre même si je sais que sa lecture sera douloureuse pour moi, mais peut-être un réconfort aussi de savoir que je ne suis pas seule à souffrir en silence.Mon mari est loin d”être un monstre et je ne lui en veux pas mais ma vie avec lui n’est que vide ( à part mes deux enfants ): pas de discussion, pas d’amis,très peu de sorties et aucun loisirs en commun et comme vous l’avez dit parfois il m’arrive de penser à la mort comme solution ( la mienne, la sienne ) et c’est terrifiant. Merci à vous d’avoir écrit ce livre.
    Cristina ( 56 ans, deux enfants, mariée depuis 23 ans )

  169. Anonyme
    29 avril 2016 - 10:35

    hier c’était mon anniversaire:48 ans.Je n’ai pas encore lu votre livre mais de vous avoir entendu parler de MOI dans l’émission C à vous m’en donne l’irrésistible envie.Aujourd’hui je me sens un peu moins seule et pour cela je vous remercie

  170. DUGERS
    29 avril 2016 - 18:04

    Je suis un homme de 70 ans, PMR, marié depuis 50 ans, avec 2 filles et 5 petits enfants.
    D’expérience(les plus proches sont mère, belle mère et mon épouse, belles soeurs), les épouses rêvent de vivre leur vie de femme et non pas de couple, et ne supportent pas les conjoints; surtout malades !

  171. Momie
    30 avril 2016 - 15:31

    Pourquoi peu d’hommes acceptent d’écrire, parler de leurs ressentis? Ces souffrances restent trop sensibles pour les hommes avec un grand H? Peur de dévoiler du négatif? Je pense que toutes les femmes ont un besoin vitale d’étre écouté tandis que les hommes vont oubliés par LE SILENCE. Ce silence m’a détruis petit à petit j’ai compris que seul la séparation pouvait me guérir de tout.

  172. Mr Average
    1 mai 2016 - 17:16

    Je pense être, ou plutôt avoir été, un de ces maris “piégeurs”. C’est en tout cas ce m’a dit ma femme à la vue de l’émission sur france5.
    J’ai 42 ans, marié depuis 15 ans avec la femme qui partage ma vie depuis 19 ans. Presque la moitié de mon existence : j’ai quitté le cocon familial pour vivre immédiatement auprès d’elle. Nous avons 2 enfants.
    Il y a 2 mois elle m’a annoncé qu’elle était malheureuse avec moi. Qu’elle me trouvait casanier, asocial, radin, que je ne m’investissais pas suffisamment dans la vie de famille… Bref que je n’étais plus en phase avec son projet de vie, celle avec un grand V. Dès les premiers mots, j’ai compris que son choix était fait et qu’il était irrévocable. Immédiatement, la honte, la culpabilité m’ont envahi pour ne plus me lâcher : je n’avais pas su, pas pu rendre heureuse la femme la plus formidable que le destin m’ait permis de rencontrer.
    Je vis depuis deux mois un enfer. Je réalise que j’avais construit ma vie autour d’elle, dans une certaine insouciance et une totale confiance. Pour autant, je n’avais rien d’un mari démissionnaire ou irresponsable. Je savais juste que quoi qu’il puisse arriver à moi ou aux enfants, elle serait là, qu’elle saurait quoi faire et le ferait au mieux. Je n’avais qu’à me laisser porter. Jamais je n’aurais imaginé qu’elle puisse me quitter, à fortiori me tromper. Tous mes repères se sont écroulés en quelques jours. J’ai découvert ce qu’étaient la jalousie et la dépression, le Xanax et le Stilnox. J’ai perdu tout appétit, ne compte plus les cheveux dans le lavabo, pleure parfois seul au volant, consulte un psy. Autant de choses qui me semblaient impossibles, en tout cas réservés aux autres.
    Si j’avais su, si la machine à remonter le temps existait, aurais-je pu faire en sorte qu’elle m’aime encore aujourd’hui ? Etait-ce une question de santé, de physique (je vieillis moins bien qu’elle, c’est un fait), de caractère ? Je lui ai reproché de ne pas m’avoir parlé ouvertement de ses souffrances plus tôt. Elle dit m’avoir envoyé des signaux mais que je n’ai pas su les interpréter. Aurais-je alors pu changer suffisamment ? Peut-être ces efforts auraient-ils été vains face à l’attrait irrésistible de la nouveauté.
    Ayant toujours été un bon candidat à l’introspection, les questions sans réponses ne manquent pas et les nuits sont longues. Je finis souvent par me dire qu’à sa place, j’aurai sans doute fait la même chose. Qu’on n’a qu’une seule vie et qu’il faut penser à soi, aussi.
    Je n’ai aujourd’hui pas d’autre but que celui de survivre. Nul doute que le chemin sera long avant de pouvoir -triste espoir ! – vivre seul, par et pour moi-même.
    Il est encore trop tôt pour tirer une quelconque leçon de ce qui m’accable. Encore moins pour donner un quelconque conseil. Quelle est la part de responsabilité de chacun ? De celui qui laisse trop de place, de celui qui la prend ? Echanger, dialoguer de façon très ouverte, à en blesser l’autre, peut-il permettre au couple de résister à l’usure du temps ? Croyant la protéger, on l’enferme dans une routine asphyxiante. Croyant appeler à l’aide, on envoi en fait des signaux inaudibles, perçus comme des attaques et qui ne provoquent que le repli sur soi ou l’agressivité.
    Mon témoignage -pardon d’avoir été si long- indique juste qu’un mari piégeur peut tenir ce rôle de manière tout à fait inconsciente, involontaire et pour son plus grand malheur. Etre simplement conscient de cela m’aurait peut-être sauvé.

  173. maréjac
    6 mai 2016 - 06:33

    Je suis un homme qui a le sentiment d’être piégé dans mon couple. Cela fait quatre ans que je me dis qu’il serait bon que je rompe avec ma femme tant le couple ne fonctionne plus, avec des épisodes pénibles. Je ne veux pas m’étendre davantage ici sur ce passé de malheur. J’ai fait trois départs ratés, de une demi-journée à trois jours. Chaque fois il y avait ce gonflement de la culpabilité de faire souffrir, et aussi un SMS ou un mail qui m’amenait à revenir au foyer …pour discuter et rester finalement. Ce que je voudrais examiner maintenant c’est si j’ai davantage de chance de réussir la prochaine fois. Tout en sachant que cette répétition, loin de banaliser le geste, le rend chaque fois plus difficile. Peut-on réussir enfin à partir ?

  174. Mappieflower
    12 mai 2016 - 08:41

    Bonjour à tous, j’ai pris connaissance du livre de JC Kaufmann ds l’émission d’AM de Stéphane Bern sur France 2; il était son invité et lorsqu’il en a fait la présentation , j’ai cru qu’il parlait de moi !! C’était très étrange ! J’ai bien sûr acheté le livre qui est passionnant et me permet de constater que je suis loin d’être la seule ds cette relation de couple , toxique ! J’ai 59 ans , 3 grands enfants et donc 38 ans de mariage ,faits de hauts et de bas ( mais bcp plus de bas ) Mais ce qui caractérise surtout cette relation c’est la non communication , le manque de bienveillance et l’irrespect ! Au départ , j’étais très jeune et j’investissais à fond mon rôle de mère qui me tenait à cœur …et peu à peu on réalise que ca ne fonctionne pas , que ca ne nous correspond pas , qu’on ne se respecte même pas en restant …mais on se piège peu à peu, et il y a les faux semblants , le qu’en dira t’on , et on a même un peu honte car les apparences sont contre nous !
    On finit aussi par croire qu’on ne sera pas capable car on perd l’estime de soi et c’est une façon de nous tenir ! On finit vraiment par croire qu’on est nulle , qu’on ne vaut rien , et on se perd soi même …J’en suis à ma 4 eme tentative de séparation et j’espère bien que ce soit la bonne ! Je me sens plus forte , j’ai débuté un travail thérapeutique il y a presque un an , et ça m’aide beaucoup ! Mes enfants st indépendants ( le dernier termine cette année ! ) Ils représentent mon bien le plus précieux et le seul aspect positif de cette histoire ! Il y a une grande disparité de revenus , voilà encore une façon de tenir l’autre ; sauf qu’à présent , je suis prête à baisser mon niveau de vie de plusieurs crans si c’est pour gagner en liberté et en sérénité…car il s’agit d’un confort malheureux ! J’y ai bien réfléchi .Je compte aussi sur les avocats pour rattraper un peu le niveau de vie auquel il me semble avoir droit ! J’ai envie de me respecter , d’être moi même , sans jugement , sans être constamment rabaissée voire humiliée ! Cela prendra ses doute du temps mais je crois être assez forte cette fois pour m’en sortir et voir le bout du tunnel
    J’espère que mon témoignage encouragera d’autres femmes à ne pas rester ds une situation indigne d’elles et à se sortir du bourbier …il y a des solutions , on peut trouver de l’aide et la parole libère : osons parler sans honte , cessons de nous taire …

  175. melotte
    14 mai 2016 - 16:18

    C’est vrai que l’on ne parle pas assez de la vie de couple, nous venons nous unir chacun avec nos bagages affectifs, nos différences, mais moi je crois qu’il est possible de s’entendre si au fil du temps, nous prenons conscience que nous sommes chacun une entité, et que l’amour que nous nous portions autrefois évolue, nous ne sommes plus dans la fusion, surtout quand nous sommes arrivée à une maturité de notre existence, et cherchons une certaine douceur de vivre pour soi …

    C’est normal, humain d’éprouver une certaine lassitude, quand nous n’avons plus rien à nous dire, surtout au bout de 30 années de vie commune …

    J’ai pas de recette miracle … seule la parole, la communication peuvent ouvrir à l’union, ou à la désunion, mais je me sens très très proche de tous ces témoignages et comme dans la chanson “il est où, il est où le bonheur” (cf Mahé), nous recherchons tous légitimement une vie enrichissante.

  176. Smileasever
    18 mai 2016 - 18:10

    Bonjour
    J’ai reconnu certains de mes écrits dans le livre “piegee dans son couple”
    1 an et demi après (déjà) j’ai voulu me relire parce que ce livre m’a quand meme donnè une impression tres triste.
    JP Kauffmann tente d’inserer des paroles d’hommes et il a raison.. mais peu d’hommes encore lisent des lives de psycho, s’interessent a ce genre de choses. Combien sont abonnes a Psychologie magazine ? Et A Auto plus ou l’Equipe ? Les centres d’interets ne sont pas les memes. Les hommes sont davantage tournes vers l’exterieur, les femmes vers l’interieur.
    Alors c’est vrai, ce sont les femmes qui ont temoignè.
    Je voudrai quand meme apporter une touche d’espoir. J’ai beaucoup reflechi et tirè les leçons, ou plutot acceptè mes limites, acceptè que j’avais le droit d’en avoir. Alors que plutot me taire, me refugier dans le silence quand je me sens heurtee, j’exprime mon ressenti a mon Compagnon, Mais pas sur un mode accusatoire. Il est bien evident qu’il ne fait pas expres de me contrarier. Chacun ecoute l’autre, vraiment, et chacun prend l’autre en consideration. C’est cela a mon sens cette communication dont tout le monde parle pour faire durer le couple. Pourtant dans mon ancien couple je pensais qu’on communiquait .. Je sais aujourd’hui que je me fourvoyais. La communication c’est dire à sa compagne/son Compagnon sa frustration/son insastisfaction, et chercher ensemble un mode de fonctionnement, trouver ensemble des solutions pour que cette insatisfaction disparaisse. C’est que chacun soit dans cette ecoute et ne se sente pas remis en question, mais plutot reconnaisse ses propres limites et les limites de l’autre. Je dirai aussi que je m’apercois contrairement à avant que la relation evolue est vivante car regulieremement des ajustements sont a faire meme on a l’impression de routine.
    J’encourage donc a dire votre frustration, votre malaise a votre compagnon (il est probable que lui aussi me se sente pas tres bien) pour instaurer une vraie communication, retrouver cette intimite dans les sentiments que vous deviez avoir au debut de votre relation.
    J’avoue que c’est difficile et demande du courage car plus le temps passe et plus on s’enferme dans le silence. Mais cela vaut vraiment la peine !!!!!!!
    Je terminerai sur le fait qu’il faut aussi dire a l’autre, qu’il nous rend heureux, de le/la remercier de prendre soin de nous.
    Je dois quand meme avouer que j’ai tendance a ne pas forcement me rendre compte que je me sens frustree parce que inconciemment on refoule ce sentiment desagreable et qu’il est incidieux. De ce fait, j’ai tendance a parler a mon conjoint un peu tard, mais j’essaie de m’ameliorer

  177. Fleur
    20 mai 2016 - 09:35

    Que de similitudes avec tous ces témoignages et je regrette de ne pas avoir vu l’émission. Ce partage de mes ressentis, mes souffrances internes, mes pensées nauséeuses, mes frustrations s’en seraient trouvées allégées car en effet, l’isolement, l’enfermement moral par la non communication avec mon conjoint qui comme on le dit est “un taiseux” au fil des années (38 ans) de vie commune me sont devenus insupportables qui rendent malade mais le courage de sauter cette rivière inconnue car je ne sais plus qui je suis et ce que je veux à force de faire taire mes paroles, mes envies, mes désirs, mes projets, mes joies. J’ai fait des erreurs en me “sacrifiant” pendant des années mais pendant cette époque je n’avais pas l’impression de me sacrifier pensant que quant on aimait c’était naturel de donner beaucoup. C’est le retour, l’échange qui a fait défaut et bloque mon épanouissement. Je suis une amoureuse déçue, frustrée et aigrie qui finit par penser que beaucoup d’hommes sont enclins à fuir, s’installer dans leur confort, ne pas se remettre en question, ne pas faire d’effort pour améliorer la relation du couple et que la femme peut toujours causer ou par signaux qui en effet ne sont pas perçus et ne comprennent que lorsque le départ se fait.
    Je souhaite avoir ce courage nécessaire mais mon statut actuel me fait craindre un avenir financier très très délicat pour m’avoir fait piéger dans des choix de vie où j’ai travaillé sans statut en tant que commerçante auprès de mon mari. J’ai 57 ans, au chômage et ma retraite sera lamentable alors cette décision est d’autant plus difficile à prendre que l’avenir personnel peut être une renaissance mais à un tel prix qu’il sera difficile, compliqué de le réaliser. Seul ma décision m’appartiendra et avec toutes les épreuves et drames dans ma vie, ce sera la goutte qui fera déborder le vase quand l’estime de moi prendra le dessus sur l’estime de l’autre.
    C’est tardivement que je poste mon témoignage qui aura eu le mérite de poser sur le papier ce que je ressasse depuis très très longtemps en pensant que c’est pas grand chose finalement comparé à tous les fléaux existants mais que ma vie est importante et que je l’ai mise de côté en pensant trop aux autres, à mes proches.
    Amicalement

  178. Mappieflower
    21 mai 2016 - 08:20

    Bonjour à tous et particulièrement à Fleur car son témoignage m’a beaucoup touchée !!
    Sachez Fleur qu’il n’est jamais trop tard pour dire ce que l’on pense , c’est déjà une façon de se libérer ; je me sens assez proche de votre parcours ainsi que de lvotre difficulté à partir : il faut se faire aider par un soutien psy et bien se dire que les avocats st qd même là pour rétablir la disparité financière ! Il faut arriver à se libérer de ces chaînes car vous méritez mieux et vous méritez surtout d’être respectée ….Je comprends qu’à force , on doute de tout !! Moi même , je suis en chemin , mais j’ai espoir ! Il y a une petite astuce pour se décharger , c’est d’écrire ds un petit journal tous vos ressentis ….ça permet d’évacuer et de mettre à distance ! Il y a aussi un espace d’échanges, animé par une psy sur Europe 1 tous les soirs à 22h30 ou 23 h (selon le jour ) jusqu’à 1h du matin ,” Libre antenne ” : vous pouvez téléphoner et discuter ( anonymement si c’est votre souhait ) avoir l’avis de la psy , des auditeurs et trouver du réconfort ! L’écouter déjà permet de voir qu’on n’est pas isolées avec ses problèmes ! C’est très bienveillant !
    En tout cas , ne lâchez rien et essayez de croire en vous : on a tous des ressources insoupçonnées en nous !!
    Bien amicalement

  179. lila
    21 mai 2016 - 16:53

    je suis conseillere conjugale si j ai pu aider quelques couples qui etaient deux a vouloir sortir de certaines situations je n ai rien pu faire pour le mien etant la seule a reagir les hommes ont beaucoup de mal ase remetre en question ou alors queque fois trop tard comme je viens de le lire dommage car beaucoup de souffrances seraient evitées

  180. maréjac
    21 mai 2016 - 17:53

    j’ai posté un témoignage ci-dessus le 6 mai et je réagis à nouveau après la lecture de vos textes.Je suis un homme piégé et je terminais mon texte en posan tla question “Comment réussir à patir ?”.J’ai remarqué que MappieFlower en était à s aquatrième tentative. J en’ai pas vu de reprise en compte d ema question dans vos textes.
    Et pourtant, un efois le couple détruit d el’intérieur, c’est bien le noeud du problème.
    La dernière fois, j’ai annoncé à me femme “J’ai décidé d epartir” et je suis partimais je suis revenu le lendemain “pour parler” et c’était cuit. En parlant d eça en psychothérapie, j’ai dit que ma hrase me faisa

  181. maréjac
    21 mai 2016 - 18:01

    je suis désolé mon message est parti par mégarde sans correction. Je continue :
    en parlant de ça en psychothérapie, j’ai dit que ma phrase “me faisait penser à une promesse” d’ivrogne. Ce qui m’a révélé que quand on est piégé dans le couple, on souffre ni plus ni moins que d’une addiction. Et les aides que l’on peut trouver, y compris la psychothérapie, ne sont pas souvent à la hauteur de l’enjeu.
    Le plus rageant c’est que quand on a bien compris la mécanique du piège, on n’est pas beaucoup plus avancé !

  182. lila
    21 mai 2016 - 19:01

    je pense qu il est tres difficile de sortir de certaines situations la culpabilite l heritage familial la situation materiel les habitudes et beaucoup d’autres choses qui nous echappent et nous bloquent dans quelque chose qui est comme une toile d ‘araignee qui nous empeche d’en sortir il faut se faire aider c est un travail dur certains y arrivent a la separation pour d autres c est plus long et quelque fois impossible!!! il faut se faire aidé il y a des possibilités

  183. nathalispoisson
    23 mai 2016 - 23:11

    Bonsoir
    on vient de me parler de votre livre que je vais m’empresser de parcourir car le peu que j’ai relevé dans sa présentation me parle!
    j’ai vécu “enfermée” pendant plusieurs années et ai renoncé à ce que je croyais avoir découvert: “un grand amour”. Les années ont passées, je me suis libérée après plus de dix ans que j’ai consacré à ma famille.Je ne regrette pas d’avoir pris soin de mes enfants et même de leur père trop fragile. J’avais juste encore de la nostalgie envers cet homme que je n’avais pas pu suivre. Le destin ou la force de ma demande a voulu que je le rencontre à nouveau il y a quelques mois. Combien j’ai été surprise de découvrir un homme bien différent de celui que j’avais abandonné…Les routes que l’on parcourt tout au long de notre vie, croise un instant quelque chose ou plutôt quelqu’un qui retient notre attention. Si l’on avance un peu plus loin, on ne le remarquera même plus tellement le temps modifie les êtres et leur comportement. En conclusion, je ne regrette rien car les choix que j’ai fait avaient je pense un sens ou bien je leur ai donné ce sens.Aujourd’hui je suis encore bien plus libre pour choisir ce que je veux faire de ma vie et j’ai aussi compris que le bonheur se construit à travers l’attention que l’on donne autour de soi.
    Bien cordialement

  184. 25 mai 2016 - 11:07

    Vous êtes nombreux à poster de nouveaux témoignages ou des réactions au livre. Je vous en remercie. J’ai choisi de ne pas intervenir dans la discussion, ou très peu, car un espace de dialogue collectif s’est ouvert, et c’est très bien ainsi. Bien sûr, comme il arrive souvent, des ébauches de débat restent parfois sans suite. Quelques hommes ont ainsi essayé de s’inscrire dans les échanges sans beaucoup de réussite. Que chacun ou chacune sache cependant que son témoignage reste précieux, même s’il n’a pas été repris par d’autres (ce qui ne signifie pas qu’il n’a pas été lu, par beaucoup de personnes !).

  185. Anonyme
    27 mai 2016 - 14:26

    Merci à M. Kaufmann d’avoir abordé ce thème. Je me suis reconnu dans une bonne partie des témoignages que j’ai lus. Pour moi, la situation est globalement meilleure : à presque 50 carats, je regarde mon couple et ma vie s’éteindre doucement.

    Je n’ai plus la force et ni l’envie d’engager une vraie discussion qui permette de parler de nous. Ce point est central mais je ne sais pas trop comment l’exprimer. Il s’agit de parler de sujets personnels ; tout le contraire de “Bonjour, ça va ?”. S’intéresser à l’autre, c’est poser une question qui lui permette d’exprimer ce qu’il ressent. Exemple : depuis peu, elle s’est inscrite sur Facebook. La question que je pourrais lui poser est : “Qu’est-ce que tu penses de Facebook ?”.

    Je n’ai pratiquement jamais droit à ce genre de question. Exemple : pendant une douzaine d’années, j’ai fait de la musique avec un ami. Je n’espérais quand m^eme pas qu’elle me demande de lui faire écouter nos chansons, cependant, j’attendais qu’elle me demande de temps en temps : “Quoi de neuf avec ton groupe ?”. Cela n’est jamais arrivé.

    Pire que cela : un jour de déprime, je suis retourné dans le bar que je fréquentais dans le passé. La patronne, qui ne me voyait plus depuis longtemps, m’a pourtant bien accueilli et m’a demandé des nouvelles de mon groupe. J’ai raconté cela à mon épouse et lui disant que j’étais surpris que la patronne me pose ce genre de question. Mon épouse m’a alors répliqué dans la foulée “Elle va mourir ou quoi ?”.

    Conclusion : du point de vue de mon épouse, il faut ^etre proche de la mort pour s’intéresser à l’autre !

  186. maréjac
    9 juin 2016 - 15:20

    J’ai déjà écrit dans ce blog pour évoquer mes trois tentatives ratées de partir du domicile conjugal où je ne suis pas bien. Je voulais remercier M Kaufmann de m’avoir fait découvrir le mécanisme de l’esquive et du silence, pour arriver à survivre tant bien que mal.
    Mais on est bien seuls quand il s’agit de faire un pas décisif. Au bout de quatre années d’esquive, c’est comme si j’avais les pieds dans le béton ! Comment avancer dans ces conditions ?
    J’ai tout simplement peur de rester prisonnier d’une vie à deux insatisfaisante, pour ne pas dire plus.

  187. Neila
    10 juin 2016 - 09:23

    Un grand merci pour cette espace. Je me suis retrouvée entre les lignes comme si qu’une personne commence à me décrire. Bref, Je suis dans la phase partir ou rester, Et si je reste est ce que je pourrai reprendre la vie de couple que je ne l’ai pas depuis une année à cause de l’igoisme de mon compagnon… Faudera t’il que je patiente encore ? Ou tourner la page tout de suite ?

  188. Mimi
    10 juin 2016 - 20:38

    Bonjour, Je viens de lire votre article et on dirait que c’etait ecrit pour moi. J’ai 34 ans et je viens d’une famille ou mon pere travaillait et ma mere etait a la maison avec les enfants. J’ai rencontrer mon conjoint j’avais 16 ans et je venais de passer une etapes difficile avec mes parents. Cela va faire 18 ans que nous sommes ensemble le 23 juin. Nous avons vecu des hauts et beaucoup de bas. La plus belles choses qui est venu de notre relation sont mes deux belles filles. C’est vrai! Je les adore et ils sont devenue ma vie. Mais souvent je recent un vide extreme. Nous avons deja esseyer de s’assoir et s’expliquer mais la routine est trop facile et nous retombons dans son cycle vicieux. J’ai 34 ans je veux vivre je veux me sentir aimer, je veux rire etre heureuse. Si j’y pense trop je me sens envahi par une grande tristesse. Ca ne peut pas etre ma vie. Mais malgres tout je ne suis pas capable de le quitter. Par peur d’etre vu comme la mechante, comme celui qui a fait une grose erreure. Par peur que je ne trouverait jamais cette amour que j’ai tant besoin. Peut-etre le prochain va etre pire! Alors je reste avec, peur de me retrouver seul (meme si je suis deja la plupart du temps seul avec mes filles, il travail tout le temps) peur de ce que les autres vont penser (ca va etre ma faute que ma famille est case) peur qu’il va m’enlever mes filles pour me blesser encore plus,…
    Je ne sais pas comment prendre la decision ultime et surtout comment my prendre pour lui en parler.
    Alors j’attend, j’attend d’avoir le courage et la force, j’attend qu’il se tanne et qu’il prenne la decision, j’attend que mes filles soit plus vielle, j’attends …

  189. xx
    12 juin 2016 - 14:46

    Bonjour, un article m’a conduite à cette page de votre site. J’y inscrit simplement ces quelques lignes pour vous remercier d’avoir su faire le distinguo entre la mauvaise foi, l’attitude négative et destructrice de certaines personnes lorsque leur couple ne marche pas et les pervers narcissiques. De nombreux auteurs ont sans aucun doute très bien gagné leur vie en discourant sur la perversion narcissique. Des thérapeutes se sont assurés une belle clientèle en exploitant le même filon. Il faut dire qu’au moindre mensonge, à la moindre mauvaise foi, à la plus stupide petitesse, le pervers narcissique est l’accusation miracle aujourd’hui et chacun(es) peut enfin crier à quel point il/elle est victime… Le problème de tout ceci est que lorsqu’une personne est véritablement confrontée à un mythomane manipulateur pervers, plus personne ne la croit parce que tout le monde crie au pervers de nos jours. Mon enfant et moi-même en avons fait les frais. Mon enfant y a perdu son enfance et j’y ai perdu 15 ans de ma vie. Nous nous sommes enfuis de sa geôle pour pénétrer pour de nombreuses années dans celle de la Justice. Thérapeutes et justice ne nous ont pas écoutés, las d’entendre cette accusation bateau de perversion narcissique. Il nous aura fallu presque 10 ans pour qu’enfin l’évidence leur saute aux yeux et nous avons enfin été crus, mais rien ne nous rendra les années passées dans la terreur, la terreur de ce mythomane manipulateur pervers et la terreur d’une Justice qui écoutait avec complaisance les accusations d’aliénation parentale, quand bien même de nombreux pays ne veulent plus entendre parler de ce type de plaidoirie aux vus des assassinats commis par ceux qui soutenaient cette thèse. Tous les gens qui exploitent ce filon de la perversion narcissique sont des irresponsables, des cupides et voire même des pervers pour certains. Quant à la soi-disant supériorité intellectuelle des pervers, il ne faut vraiment pas les connaître pour dire une telle bêtise. Ils ne réfléchissent pas à partir des mêmes données que le commun des mortels, n’ont pas les mêmes objectifs et c’est en cela qu’ils PARAISSENT machiavéliques et intelligents. Mais ils sont très limités intellectuellement, à peu près autant que sur le plan émotionnel, c’est dire… Merci d’avoir souligné la différence.

  190. Marie 92
    13 juin 2016 - 17:30

    Je viens de lire votre article et m y retrouve pleinement. Mariée depuis plus de vingt cinq ans trois grands enfants, je me retrouve aujourd’hui dans cette morbide situation. Mon mari m’a trompé voicitrois de cela, je l ai su( il n a pas eu le courage de me le dire lui même ).Depuis, je pense qu il a recommencé mais il m accuse de diffamation le lundi, mardi m achete le dernier aspirateuret le mercredi m insulte. Je ne sais que faire, je suis perdue. Sans lui, je ne peux rien faire et lorsqu’il est là, je suis mal et crains ses cris et ses reproches. Je ne vois aucune issu

  191. Nouchka
    18 juin 2016 - 18:35

    moi je suis piégée depuis plus de vingt ans dans mon couple. Pourtant je suis une femme de caractère. Au jour d’aujourd’hui je suis perdue. Je dois le quitter c’est ma seule issue à ce cauchemard, mais je suis sans emploi. Que vais je devenir ??? Dois je Continuerr a accepté le fait d’avoir été trompée pendant toutes ces années ? Dois je continuer à accepter tous ces étrangers qui viennent chez moi pour jouer aux cartes sous prétexte que monsieur ne perçoit plus de salaire ?? Tout ce que cet homme m’a fait subir ma usée et je n’ai plus de force.

  192. maréjac
    22 juin 2016 - 16:32

    Bonjour Nouchka
    Comme le disait une autre participante au blog, il faut te faire aider, ne serait-ce que pour parler sans être jugée; en premier secours il y a les conseillères familiales de la CAF, très bien formées; puis le psychologue.

  193. Natacha
    29 juin 2016 - 15:35

    Bonjour à vous tous,
    Je souhaite apporter mon témoignage car nous avons tous des histoires qui ont des points communs, des vies de couple difficiles , des questionnements et parfois des réponses mais pas toujours de solution . Je suis avec mon mari depuis 35 ans, ce n’est pas un affectif, il m’a aimé à sa manière et çà me convenait . Nous avons deux grandes filles qui ne sont plus à la maison et auxquelles nous sommes très attachés autant l’un que l’autre, un papa qui a toujours été très attentionné avec elles mais parfois trop en les gâtant trop généreusement et ne sachant jamais leur dire non . Nous nous sommes jamais disputées, j’ai été mère au foyer pendant 15 ans par choix et je ne le regrette pas , mon mari ayant une très bonne situation professionnelle et donc financière. Les années passent, les filles grandissent, la grande quitte la maison et là déjà ce fut un grand vide et j’ai commencé à me poser des questions et à trouver que mon mari se préoccupait de moins en moins de moi. Il y a 6 ans mon mari a embauché une nouvelle secrétaire et comme il a deux dépôts dont un à une heure de la maison, il a commencé à découcher pour soi disant des raisons professionnelles et nous parler un peu trop de cette nouvelle secrétaire !! J’ai eu l’occasion de la connaitre et j’ai eu des doutes , mais bon sans plus. Déjà avant j’avais l’impression d’être un meuble, d’être invisible de ne servir qu’aux tâches ménagères et je lui ai dit à maintes reprises mais comme ce n’est pas un bavard il s’esquivait tout le temps. Il n’y avais plus d’amour, moins de complicité, moins d’attentions et çà n’a fait que s’aggraver. Il y a 4 ans lors d’une sortie avec des amis j’ai fait la connaissance d’un homme charmant et nous avons eu un coup de foudre magistral, un grand amour est né et là je me suis dit mais mon Dieu qu’est ce que je fais avec mon mari ??? J’étais complètement chamboulé et je n’avais qu’une envie c’est de le quitter. Entre temps j’ai su que mon mari avait une liaison avec sa secrétaire et çà ne datait pas d’hier bien sur mais çà m’a fait quand même un sale coup et mon mari a su que j’avais quelqu’un . J’ai demandé le divorce et là ce fut l’horreur car pour mon mari il était hors de question de divorcer, uniquement pour des raisons financières. J’ai vécu une année de haine, d’insultes, de guerre verbale etc… Je me suis retrouvée face à une machine de guerre, que même les avocats n’ont pas su dompter et pourtant c’était des bons, qui au bout du compte m’ont fait au bout d’un an renoncer . Je ne voulais pas y perdre la santé, mes filles n’étaient pas indépendantes et au fond de moi même je ne me sentais pas la force de mener un combat qui aurait durer des années… Il ne faut pas croire, même si les avocats font tout pour vous défendre afin que vous obteniez ce qui vous ai du cela peut être une véritable bataille. Mon mari ne voulait absolument pas refaire sa vie, de mon côté lui ne voulait pas non plus alors après réflexion, aide psychologique, discussions nous essayons de cohabiter du mieux possible et poursuivre notre chemin malgré tout comme un frère et une soeur. Il faut bien réfléchir à toutes les conséquences avant de vouloir partir, aujourd’hui la vie est chère, c’est très difficile de trouver un logement quand il faut gagner 3 fois le montant du loyer, bien sur la liberté a un prix mais aujourd’hui on vit plus longtemps, les retraites sont petites …. Il y a moyen de trouver des terrains d’entente, je ne dis pas que c’est facile et si on se crie dessus du matin au soir et que la vie à deux est vraiment invivable alors oui partez. La vie n’est pas un long fleuve tranquille.
    Bien à vous

  194. fanny
    17 juillet 2016 - 22:00

    Bonsoir, je m’appelle Fanny, j’ai 39 ans et je suis piégée dans mon couple. Cela fait 21 ans que je le connais. J’ai une fille de 7 ans. Il y a 3 ans j’ai remis en cause mon couple. J’étais malheureuse. Il jouait tellement sur son ordi. Ma sœur se mariait, je la voyais heureuse et moi non. J’ai découvert une émission … l’amour est dans le pré. Je me suis mise à discuter sur des sites de rencontres. Je me suis aperçue que je m’oubliais, que je m’éteignais. Nous nous sommes disputés et lui n’a pas voulu la rupture. Comme je l’ai essentiellement charger … il s’est agrippé. Et je suis restée. Il a changé. Il m’a culpabilisé en piratant mon ordi, en me culpabilisant par rapport à ma fille.
    Je suis restée. J’y ai cru.
    A ce moment là, il a perdu son emploi. Un an de chômage, puis il a monté sa boîte. Puis les aides sont partis … et il a pris un boulot alimentaire bidon à mi-temps. Une société qui lui rapporte des cacahuètes.
    Je me suis inscrite sur amiez et onvasortir car je me sentais tellement seule (avec des rencontres qui n’ont jamais aboutis comme certaines qui quitte pour un autre … je n’ai pas réussie … une des dernières personnes me disaient que je ne me sentirais pas heureuse tant que je ne l’aurais pas quitter, fermer la porte car une séparation) … en couple mais terriblement seule.
    Je suis seule a tirer la barque.
    Aujourd’hui … je suis arrivée au bout car il ne m’apporte plus rien. Je me sens malheureuse et je sens que ma vie est ailleurs. J’ai compris pourquoi je suis avec depuis tant d’années … je me suis “accommodée” de la situation, j’ai créé le rêve de la suite par l’imagination. IL y a 21 ans j’étais sa princesse qu’il allait enlever pour une belle vie.
    Rien.
    Je suis une simple employée, j’ai repris en janvier mon boulot à temps-plein (adieu mercredi avec ma fille) pour ne pas couler financièrement.
    Il n’est pas issu de la région. Il est à Mulhouse depuis près de 18 ans … et il est très solitaire. Aucun ami ne vient à la maison. Ce sont que les miens !!
    Il gagne la moitié moins que moi. … et oui

    Qui serais-je si je le quitte ? Il m’a déjà fait culpabilisé qu’il aurait une chambre de travailleur miteuse … ou à la rue !

    C’est dur. Je n’arrive pas à lui dire.

    Nous ne nous parlons plus. Il est dans le silence. Il est fuyant.

    Comment faire ???

    J’ai vu des psy … soit des grands cours de moral, soit carrément je dois voir ailleurs en attendant !!! du grand n’importe quoi.

    Je suis suivie par deux conseillères conjugales du planning familiale. Je sais que quitter est une chose, partir, une autre.

    Zut qu’Est-ce qu’il se passe chez moi ? Pourquoi je suis complètement bête à ne pas pouvoir partir à me dire qu’autre vie est possible ??

  195. fanny
    17 juillet 2016 - 22:02

    aujourd’hui, il joue. Je sens que ma vie est ailleurs. J’ai peur de m’éteindre. J’ai perdu l’amitié d’un ami car je suis incapable de partir. Je dois arrêter de me créer un rêve de vie pour compenser mes manques

  196. Ambivalence
    24 juillet 2016 - 21:17

    l aurait probablement une version des faits différente de la mienne, mais voici mon vécu ou plutôt mon ressenti.
    Nous nous sommes rencontrés moi tout juste 30 ans, jeune juriste pleine d’allant et lui 38 ans, un métier prestigieux, assez fraîchement divorcé, pas d’enfant ni l’un ni l’autre. Un peu de différence d’âge mais une rencontre fortuite, dans un aéroport, en direction du sud et du soleil…
    Moi, probablement à un moment charnière de ma vie, avec le désir un peu naïf d’une jolie famille « ricorée » un peu comme celle de mon enfance (en apparence).
    Persuadée d’avoir en face de moi quelqu’un de solide, intelligent, je me lance dans l’aventure, pleine d’admiration pour cet homme brillant. Je ne suis pas peu fière de lui, un homme qui remplit beaucoup des critères de « l’homme idéal » !
    Certes, je sens dès le départ que certaines choses ne sont pas totalement « parfaites » mais il faut faire des efforts et des concessions pour qu’un couple marche….
    Aussi je me jette à corps perdu dans cette relation, bien que lui ne soit pas certain, hésite même durant six mois après le début de notre relation à revenir vers « un coup de cœur » qui m’avait précédé…
    Il explique sa réserve à l’égard de notre histoire par ses récents échecs et sa peur « de rater sa vie », ce sont ses mots. Mais je mets toute mon énergie à lui prouver qu’il peut être rassuré, à le valoriser et à le soutenir dans cette phase de doute général. Je suis touchée par son côté fragile, au-delà de l’image qu’il véhicule.
    Je suis compréhensive, avec l’âge et l’expérience, c’est normal d’être réfléchi et de ne plus s’enflammer comme de jeunes adolescents, non ? La raison prime, une relation cela se construit, la passion n’est que feu de paille, non ?
    Quant au sexe, il ne peut pas non plus être primordial, « bien s’entendre » suffit. Là encore la tiédeur n’est pas grave… Alors que je sais combien l’aspect charnel et la sensualité sont importants chez moi, mais chut, faisons taire cela aussi…
    Et la vie à deux et la routine s’installe, ponctuées de moments agréables. Un bel appartement, de beaux voyages, des WE fréquents, de l’argent. Certes, parfois je pleure devant une copine dans un café car je ne le sens pas amoureux, investi émotionnellement mais ça, c’est mon côté idéaliste qui rêve d’un grand amour, je suis ridicule n’est-ce pas ? De quoi me plaindre, j’ai TOUT.
    Il s’engagera ensuite assez rapidement dans une activité à laquelle il consacrera tout son temps. Au début nous échangeons beaucoup à propos de ses nouvelles responsabilités, mon avis compte, je me sens importante. Puis, au fur et à mesure que le pouvoir augmente, qu’il prend plaisir à son exercice, je suis écartée et nous nous éloignons. Cela devient vite le seul centre d’intérêt, de discussion, soirs, WE et vacances compris. Cela durera 4 ans.
    Dans cet intervalle arrivera un magnifique petit garçon. Il aura là aussi fallu argumenter pour le convaincre que le projet d’avoir un enfant est merveilleux et que je suis « parfaite » pour cela. Au début, le sujet sera compliqué. Puis il m’avouera penser être stérile et navré de m’en parler si tardivement. Mais moi, toujours confiante, l’emmène en consultation, finalement rien de dramatique et le miracle adviendra rapidement.
    La grossesse se passe à merveille. Je suis retombée sur le journal que je tenais épisodiquement à cette période. Tiens, je parle avec tristesse de son manque d’intérêt pour ce qui se passe au creux de mon ventre. Je l’avais oublié ce détail…
    Le petit homme naît et là je suis la plus heureuse. Maman jusqu’ au plus profond de mon être, trop probablement. Je veux être parfaite pour cet être que j’aime immensément.
    Je prends un temps partiel et consacre tout mon temps et mon amour à mon enfant. Le papa étant très occupé, bains, nuits, ballades et toutes les joies de la petite enfance sont principalement pour moi bien entendu. Mais si cela me peine parfois, je me dévoue sincèrement corps et âme à notre famille. Sourire, toujours.
    Mais insidieusement une certaine rancune émerge. Le rôle dans lequel je m’installe n’est pas non plus celui que je voulais. Carrière au point mort (ses nouvelles responsabilités me portent assez sévèrement préjudice, nous travaillons dans la même entreprise), fatigue accumulée et aucun soutien de l’homme près de qui je vis. Parfois je pleure debout dans ma cuisine. Pour rien, un mot anodin qui me blesse la lassitude.
    Quand j’explique que je suis épuisée, lorsque les larmes viennent, il se ferme et me reproche mon manque de compréhension, ce qu’il fait est un « job » tellement dur ! Il est exposé, attaqué et moi, j’en rajoute ! Et de quoi puis-je me plaindre ? J’ai tout ce dont rêve une femme !
    Quelques moments précis où je sens la fêlure au fond de moi s’agrandir sont ancrés dans mon esprit. Des anecdotes selon lui. De vraies blessures causées par son indifférence pour moi.
    Quelques disputes pour essayer de le faire réagir mais doucement je m’éteins. Je lâche prise mais continue à faire bonne figure « en société » et pour mon fils. Je n’ai pas le droit de me plaindre. Ce que je vis est banal au fond, non ?
    Une tristesse s’installe au fond de moi et quelques petites années passent ainsi.
    Pas de grand malheur.
    Pas de vrai bonheur non plus.
    Et puis changement de poste au bureau.
    Et rencontre d’un homme. Une terrible envie de céder à l’appel des sens, de la séduction.
    Fin du premier chapitre, début de la descente aux enfers quand il apprendra que je l’ai trompé. Un an plus tard, je suis toujours là, à me torturer chaque jour pour avoir la force de partir. Mais je n’y arrive pas… et je paies le prix fort. Il n’y a pas un instant de répits, pas une minute où je ne prends une décision puis renonce, à m’en rendre folle… Ma culpabilité est telle que je n’arriverais jamais à le quitter, il sait combien ceci est mon point faible…

  197. bruno
    27 août 2016 - 14:00

    Bonjour,
    J’ai besoin d’aide!!
    Je suis piégé dans une relation avec une femme marié.
    Je suis amoureux d’elle depuis 6 ans, je là ressent en moi si je peux dire ainsi.
    je suis séparé de la mère de mon fils, car je n’avez plus aucun sentiment pour elle.
    A lors actuelle je suis dans l’attend, je ne peut même pas tourné la page, fermé la porte, j’ai fait construire une maison pour nous ou je vie seul avec mon fils, dans l’attend quel vienne quand elle peux ou quand elle veux ou quand je lui manque pour être l’un avec l’autre, boire un café, parlé, de temps en temps être dans les bras l’un de l’un.
    Je pourrai rencontré d’autre personne, quand cela arrive je ne ressent rien au fond de moi! je pourrait donné faire comme si, mais je ne ressent rien.
    Cette histoire dure depuis six ans, j’ai 40 ans j’ai mal dedans j’ai ma tête qui tiens bon pour mon fils pour l’espoir qu’elle aura le courage de divorcée un jours, même ci ce n’es une chose facile, elle préfère faire souffrir deux personne elle puis moi, que de faire souffrir son marie, c’est enfants, la famille autour.

  198. Stéphane
    17 novembre 2016 - 15:31

    Bonjour , mon histoire , celle de mon couple de ma femme et de moi même est assez proche des témoignages précédents ; sauf que le harceleur , c’était moi.
    Je sentais bien que depuis 2 ou 3 ans , mon comportement avait changé : j étais devenu irritable , colérique , faisant des reproches à ma femme …ma femme me le faisait remarquer , sans que rien ne change vraiment.
    Et puis un jour , je découvre que ma femme a un “homme tampon”
    C’est le choc .
    Je ressent alors l’urgence de comprendre , de la comprendre , de me comprendre ;je lis en une journée votre livre , dans lequel je me retrouve comme le harceleur .
    Je suis pourtant profondément amoureux ( depuis 26 ans); je décide de découvrir ,pourquoi je suis devenu comme ça ;
    ma sœur depuis des mois suivait des soins reiki(se soigner par les énergies) et digérer ( apprendre à vivre avec ) des évènement douloureux .Rapidement , j ai mon 1er rendez vous .
    Je découvre alors , que la mort de mes proches , me hante encore et a une influence sur mes comportements.
    La personne que je rencontre m aide alors , par des séances , a retrouver , le vrai moi ;que je retrouve vite , qui me rempli , me surprend , avec la sensation de ne pouvoir revenir en arrière ;
    je suis métamorphosé ;
    Ma femme en est témoin (la 2e surprise) et l on décide alors de se parler , d’échanger sur l’avenir ,le notre ;
    elle me parle de son mal être , de mon attitude , ses peurs ,puis son désir de calme ,de se retrouver , notamment par le choix de rencontrer quelqu’un d autre ;
    je lui parle de ma prise de conscience sur mes comportements envers elle , sur mes soins et le nouveau (l ancien retrouvé)Stéphane ,sur le fait que mon amour est profond , que j ai honte de mes attitudes , dont je connais l’origine), que je lui pardonne son infidélité (car en étant responsable) et que je veux repartir avec elle , si elle le veut bien ,ou de choisir de rester avec l autre personne
    Elle me choisi, ,a confiance dans mon changement , me remercie de toutes les démarches que j ai réalisé , pour nous sauver ; Nous repartons alors : elle plus enfermée dans notre couple , moi attentif ,réellement sans effort ,à l’aimer simplement , en la respectant , avec confiance retrouvée et avec une complicité originelle ( la règle d or quoi)
    Nous respirons désormais à fond ; moi plus enfermé dans un passé ,rendant mon présent néfaste pour l’autre ; mon changement lui permet de se reconstruire , de retrouver une confiance en elle perdue .
    Ce message et ce témoignage , pour dire : oui les hommes(quelques femmes) sont des harceleurs , font des victimes , mais il y a toujours des raisons à des actes ;découvrir ces raisons , les dépasser ( si possible)est possible , pour retrouver une harmonie personnelle et de couple ; le harceleur est malade et doit donc se soigner ;
    Votre livre m’a permis de comprendre la souffrance de ma femme, de découvrir en mots ce que j’étais devenu et il m’a lancé sur ce marathon , pour changer ;alors MERCI
    Et vive l amour complice , respectueux ,en confiance mutuelle
    Stéphane

  199. Fanny
    15 janvier 2017 - 09:43

    Bonjour,
    Je souhaiterais avoir le témoignage de femmes qui sont partis et qui ont quitté leur homme. Je veux m’en sortir et arriver à le quitter. Où avez-vous trouver la force, comment avez-vous fait pour aller jusqu’au bout ?
    J’ai perdu l’amitié et l’estime d’un ami qui me disait que je me mentais à moi-même, quand on veut on peut, etc … et surtout arrête de te plaindre … si tu restes c’est que tu n’es pas si mal que ça.
    Je vous remercie.

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